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02/04/2009

Tarif minimum

Une impression de "déjà vu" que ce France-Lituanie retour, où on a retrouvé l'ennui diffus qui régnait l'aller. Un peu de mieux dans le jeu, et quelques gars qui laissent entrevoir des promesses d'hypothétiques tauliers de la maison bleue. Lass Diarra, Sagna et Squillaci livrent une solide partie. Gourcuff fatigue mais semble toujours pouvoir être décisif sur un coup de patte. Henry vieillit mais est toujours impliqué dans un but décisif, tout l'inverse de Benzema. Cette mulasse de Gignac a jouissivement dynamité la fin de match. Et Ribéry va encore faire bander L'Equipe demain, malgré un match "moyen plus", en marquant à nouveau un but de sauveur de la patrie, à la conclusion d'une chouette action…



Au final, on ne sait pas trop quoi penser, si ce n'est que ça fait six points en deux matchs pour les gars à Raymond, que ça réjouit pas mais que c'est efficace. Et Luyindula est toujours là, et Domenech pourrait en faire son nouveau Sidney Govou, sorte d'amulette contre une destinée à la con. Bravo l'artiste…


 

 

24/03/2009

L'amer Michel

bob10.jpgEn passant, ce petit plaisir par la bande pour saluer la nouvelle démission forcée d'Henri Michel, l'exotique Don Juan aixois, sorte de Courbis en version honnête. L'historique milieu de terrain nantais connaît une nouvelle péripétie dans sa carrière de bourlingueur impénitent.

Cette fois-ci, le coach de Platoche le Mexicain en 86 s'est fait chasser du club sud-africain des Mamelodi Sundwons. Littéralement. Pourchassé et menacé de mort après la défaite en demi-finale de coupe (vidéo ici, mais seulement du match), à quelques encâblures d'une fin de saison ratée (comme si l'OL était quatrième, pour résumer). Manquait juste le goudron et les plumes.

Irrépressiblement, on repense à cette séquence culte de notre jeunesse: le "Henri Michel est un sac à merde" de Canto. En 1988. De l'art de l'arrogance vulgaire et mythique à la fois, façon Mickey Rourke jouant dans un Guédiguian

18/03/2009

Mears en orbite

Il y a des ironies du sport savoureuses, qui vous emmennent en quart de finale de coupe d'Europe. Celle de Tyrone Mears est délicieuse, rappelant de façon disproportionnée le Thuram de 98 contre la Croatie. Le latéral à la rue qui cause le but en oubliant la règle du hors-jeu, avant de devenir le héros insensé de la soirée. L'Anglo-Jamaïcain de l'OM avait tout du tocard ultime, se retrouvant là par hasard nécessiteux après la blessure du bonnard Bonnart. Complètement dépassé sur le premier but amstellodamois, à la rue sur le deuxième, un modèle de petit jeu à une touche façon Cruyff qui faisait renaître de ses cendres le grand Ajax, sous la houlette de l'héritier Van Basten…

Une heure et demi à se plaindre avec les potes bières-foot, de ses absences côté droit, où l'Ajax Amsterdam s'est régalé toute la soirée. 90 minutes à jauger sa note dans L'Equipe du lendemain entre 0,5 et 2. Tout le match durant, entre vannes ("Z'avez pas vu Mears-a?") et désespérances ("la mears est pas réglée"), à regarder un pov'gars errer sur le flanc de la défense. Et pis la prolo. Et pis la montée sur un coup franc de Zenden, au début juste pour jouer le gars qui fait illusion devant le cuir, genre "ben ouais moi aussi j'peux le tirer", sans que personne n'y croit. Et pis le pion à Tyrone face à un peintre de gardien





Et voilà l'OM en quart, avec de sérieuses prétentions à envisager le retour des belles heures-opéennes. De quoi vibrer comme des fadas à l'ombre de la Bonne-Mère, en retrouvant les frissons d'antan. L'occase de faire un coup de pub au sublimissime docu "À jamais les premiers" de l'ami Gilles Perez (je dis ami, même si nous ne nous connaissons que par mail, mais c'est aussi ça "le Suuudeucon!"), et de vivre au temps présent l'enthousiasme de 1993…

16/03/2009

La révolte de Branquao

brandao.jpgPas difficile de savoir ce qu'on retient de cette orgie de sport dominicale. L'étape finale de Paris-Nice fut chouette. Chavanel arrache un podium avec le dérailleur sur l'épaule et Contador semble quand même plus humain que les Armstrong/Landis/Riis des années pourries. Est-ce parce qu'on a bu trop vite, que la partie de "À qui le Tour" devenait prenante ou que la sieste rôdait, mais le Crunch n'a pas existé. Marco Lièvremont a frisé la démission. La branlée est presque indolore, après un essai à la con d'entrée et trois autres en contre derrière. Donc, évidemment, PSG-OM. Et la revanche de l'humiliation de l'aller, qu'on laisse notre icône d'outre-Quiévrain Joharno nous narrer dans son style inimitable (avec maillot de Vercauteren en fond… Cultissime!)…

 



De cette bonne victoire qui lance bien la semaine rien qu'en imaginant la tronche des collègues pro-Paris au boulot, on retiendra encore plus le premier pion de Zenden, après une talonnade classieuse de Brandao. Le Carlos Mozer de l'attaque phocéenne, que tout le monde s'est fait un plaisir d'éreinter. Le branque suprême, qui se fait décisif pour lancer un Bolo Zenden pas du tout carbo et qui retrouve le peps de ses jeunes années. Hommage définitif à leurs détracteurs comme à leur réputation usurpée de tocard, le duo batavo-brésilien qui rime à rien nous gratifie d'une séquence vidéo-gag d'anthologie, en se vautrant dans un cube Orange©. On marque, on est ridicule, on gagne et on s'en va…

13/03/2009

C'est pas une Madjer, bordel!

Y en a marre. Marre de cette usurpation permanente dont usent et abusent les commentateurs, dans ou devant le poste. Un déni de réalité qui nous revient en pleine face à chaque fois qu'un footeux claque une talonnade dans la course et la met au fond. "Oh ptain, comment il a fait une belle Madjer!" Le genre d'arrangement avec la réalité dont sont fans les joueurs de Playstation (la preuve par 48)… Ça suffit!

Dernier exemple en date, le but de l'excellent Mamadou Niang lors de la belle prestation marseillaise d'hier contre l'Ajax, au terme d'un match où, comme d'hab, l'OM aurait du en mettre quatre ou cinq, pour finir pas se faire éliminer connement au retour (même si là, on y croit un peu plus). Notons tout de même que l'horripilant duo Ferreri/Roland ne cède pas à la facilité face à ce but tout en finesse…



Regardons donc en comparaison le but originel de l'énormissime Rabah Madjer, qui a marqué le vocabulaire de la génération des trentenaires d'aujourd'hui comme Panenka celle de nos parents dans les années 70. C'était en 1987 avec Porto, et ça n'a rien à voir…




Avec le classieux Algérien (rétro-vidéo ici), le gardien est déjà éliminé et, les pieds plantés dans le sol, il prend tout son temps pour délivrer un coup de talon inattendu pour une finale de Coupe des champions. Comme pour mieux humilier le Bayern. Mais en vrai, le but de Niang, il est dans la lignée de ceux, récents, de Matsui ou Abriel en L1, qui ont pour mythe fondateur le geste de Rai en 97/98 contre Lens. Pichenette dans la course pour un but pas du tout fait. Bon évidemment, le mec qui l'a enregistré sur Youtube appelle ça une Madjer… Enfin, une "Majère" (mais on peut pas lui en vouloir, il est supporter du PSG)…

 

08/03/2009

Mousquetaires à terre

DaltonBrothers.jpgLa désillusion a des airs de coup de jarnac. Ben où qu'ils sont, les quatre mousquetaires qu'on nous avait promis. Au lieu de cape et d'épée, on a eu droit aux Dalton. Et Gilles Simon a fait du Rantanplan. Et Radek "c'est pas net" Stepanek quia joué le rôle de Lucky Luke. Au tapis, la dream team qui devait gagner la Coupe Davis, et ce sont les Tchèques qui banquent.

P944810D849951G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgGilles Simon a quelque chose de désarmant, quand il explique avoir été super bon pendant le week-end, comme quand Forget explique que le double a vraiment montré de belles choses. Les "trompettes" reconnaissent à peine la défaite, en nous la vendant comme un truc salutaire qui va permettre de gagner l'an prochain. Sauf que prendre un set en deux matchs pour sa première Coupe Davis, ça relativise direct la confiance en Gillou la lose.

Surtout quand on se remémore les débuts de Santoro dans les arènes de Nîmes, à seulement 18 ans. C'était en 91, l'année de Saga Africa, lors du cinquième match décisif du quart-de-finale contre l'Australie, face à Wally Masur. Et franchement, ça avait une autre gueule que le mélange de constipation et de fatalisme offert par nos néo-mousquetaires pré-pubères…



Heureusement qu'il y a Tsonga qui se révèle en taulier pour espérer malgré tout, parce que des week-end de Coupe Davis qui se finissent à 15h30, ça fout le moral à zéro avant de commencer la semaine. Alors, pour s'endormir, on repense à ces douces soirées terminées en plateau-télé famillial jusqu'à 21h, avec tour d'honneur et sentiment qu'on vit un grand moment de sport. Et quand on dormira, on rêvera du dernier set de Forget-Agassi, de Boetsch-Kulti, ou du speech de Yannick…

05/03/2009

La revanche de "la Rizette"

Image 16.pngLe plaisir est venu s'ajouter à la surprise, ce jeudi matin dans la salle de bain, quand on apprenait coup sur coup l'élimination parisienne (Rodez, c'est la baise!), et qu'on entendait à la radio la déclaration d'après-match de l'entraîneur aveyronnais. 'Tain, Frank Rizetto! Doux moment nostalgique que l'évocation de ce nom, dernier grand talent de la dernière génération dorée sortie par le centre de formation de Montpellier au mitan des années 90, qui se distinguait par des surnoms à la con, mais fleurant bon les héros de l'apéro dans l'Hérault.

"La Rizette", avec ses copains "La Carotte", "La Bonisse" ou "La Rouve", rejoint un peu plus tard par "La Prune", qu'on avait tout de suite adopté… C'était le bon temps des minots et d'une épopée résonnant comme un crépuscule pour le club de Loulou, jusqu'en finale de la coupe de France'94. C'était jeune et talentueux devant (et les débuts d'Ibrahima "l'homme sans âge" Bakayoko), vicelard et sans concessions derrière (les frères Alicarte et Serge Blanc entre autres), et Rizzetto au milieu. À l'époque, ça s'était mal fini au Parc contre Auxerre. C'était le temps du fameux "Ça suffit" de Loulou. Fair-play, mais pas trop…



 

Image 18.pngAvec son petit gabarit à la Valbuena, mais avec la vitesse de jeu de Riquelme, not' Frankie était complètement anachronique sur le pré, mais il régalait. Au point que Jean-Mimi Larqué s'était exclamé, lors d'une demie à Saint-Etienne où il avait brisé les Verts: "C'est le futur Giresse!" Une phrase visionnaire qui fait encore marrer sur les bords de la Mosson. Car évidemment, en bon Montpelliérain de cette génération, Rizetto s'est cramé les ailes dans des choix de carrière douteux, avant de revenir dans la région. Un naufrage à Metz et un retour piteux à Nîmes (!) plus tard, on apprend donc que notre "sage bouillant" est chez les "Gavatchs" de Rodez. La larme à l'œil, à défaut de retrouver un quelconque exploit vidéo, on se dit que ça aurait de la gueule pour remplacer Courbis l'an prochain en L1…



EDIT Jeudi soir: à la lecture de l'excellente vanne de whatwhat dans les com', on rajoute la minasse de Chanis Choplin contre le PSG…



26/02/2009

Rhaaaatem!

Autant le dire, on aurait préféré que l'OM se fasse éliminer. 0-0, on n'en parle plus et on se concentre sur le championnat. Mais là, voir le Ben Arfa enquiller la lulu de trente mètres comme on claque le beignet de L'Equipe, qui va encore être obligé de se renier en étant obligé de l'encenser, ça fait quand même zizir. Surtout quand Civelli parvient à placer un coup de boule impuni quelques secondes avant. 0-1, pénos, qualif et l'Ajax au prochain tour. En te remerciant, Hatem…

 
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