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03/10/2009

En passant, en repartant, en pharaonnant

573px-football_egypte_federation.svg.pngA peine sorti d'un long tunnel socialiste de sa race, ne laissant guère de place à la Tertulia sportive, voilà que je m'envole au pays de Zidan. Pas Zinedine, l'emblème footix dépolitisé. Nan, on parle du vrai, Mohamed, roi d'Egypte. A moi les pyramides, les sphinx et les temples de dieux à la con qui ont rythmé mon enfance en même temps que les albums Panini. Et si je le trouve, je ramène le maillot de Zidan, sublime pharaon expatrié…




Cerise sur la felouque nilienne, on croisera peut-être Mido, le Osiris de Zamalek, qu'on a tant aimé à l'OM des années pourries. Ah non, pas pour son habileté toute relative devant le but (mais quand même fortiche, le mec). Plutôt pour ce vieux fond à la Brandaõ d'attaquant grandasse et costaud qui n'aime rien de plus que faire la mule. Comme quand, revenu au pays, il tacle un amateur à la hanche en plein milieu d'un entraînement…




Bref, à quelques heures de m'envoler pour Louxor (J'adooooooooore), ces quelques lignes pour annoncer que ce blog sera en stand-by une bonne semaine durant. Et tant pis pour les JO à Rio (trop d'la balle), Montpeul qui joue toujours le titre, où Deschamps qui se vautre en Champions league. Désormais c'est vacances déconnectées. Comme un gros tacle sur caméra de bord de terrain, où on voit plus rien. C'était ce jeudi, en championnat hollandais…

21/09/2009

Je re-kiffe (un peu) Catherine

Ça faisait quelques temps qu'on avait délaissé les Rita Mitsouko. Avant même la mort de Fred Chichin. Depuis qu'on avait lu un papier dans Marianne, où l'on avait appris la dérive idéologique nauséeuse des héros de nos premières boums pré-ados. Au moins cela ne changeait-il rien à leur musique. Et ben voilà que je suis en partie réconcilié avec Catherine Ringer, hélas uniquement grâce à sa musique. Celle de son nouveau morceau en hommage à Coach Raymond. Je ne serais donc pas seul à mourrir avec lui





Extrait des parles, trouvées dans So Foot:

« Oui je kiffe Raymond/ Pas mal ce mec/ Il me fait l’effet d’un sacré beau mec ce Domenech/ Un regard magnifique/ Il s’en fout du qu’en dira-t-on ».

« Je kiffe Raymond !/ Trop beau ce mec/ Ouais, son style, son nom/ Il est impec ce Domenech/ J’aime son image, sa stature de vieux crampon/ De son ramage, ouais je monte à l’action... »

15/09/2009

La vraie révélation de Flushing Meadows

Image 22.pngOn peut pas dire qu'on est mécontent, à l'issue de cet US Open 09. Victoire inattendu de Del Potro, qui fait mordre la poussière et Rodger, et rien que ça, c'est plutôt bon. Vu que Delpo avait déjà convaincu l'esthète hélvète de supporter Boca Juniors, ça reste entre gens de bonne compagnie. Et c'est pas vraiment culte même pour deux sous. Et puis, en pensant Del Potro, on a découvert Daniel Koellerer. Le Tertulia d'or de la quinzaine ricaine.

Image 27.pngL'Autrichien a ainsi claqué le geste technique définitif, bien plus gouleyant que le vulgaire "coup-entre-les-jambes-à-la-Noah" de Federer. Un truc qui pue bon la baltringue: "le-passing-shot-avec-la-bande-et-le-cri-de-joie derrière". Pépite d'unfair-play comme on les aime, ambaince Kurt Waldheim aux cheveux longs…






On pourrait dire plus longuement combien Daniel Koellerer n'est pas que crevard, mais aussi doué (juste un exemple avec cette volée lobée de fond de court -ici à 55"-), mais on se réjouira plutôt de ce beau moment d'arrosage arrosé: battu en qualif d'unsombre tournoi de seconde zone sans doute, Dani le fou se fait chambrer XXL par l'Espagnol Oscar Hernandez

14/09/2009

Adebayor et le plat qui se mange bouillant

adebayoreu8.jpgPlutôt que d'en faire des tonnes sur la montée de Montpeul sur le podium (première fois depuis 87, quand on était déjà promu et qu'on avait fini troisième), on retiendra de ce week-end la formidable démonstration fielleuse d'Uglybayor. En un match, Emmanuel Adebayor a livré une sublime prestation lui ouvrant immédiatement le panthéon des salopards talentueux. Jusqu'ici, le Nwanko Kanu du pauvre était plutôt du genre à avoir commencé sa carrière à Metz et à se faire humilier par de la marmaille comme une baltringue. Mais là, lors de la victoire des Citizens contre son ancien club d'Arsenal (4-2), Adebayor fend l'armure du "footixement correct". Dans le plus pur style d'un "Liam Gallagher" faisant des doigts aux supporters de Tottenham.

 

Premier acte, Manu plante un joli pion d'une tête décroisée. Et ne trouve rien de mieux que d'aller défier ceux qui claquaient leurs salaires pour le supporter il y a trois mois encore. Belle glissade provocante, émeute chez les fans d'Arsenal, stewards blessés et carton jaune pour incitation à la haine. Faut dire que les gars en gros plan, ils ont l'air d'en connaître un rayon, en matière de haine rancunière.

Et là, not' Manu, il ne se démonte pas. Il se relève et, à peine sanctionné de sa biscotte, chauffe le public pour en rajouter une couche dans l'humiliation de la bande à Wenger. Du grand art…




Deuxième acte, là où ça devient franchement culte, c'est quand la grande liane togolaise ajoute à son crime de lèse-Gunner un somptueux geste gratuitement méchante, en essuyant ses crampons sur la tronche du classieux Robin Van Persie.

09/09/2009

Raymond cul c'est du poulet?

article_henry-domenech-conf-serbie.jpgY a quand même un truc de magique avec Coach Domenech. Les Bleus arrachent un nul en Serbie, malgré une archi-domination mais aussi un à un de moins. Pourtant, ça avait démarré comme lors de l'élimination italienne du dernier Euro. Expulsion pourrie en début de match et descente aux enfers programmée. Il y a un an, Raymond aurait du se faire lourder, mais il emmerdait tout le monde et demandait la main d'Estelle Denis en direct.

Au lieu de mauvais remake, Captain Titi (dont on ne sait s'il en rajoute des tonnes dans l'affection envers un sélectionneur qu'il ignorait jusqu'ici) a sauvé la patrie. Match nul 1-1 (ici pour le résumé vidéo), et les Bleus devront se qualifier en barrages. Bref, pas la franche rigolade non plus. Mais le Raymond, il continue à emmerder tout le monde. Après avoir attendu trois plombes pour faire des remplacements, il est resté droit dans ses sourcils. Le gars il s'en branle de la situation, et il lâche à Astorga: «Je remercie ma compagne et mes 200 textos de soutien». On imagine la tronche de Larqué qui s'est retenu tout le match durant de se faire Domenech, et l'autre se fout de sa gueule.

A ce niveau là de punk attitude, je dis MONSIEUR Domenech!

07/09/2009

Toujours avec Raymond

domenech1.jpgEncore tout ivre d'un réveil rugbystique enchanteur, voilà qu'on est rattrapé par la récurrente bassesse footeuse. A peine remis de la joie de m'être fait marcher dessus (ça m'apprendra à être hors-jeu, tiens), on se fade le retour du lynchage organisé de not' Raymond qu'on aime. Nouvel épisode du psychodrame médiatico-footix-anti-Ray, Domenech n'a plus la confiance de ses joueurs. Même 20minutes.fr et ce fichu Fuckin'PK mettent en scène la mise à mort factice (arrêtez de rêver les gars, il restera jusqu'aux barrages, évidemment…)

 

Image 3.png

La belle affaire! La génération mp3 incarnée par le premier d'entre elle, captain Titi, ne comprendrait pas la philosophie de jeu de coach Raymond. Et tant pis si les gars ont gauffré un nul contre les Roumains et n'ont mis qu'un pion contre les Féroë. Mais ce serait d'abord la faute du sélectionneur ?!? Le Parisien a allumé la mèche en ressortant la taupe du terrier (pourtant, Rothen n'est plus international). Et TF1, qui joue aussi son rôle dans l'histoire, vu le budget consacré aux droits télés du prochain Mondial, invite Thierry Henry à démentir mollement devant Lolo Ferrari…




Logiquement, L'Equipe devrait nous en faire sa Une + 3 pages ce mardi. Les sondages vont appeler au rétablissement de la peine capitale pour Raymond. Et Serbie-France va se transformer en énième "match de la peur". Si défaite, les joueurs auront "divorcé irrémédiablement" de l'entraîneur. Si victoire, ils lui auront "accordé un sursis". Bis repetita, again and again. Calme précaire et tout le bordel, option piment d'Escalette sans piquant.

Un soupçon d'omerta et de fédé impotente viennent parfaire le mauvais cocktail, qui n'est pas sans nous rappeler la gestion de la FFR dans l'affaire Bastareaud (on n'ose imaginer sa gestion d'un nouveau rebondissement). Mais au moins y a-t-il encore au rugby quelques valeurs fondamentales qui sont respectées. Comme boire un coup le sourire aux lèvres, en repensant aux crampons dans le dos et à la règle du hors-jeu.

Mais ne nous leurrons pas, le haut-niveau ovale a en revanche pris de l'avance sur le ballon rond, question tentation orwellienne. Ainsi la vidéo. Ah, ce que j'ai pesté de n'avoir jamais pu retrouver l'essai invisible de l'Anglais Sackey contre les Tonga, lors d'un match de poule décisif de Mondial 2007 au Parc des Princes (l'analyse pleine de fôtes de Jojo la Dume). Mais voilà enfin une preuve archivée de l'ineptie de l'arbitrage vidéo. Ou comment ce dimanche tout Toulon est encore persuadé de s'être fait volé, quand tout Montauban ne pouvait envisager une autre décision que la validation de l'essai…




Avant, l'erreur était humaine, et l'homme en noir un grand démiurge cherchant à ne pas trahir sa probité existentielle. Mais la belle tragédie grecque est devenue vulgaire vidéo-gag nietzchéen. Le spectateur et le néant. Désormais, grâce au ralenti légalisé, l'erreur est devenue grotesque, car forcément subjective, au fond. Comme l'envie de brûler vif not' Raymond. A qui, plus que jamais, on apporte notre soutien le plus amusé.

31/08/2009

On joue le titre!

Image 13.pngC'est le cœur tout léger que je rentre enfin sur Paris, après le marathon des universités de rentrée écolo-anticapitalo-socialiste. Un brin épuisé, mais quatrième!!! Le truc qui change le regard des collègues au bureau. Surtout "chef Michel", qui est Niçois. Montpeul est quatrième du championnat de France de foot. Bien sûr, chaque année un petit club vient faire le malin jusqu'à la trève avant de s'effondrer et de finir 14e, et si c'était le cas ce serait déjà formidable.

87-88-bernardet.jpgMais on ne peut rien contre l'ivresse de sa nostalgie. Et on ne peut pas s'empêcher de rêver à la saison 87-88. Déjà celle d'un promu. Ma deuxième comme supporter (après la montée obtenue contre Lyon, 3-1 de mémoire).

Le MHSC de Christian Perez, Roger Milla, Gérard Bernardet (photo), Patrick Cubayne ou Albert Rust avait claqué une héroïque troisième place juste derrière Bordeaux et Monaco (dernier match 4-0 contre l'OM, avec Papin qui chiale sur le pré pailladin). Lolo Blanc était déjà capitaine. Désormais, notre gamin intérieur se remet à rêver de la classe de Costa et Montaño, de la roublardise de Pitau et Dernis, et de l'insouciant enthousiame juvénile de la génération Gambardella.




1288-87.jpg La Butte Paillade retrouve même ses excès de petit kop à la sudaméricaine. Bon, là quand même, le coup des bombes agricoles, c'est un peu crétin. En plus, ça oblige Loulou Nicollin a ouvrir la boîte à interventions scabreuses. On se souvient alors de la dualité intrigante de mes sentiments pour Loulou. De la honte, beaucoup, mais quand même une sourire de sudiste un peu con mais fier. Comme à la fin de cet extrait, où il réplique à un chant de supporters ("Suceurs de marseillais" -visible ici- raillant le fait que l'OM a joué son premier match à domicile au stade de la Mosson). "On n'est pas des suceurs de Marseillais, d'ailleurs si on peut les niquer, crois-moi que je serai heureux". Le grand retour du 34e degré




Quant au match nul entre Marseille et Bordeaux, voilà une bonne nouvelle: on a pris deux points en vue du titre…

22/08/2009

Retour en enfance

Image 21.pngComment c'était d'la balle atomique! Heureux d'avoir réussi à trouver le temps entre deux universités (Europe-Ecologie terminée, en route pour Port-Leucate), pour retourner au stade. Comme au bon vieux temps. La petite marche dans la Paillade et ses odeurs de merguez frites menant aux tribunes. Money for nothing de Dire Straits pendant l'échauffement des joueurs, les protestations traditionnelles devant la buvette de la Mosson ("comment ça, que de la Buckler?!")…

Pourtant, le MRC jouait trois heures plus tôt, contre l'USAP (et même qu'on a gagné, sans même mettre un essai). Mais ce coup-ci, le rugby était secondaire dans ma relation au passé. Trop envie de revivre la joie enfantine de Montpeul en L1. Trop envie de retrouver les écharpes oranges et bleues et le logo Nicollin qui, définitivement, a trop la classe. Trop envie de voir en vrai les Costa/Montaño/Spahic, et de les contempler avec Blanc/Valderrama/Suvrijn en miroir.

Si depuis l'âge d'or, il y a eu quelques retouches à mon image d'Epinal, l'essentiel était là. En face, Sochaux. Sans Mehmet Bazdarevic ou Steph Paille, mais avec Stéphane Dalmat, qui tripote encore pas mal malgré le surpoids et l'alcool. Des belles séquences dans l'entrejeu, une présence athlétique qui fait plaisir, des bons gros tacles aux genoux.

Le speaker qui prononce "Davesse" au lieu de Davies (qui, en passant, est une sacré recrue pour les Doubistes), 15.000 spectateurs, malgré un stade qui semblera toujours vide à ce niveau (foutu Mondial 98), et le kop de la Butte qui demeure, toujours aussi chaud. Même le traditionnel "Oh-hisse-enculé-salope-les-chiens-te-bourrent" a perduré.

Doux début de soirée. Victoire 2-0, sur un péno généreux et un contre rondement mené dans les arrêts de jeu. La Butte pouvait tressauter, et moi me féliciter de m'être échappé de Nîmes quelques heures avant…
(images d'archives)





Allez, la prochaine fois, je retourne dans le kop…

 

 

 
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