Avertir le modérateur

23/05/2008

Dernier carré de Copa

1598781491.jpg L'affiche des demi-finales de la Copa Libertadores s'ouvre aux petits. Le dernier carré issu  nous réserve un choc de titans et un affrontement de seconds couteaux latinos. Boca Juniors et le Fluminense s'offrent une finale avant la lettre, tandis que l'America Mexico et la Liga deportiva de Quito sont à une marche d'une finale inespérée. Petit compte-rendu en vidéo des quarts-de-finale retour (pour le bilan des matchs aller, cliquez ici)…

Atlas - Boca 0-3 (2-2 à l'aller) 

Quand Martin «el Loco» Palermo devient «el Mariachi», ainsi que l'a titré Olé. Deux fois servi en double ration de caviar par Riquelme, le bourrin de Boca achève de devenir le héros Xeneize de la compétition. Et pour sceller son triplé, il ne trouve rien de mieux qu'une feuille morte de 20m. Hay, caramba…




Fluminense - Saõ Paulo 3-1 (0-1 à l'aller)

Adriano n'a rien pu faire. Malgré un nouveau pion de la tête du donkey pauliste, les rouge et vert de Rio ont eu raison des rivaux du FC…





Santos - America Mexico 1-0 (0-2 à l'aller)

Bien que les Brésiliens ont rendu homage au roi Pelé en inscrivant un but façon tête lobée qu'il affectionnait, ce sont les Aztèques qui sortent vainqueurs de la confrontation. Ça commence à rêver de finale sous le soleil de Mexico…




Quito - San Lorenzo 1-1, 5 t.a.b à 3 (1-1 à l'aller)

La séquence "spéciale Nico Anelka", avec un dénouement aux pénos qui vire au cauchemard pour les champions du dernier clausura argentin, piégés par les surpenants équatoriens… 






16/05/2008

Boca balloté, Saõ Paulo en beauté

A l'issue des quarts de finale aller de la Copa Libertadores, on ne peut que constater la montée en puissance des clubs mexicains et l'affirmation du FC Saõ Paulo comme favori. En revanche, Boca Juniors est à la peine, évidemment pénalisé par son match à domicile hors son antre de la Bonbonera. Quant au petit poucet équatorien de la Lega de Quito, ils ramènent un bon nul de San Lorenzo… Bref, tout reste ouvert pour les matchs retour (comme d'hab', en fait, dans cette épreuve). Résumé vidéo.

Saõ Paulo-Fluminense 1-0

Malgré l'hyper-activité du surpuissant Adriano, les Paulistes n'ont pas su concrétiser leur large domination face aux Cariocas



Boca Juniors-Atlas 2-2

L'home du match, c'est Martin "el loco" Palermo, grand bourrin génial qui marque en tacle et caviarde de la tête. Mais le problème, c'est le gardien porteño, qui sort dans les airs aussi bien que Landreau…



America Mexico-Santos 2-0

Salvador Cabañas ne s'arrête plus de planter! Deuxième doublé consécutif en phase finale de la Copa pour le sosie latino de Dado Prso…



San Lorenzo - Lega de Quito 1-1

Le souci avec un gardien aux pieds carrés, c'est quand il essaie de jongler… Heureusement que les Argentins savent tirer les coups-franc…

09/05/2008

"Gran'ocho" surprise en Copa Libertadores

1622387222.jpgLe "Fla" à plat et le River dans le ravin. Les huitièmes de finale de la Copa libertadores ont accouché d'un "grand huit" inattendu. Parmi les quart-de-finalistes de la champion's league latina: trois clubs brésiliens, deux argentins, deux mexicains et un péruvien. Mais ni de Flamengo, ni de River Plate. Les grands club de Rio et Buenos Aires se sont tous deux fait battre sur le fil de façon invraisemblable, comme dans un cauchemar de supporter du PSG cette saison. Pendant ce temps, le Boca Junior assume son statut de tenant du titre et Quito réussit l'exploit. En attendant les quarts (14 et 21 mai), le Tertulia sporting club vous offre une petit résumé vidéo qui vaut le coup, comparatif de commentateurs télé fous furieux et annonce des quarts à fond les barres…

 

Duel brésilien capital

Le premier quart opposera le Fluminense de Rio au FC Sao Paulo. Le "Flu" s'est tranquillement débarrassé des Colombiens de l'Atletico Nacional (deux victoires 2-1 et 1-0, voir la vidéo en cliquant ici), tandis que les Paulistes se sont payé le Nacional Montevideo. 0-0 à l'aller, 2-0 au retour, et Adriano toujours aussi filou…




Boca dans un fauteuil mais pas dans son stade

Lanus en prend un coup. Les champions du dernier Apertura argentin sont tombés de haut, face aux Mexicains de l'Atlas Guadalajara. Une défaite à l'aller (0-1) et un nul au retour (2-2, voir les buts en cliquant ici), les minots de la banlieue de Buenos Aires achèvent leur rêve, laissant l'Atlas se coltiner un Boca Juniors en plein état de grâce. Les Xeneizes (Gênois) sont allé remis leur tarif de l'aller chez les Brésiliens de Cruzeiro (2-1), avec un pion "titihenryesque" de l'énorme Palacio, puis une tête d'enfer d'«el Loco» Palermo. Consolation pour Cruzeiro, un but so brazil et l'interdiction de Bombonera pour les Boquenses, qui joueront leur quart dans le stade voisin du Velez Sarsfield (because arbitre de touche pris pour cible lors du huitième aller). Ce qui ne devrait pas briser le mythe en marche, tel que le décrit Olé.




Rapla"fla"

"Que decepçaõ!" Incroyable retournement au Maracaña, où le Flamengo s'est fait surprendre par les modestes Mexicains de l'America Mexico, malgré une victoire à l'extérieur 4-2 au match aller! Match de malade et révélation de Salvador Cabañas, qui n'a rien à voir avec le classieux Roberto qui enchanta la rade brestoise. Plutôt de la bonne frappasse contrée qui fait mouche, à deux reprises. Les Brésiliens de Santos (le club de Pelé), vainqueurs des Colombiens du Deportivo Cucuta (deux foix 2-0, le retour visible en cliquant ici), auront l'occase de venger les loosers carioca.




Le calvaire de River, le banco de Quito

Le Monumental des quartiers chics de Buenos Aires a été souillé par la défaite des siens, face aux teigneux de San Lorenzo. Le River Plate s'est fait couilloner dans les vingt dernières minutes par les champions du dernier Clausura argentin, en se faisant remonter deux buts (2-2), après avoir cédé à l'aller 2-1. Pourtant, San Lorenzo y avait mis du sien, en offrant un péno et une expulsion aux Millonarios, pour un suprême coup de coude que n'aurait pas renié William Prunier…




Face aux Rouge et Bleu s'avance la Lega Deportiva de Quito, les petits poucets péruviens équatoriens de la compet'. Les Universitarios ont renvoyé les Estudiantes à leurs études. Le club argentin de Mar del Plata, où joue le regretté Juan Sebastian Veron, s'est fait manger sans discussions. après une défaite 2-0 à l'aller, ils prennent un but casquette d'entrée de jeu, mais gagne quand même le retour 2-1 (voir la vidéo en cliquant ici). Ce qui sauve la face, mais pas les quarts…


Le tableau final du "Gran'ocho latino" est consultable en cliquant ici

07/05/2008

Du bonheur plein la Boca, moins la Bombonera [Au pays de Diego #7]

400218048.jpgSemaine dantesque pour les fanatiques du Boca Juniors, le club popu de Buenos Aires (mais tellement reconnu qu'il fait presque parvenu). À peine héroïquement qualifiés en huitième de finale de Copa Libertadores, grâce à l'éternel Riquelme (Tertulia en parlait il y a deux semaines), les Xeneizes (Gênois) ont offert à leurs supporters une belle semaine d'intensité fiévreuse. Comme ingrédient de base de l'inoubliable, un nouveau Superclasico contre le voisin mi-bourge mi-classe du River Plate. On y effrite par dessus une pub Nike à l'ancienne. Ajoutez-y une pincée de River s'est fait tanner en Copa par les Provinciaux de San Lorenzo (défaite 1-2 à domicile)… La cerise? Juan Roman «El mago» Riquelme qui devient «el matador»…

L'effet d'un rail d'ammoniac coupé au Viagra. Plaisir hallucinogène condensant tous les excès du quartier mi-touristique mi-prolo de la Boca… Car il ya un écueil. Agression à arbitre de touche et suspension continentale du stade mythique de la Bombonera jusqu'à nouvel ordre. Ce qui peut être handicapant. Mais ça n'enlève rien au plaisir de quelques vidéos anthologiques…

> Mercredi dernier
, les Boquenses ont dominé les Brésiliens de Cruzeiro (2-1), en huitième de finale aller de la Copa Libertadores. Résultat bien mais pas top en vue du retour (qui a lieu ce soir), mais un moment jouissif. "Roman", ou comment se transformer en torero dansant, avant de délivrer une demi-veronique en profondeur. Olé…





> Et comme il sait
aussi être décisif, Roman, il rajoute aussi un but et une passe déc'…



> Dans le même temps, River Plate subissait le feu indien des derniers champions du Clausura argentin, San Lorenzo. Rien de joué là non plus en vue du retour, mais la qualif' va être dure pour les hommes de l'inoubliable Diego Simeone. Cette défaite (dont on peut voir un long format en cliquant ici) a toutefois l'avantage d'avoir été vite oubliée par les supporters des Millionarios (Friqués). Car trois jours plus tard, ils paumaient le Superclasico (1-0) contre Boca Juniors. Et l'on retrouve le gars Riquelme au corner…






> Mais le River remporte quand même la palme du bon esprit, pas très "bienvenuechezleschtistiquement correct", par la grâce d'une pub de leur équipementier. Quand la marque à la virgule fait dans le point d'exclamation…

(traduction de l'intro: " Cette fois-ci, c'est pour vous, les poulets", surnom méprisant donné aux boquenses par les supporters de River ; quant au slogan, on pourrait le traduire par "C'est douloureux de perdre un classico, on donne tout")





Rendez-vous en fin de semaine pour le bilan des huitièmes de finale de la Copa, et la présentation du "Gran'Ocho latino"…

30/04/2008

Maradona, Peron, Kusturica… et un bourre-pif

882243331.jpgY a un moment où, quand même, «el Pelusa» met mal à l'aise l'auteur de ces lignes, qui a choisi son icône comme emblème de ce blog, en haut (forcément) à gauche. Adepte un peu bouffon de la provocation anti-ricaine, l'enragé aux tatouages de Castro et (bientôt) Chavez s'est d'un coup converti au péronisme. Maradona a annoncé son adhésion au parti justicialiste et apporté son soutien à la nouvelle présidente Cristina Kirchner, celle qui joue1184043621.jpg du violon au peuple. Et «D10S» de déclarer: «ça va faire plaisir à mon père, qui a toujours soutenu Peron».
Don't cry for me Maradooooooooona…
Est-ce ce goût du populisme social-chic qui a séduit Emir Kusturica? Le richissime et pro-serbe cinéaste, aux finalement deux films vraiment biens ("Papa…" et "Chat noir…"), va enfin pouvoir sortir son docu sur le meneur de jeu. Après avoir été annoncé deux ans de suite sur la Croisette, "Maradona" sera bien à Cannes cette année. Et le teaser vient d'être révélé. Ambiance Manu Chao et coup-franc dans la lulu… Déjà entendu et déja vu, en somme…

 




Mais rassurons-nous, derrière l'image un peu mièvre et carton-pâte de cette bande-annonce (façon Amélie Poulain maradonienne), Diego reste Diego. Le roi de la baston. Bon, plus rien à voir avec la cultissime de chez cultissime bagarre de 1984 contre l'Atletic Bilbao…



Désormais, c'est plutôt un bourre-pif en passant, comme il y a une semaine. Parce que ça va bien de se cogner les journalistes alors qu'il vient régler un contentieux au tribunal avec son ancien agent Guillermo Coppola. Parce qu'il est toujours Diego, qu'il a des grosses lunettes, une grosse montre et une grosse voix cassée. Et qu'il faut pas l'emmerder de trop…



Ironie grinçante, en sortant de l'audience de confrontation, notre bon gros génie s'est mangé une caméra… C'est plus prosaïque qu'un Basque un peu bourrin qui en veut à vos chevilles. Un peu plus pathétique et comique, aussi…

28/02/2008

Adios Agustin (au pays de Diego #5)

9608ade122b39527c3f48ba735234199.jpgLa retraite de Napoléon. Pire que celle de Russie, pour la presse argentine. L'annonce de la fin de sa carrière internationale par le mythiquissime Agustin Pichot a plombé l'ambiance, dans l'ovalie argentine. Alors que la fédération est sur le point de finaliser une série de test matchs contre l'Afrique du Sud en août, le demi de mêlée et capitaine lance sur Radio Mitre: «je suis très très très très proche de la sortie). Ça ferait pourtant un beau jubilé, pour le plus romantique des rugbymen…


Diego toujours plus loin. Apparemment bien remis de l'épisode de ses vraies fausses excuses à la Perfide Albion, D1OS a replongé dans la potacherie burlesque. Au point d'en écœurer un de ses plus grands fans, ainsi que le relate «La Nacion». Venu encourager jeudi dernier le tennisman argentin David Nalbandian lors de l'Open de Buenos Aires, Maradona a passé un set à traiter le Napolitain Potito Starace de "hijo de puta". Une demi-heure durant. Non stop. Et il a fallu que le fan déçu demande à l'arbitre de faire taire l'icône déchue. Mais Diego, il s'en fout. Nalbandian a gagné le match.


Lanus éclate le Colon.
LE match du dernier week-end dans le Clausura. Les champions sortants de Lanus tiennent le cap et signe le carton de cette troisième journée dans le derby du jeu de mot pourri contre Colon (5-1). Autre peignée, celle infligée par Estudiantes aux Newell's old boys de Rosario (5-2, les buts visibles ici). Boca (à San Martin, 2-0, doublé de l'énorme Palermo) et River (face à San Lorenzo, 2-0 pour le Millonarios dans le choc du week-end) ont aussi gagné. Au classement, tout ce beau monde fait la course en tête, derrière la surprise Velez.




Hasta la revolution, siempre. Les têtes tombent dans deux grands clubs de Buenos Aires. Le président des Boca Juniors, Claudio Pompillio, a été renversé. Mais quelque soit le successeur de celui que Diego avait traité de "bife de chorizo" (steak gras), ce sera toujours un ultra-libéral façon Aulas, car forcément proche de Mauricio Macri, l'ancien président devenu maire de la capitale. Les supporters du Racing sont eux descendus dans la rue, mécontents de la gestion de"l'Academia" de la banlieue de Buenos Aires. Et quand ils manifestent, ça bastonne et ça finit à 67 au poste…    


Vitali "robertocarlosise" en Copa.
Le Vénézuélien de Maracaibo balance une patate aussi lourde que flottante et permet aux siens d'obtenir le match nul (1-1) contre Boca Juniors en Copa Libertadores. Miguel Mea de son prénom remporte la palme du plus beau pion de la semaine dernière. En revanche, Lanus et Estudiantes l'ont joué vierge hier soir. Tous les buts en vidéos en cliquant ici.





 

4732c00844ca03f218c08cbf2dbee407.jpgBonus brésilien: le retour de la dame en noir. Rhaaaaaaaa Ana Paula Oliveira. Et ouais, ça fait six mois que la belle arbitre brésilienne a été suspendue pour avoir posé nue dans Playboy. Mais la redoutable juge de touche n'a pas changé de carrière. Une fois la sanction purgée, she is back. Et ça, ça met de bonne humeur. Entendons-nous bien, ça fait plaisir car elle ne se couche pas devant les insultes machistes des présidents de clubs brésiliens. Evidemment… 

15/02/2008

La Bonbonera attend son beau Roman (au pays de Diego #4)

De temps à autre, un résumé de l'actualité du foot argentin…



24927db386b75286be40830da2bb6026.jpg

Riquelme piaffe. «El Mago» Juan Roman Riquelme va enfin retrouver la Bonbonera. Le faux lent de talent va à nouveau revêtir la tunique or y azul, pour la deuxième journée du championnat de clôture, face à Argentinos Junior. Dans Olé, "Roman" annonce: «Dimanche, nous voulons offrir un triomphe au peuple de la Boca»… A toi de jouer, et de faire chanter les hinchas de «la boîte à chocolat»




"Clausura" d'attaque. La première journée du championnat a livré quelque surprise, comme la défaite à domicile de San Lorenzo face aux Newell's Old Boys de Rosario, qui se battent pourtant pour le maintien (la relégation en D2 se calcule sur les deux championnats). River Plate a assuré face au Gimnasia de Jujuy (2-0), tout comme les champions d'ouverture de Lanus face à l'Independiente (1-0). Mais les deux beaux matchs de la journée furent le nul de Boca Juniors sur la pelouse du Central de Rosario (1-1, splendide égalisation du Rosarino Killy Gonzalez) et le gros score de Velez Sarsfield et Colon (4-3).






Débuts de Copa inquiétant pour River et San Lorenzo
. Les deux clubs de Buenos Aires sont les grands perdants des premiers matchs de poule de la Copa Libertadores (en attendant Maracaibo-Boca la semaine prochaine). Les Platense se sont inclinés 2-0 à Lima, face à l'Universidad San Martin, tandis que San Lorenzo, champion du "Clausura'07", a plié sur le même score à Caracas. A noter aussi la probante victoire des Brésiliens de Cruzeiro contre les Vénézuéliens du Real Potosi (3-0). Un bon bonus brésilien…



La fuite des cerveaux.
Intéressante analyse sur le foot argentin du journaliste Paul Newman (aucun lien), dans l'Independent. Il décrypte ainsi les raisons de l'exode massif des jeunes talents argentins vers l'Europe, du aux séquelles de la crise économique. Mais il se veut optimiste sur les chances de renouveau du championnat national, grâce à une réduction des départs ou des retours plus nombreux au pays. Lire aussi  un autre article de Paul Newman sur «le miracle du sport argentin» en cliquant ici.

08/02/2008

«C'est la reprise!» Au pays de Diego #3

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin…

Youpi, on clôt! Ça y est, il est venu le temps du bon vieux "Clausura". Celui où les équipes sont au top de leur forme et bien en place sur le pré, renforcées par les déçus des fastes européens. Loin du jeu hésitant du championnat "Apertura" (d'ouverture, les matchs aller de septembre à décembre), celui de clôture (les matchs retour) est celui qui compte en Argentine. Et tout est là pour nous offrir une cuvée passionante, "façon Malbec de Mendoza". Les "superclassiquistes" (Boca et River) sont au top de leur rivalité et de leurs ambitions, des retours au pays excitants, une Albiceleste qui carbure… et Diego qui re-gagne les Malouines…

Favoris. Outre les deux grands clubs de Buenos Aires, on va attendre la confirmation des révélations du dernier "Apertura": les récents champions Lanus et les vainqueurs de la Copa Sudamericana Arsenal de Sarandi. Enfin, San Lorenzo (champion surprise l'an dernier), le Racing, Independiente et Newell's Old Boys sont toujours des outsiders de qualité. Enfin, le club surprise pourrait être Tigre, auteur d'une belle première moitié de saison.

bb7f4dd22c9c5ec8fe3ec647acca9f39.jpg



Le doigt de Dieu.
Il pensait y être arrivé, Diego, à se contenir et poser un genou à terre face aux puissances de l'argent. Il avait reconnu l'indicible et même présenté ses excuses aux Anglais. En visite dans la Perfide Albion il y a une semaine pour faire des affaires, l'auteur de la mythique «main de dieu'86» déclarait au Sun: «Vous êtes si gentils et polis malgré les histoires entre nos deux pays. Si je pouvais m’excuser, revenir en arrière et changer l’Histoire, je le ferais.» Forcément, on s'étrangle, dans le pays qui compte autant de lieux de mémoires dédiées aux Malouines que d'Eglise… Et puis Diego est redevenu «D10S», celui qui boit et qui mange des pizzas. Et qui jette à la gueule des Brittons futurs associés cette saillie toute maradonienne: «Mes chers coéquipiers en sélection, je n’ai pas demandé pardon à l’Angleterre, et à ceux qui ont parlé à ma place. Je n’ai qu’une chose à dire, ce sont des connards». On respire…Quelques jours plus tard, Maradona se fait le président du Boca Juniors, en le traitant de "bife de chorizo" (littéralement, "filet de bœuf un peu gras"). C'est bon, il est revenu…

5-0 tranquille… La seleccion rechausse aussi ses crampons, et a infligé mercredi une rouste en marchant au Guatemala. Leçon de toque avec une équipe B (doublé de Higuain, dont un somptueux deuxième, et buts de Lavezzi, Maidana et Ruben)…





À River la «Revancha». River Plate - Boca Juniors, un partout. Les Millonarios des quartiers huppés de la capitale argentine ont remis les pendules à l'heure face aux Bosteros (prolos) de la Boca. Lors de la bien nommée Copa Revancha (superclassico d'intersaison estivale, comme ça juste pour se marrer et profiter des platanes de Mendoza), le River s'est arraché face aux Xeneizes (Gênois) pour s'imposer 3-2. Evidemment, Carlos «El Pelado» Ischia, le coach boquense, s'est empressé de rappeler que, "ouais c'est pas mal mais nous on a mis deux buts il y a dix jours". Ou à peu près…




Maxi respect. C'est LE retour qui fait plaisir, tant le départ avait laissé un goût amer aux supporters du Racing. La petite pépite de 21 ans Maxi Moralez avait quitté son club du Racing d'Avellaneda (surnommé «la Academia») pour le… FC Moscou. Des adieux très tristes, mais qui avaient le mérite de la franchise: «j'ai une famille à qui je veux faire plaisir. Je ne peux pas refuser de telles offres». Mais, comme dans un film de Frank Capra, ça finit bien à la fin. Et «El Enano» («le nain») a fuit l'hiver ex-soviétique pour l'été argentin, revenant au Racing en héros, prêté quasi-spécialement pour sauver de la relégation le club, qui l'a lancé il y a tout juste un an (on ne descend qu'à la fin de la saison, même s'il y a deux championnats). De quoi ravir les hinchas de l'enceinte surchauffé du «Cilindro»…



 

Résurrection, mais traîtrise. L'ange D'alessandro est lui resté plus longtemps sur le Vieux continent, où il a quelque peu brûlé ses ailes emplies de grâce. Le milieu créatif et classieux révélé au River s'est égaré dans une belle trilogie de clubs glauques. Wolfsburg, Portsmouth puis Saragosse. Il était temps pour le créateur platense de revenir. Mais ce sont les champions du Clausura'07, San Lorenzo, qui ont raflé la belle mise. Au grand dam de Leo Farinella, excellent chroniqueur pro-River d'Olé… qui assistera en adversaire à la fameuse «boba» de D'alessandro. Cassage de reins et petits ponts…


 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu