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23/10/2008

On se lève tous pour Dani

massilliaman-tux-foot-om-4546.pngQuelle soirée de Ligue des champions à la con! On a pourtant l'habitude d'être indulgent avec l'OM, mais là les mecs ont vraiment poussé le bouchon trop loin, au point de ressembler à des gros pingouins perdus sur une banquise. Au début, c'était marrant: l'entraîneur du PSV Eindhoven ressemble à Cambadélis, Mandanda montre à tous ses pseudo-détracteurs combien il est plus fort que Lloris, Ben Arfa et Ziani se lancent dans un concours de grands ponts inutiles mais plaisants… Et puis après, le naufrage.

Et là, c'est vraiment plus drôle du tout, entre ce gros balourd de Koevermans (qui n'a vraiment rien d'un mélange entre Koeman et Overmars) qui par deux fois transforme Ronald Zu(t)bar en poussin chétif, et l'atonie offensive qui nous renvoie aux années de plombs de l'ère Abel Braga. La honte totale, alors que même Bordeaux arrive à gagner un match (sans marquer de but, notez)! Soirée pourrie (sauvée par la présence d'une playstation chez l'ami bière-foot du soir).

Heureusement qu'il y a Daniel Alves pour ne pas nous fâcher à long terme avec le foot (enfin, jusqu'à dimanche). Le caviar "exter' à l'aveugle" d'el Danifico pour Leo Messi nous fait penser à Magic Johnson déclenchant une alley-hoop pour James Worthy à la grande époque des Lakers. On ne s'en lasse pas…

22/10/2008

Un Lyon, et ça repart!

aulas-cl.1204707506.jpgBien que dire du bien de l'OL me coûte profondément, on est bien obligé de reconnaître que le match d'hier était chouette à regarder. Un peu comme lors de Roumanie-France, on entend toutefois pas grand monde dire que le niveau de l'adversaire reste faible et que, malgré cela, les défenses hexagonales font un peu peur. On n'entend pas grand monde non plus noter que Lloris a pas été souverain (alors que quand c'est Mandanda, ça fait une page dans L'Equipe…).

Reste le match. Huit pions, dont une papinade d'anthologie de Kader Keita, qui comme d'hab n'a rien fait avant et rien fait après. Un slalom tout en dribble de Toulalan (ce qui renseigne sur la qualité de la défense roumaine) pour un but de Fredcis Perrin, qui double la mise dans la plus belle tradition des "buts de racrasses" à la playstation (tir sur le gardien qui relâche et plat du pied tranquille derrière). Et puis on a bien sûr eu droit au traditionnel but de subbuteo à la sauce OL. Coup-franc de 45m de Juninho, dévié par le lacet de Benzema. Ils me tuent, ces Lyonnais, autant qu'ils m'énervent. Mais bien obligé de s'incliner, car comme le dit mon collègue préféré (et pro-Parisien), "autant qu'ils aillent loin, ça les bouffera pour le championnat"…



Mais quand on écoute Aulas nous dire après match que "ça y est, avec un match comme ça, l'OL entre dans le club des Français comme Saint-Etienne il y a 30 ans", on rigole doucement. Ça se décrète pas, ça, mon pote. Franchissez nous enfin les quarts et on en reparlera peut-être. Mais une victoire contre le Steaua, quand on repense à la volée que Montpellier leur avait mis il y a quinze ans (5-0, 0-3, j'y étais!), faudrait pas tout de suite nous reprendre pour des cons. Le Sporting Tertulia préfère conclure en se tournant vers les vrais grands clubs, au fond de jeu tout autre. Comme Villareal, par exemple, qui en met 6 à Aalborg. Ou la Juve, qu'on ne remerciera jamais assez d'avoir un jour lancé Del Piero (quelle frappasse contre Casillas!). Lui est toujours au club bianconero. Toute une carrière sous le même maillot. C'est aussi à ça qu'on reconnaît un grand nom du football. Il reste combien de temps à Lyon, Benzema?



15/10/2008

On se calme et on boit frais au Stade de France

Je n'étais pas au Stade de France hier, même pas devant mon poste. Revenu de Lyon, où j'ai assisté à une exténuante réunion de section socialiste (pour le boulot), je laisse la parole à l'ami Fuckin'PK, ex-collègue de la rédac de 20 Minutes, qui lui, y était…

«La bourse plonge, les Etats sortent 1.700 milliards de leur chapeau, et le PS compte ses motions. Autant dire qu’il était un peu couru d’avance que le monde politique se jette sur la première occasion pour faire diversion.

Donc des sifflets au stade de France. Et une levée de bouclier encore plus forte que quand un supporter du PSG était mort porte d’Auteuil. Pas vraiment une surprise, on nous avait déjà fait le coup lors de la finale de la coupe de la ligue. On vous passe les coups de menton de Fillon, Hortefeux et Sarkozy, de toute façon, ils passent en boucle à la radio et à la télé. [EDIT DU SPORTING - 23h: Au final, on a terminé la journée avec l'annonce qu'on ne jouera pas les matchs si l'hymne est sifflé. Consternant.]

Ne reste qu’une impression d'écœurement. Parce que j’étais au stade hier, et je n’ai vraiment pas du tout l’impression d’avoir vu le même match que nos dirigeants. Oui, il y a eu des sifflets, mais je ne me risquerais pas à y voir la moindre revendication politique. C’était surtout pour rigoler. Et tout le stade a entonné la marseillaise sur la fin, recouvrant largement les quelques sifflets qui restaient.

Alors oui, c’était chaud, mais festif, comme le raconte Zineb du Bondy Blog, qui elle aussi, était au match, et finalement beaucoup moins tendu que lors de la précédente sortie des Bleus face à la Serbie, où là tout le stade avait sifflé et demandé la tête d’un homme, mais c’est sans doute moins grave…»

Deux remarques supplémentaires, en vrac: 1. Ça faisait trois jours que les médias s'inquiétaient "que la Marseillaise soit sifflée", en rajoutant des tonnes sur le France-Algérie d'il y maintenant… sept ans (et sans parler des supporters de Bastia). 2. Les déclarations de Laporte interrogent: "n'organisons plus des matchs contre les pays du Maghreb à Paris". Etrange façon de régler un problème, mais d'accord sur la dernière partie: à défaut de pouvoir supprimer le public du SdF, et si on arrêtait d'y jouer tout court. [EDIT: cette dernière phrase a été remaniée après discussions dans les commentaires].

Quant à l'après-match, au sens sportif du terme, c'en est bien fini des anti-Domenech (désolé les Footix), Henry et Benzema savent briller lors des matchs amicaux, on est en train d'en faire un peu trop sur Gourcuff et ses deux passes pas si décisives. Et Mandanda devient la nouvelle cible officielle de L'Equipe…

 

Dernier truc: on se calme et on boit frais aussi dans les commentaires, je peux avoir la gâchette à bannissement d'adresse IP facile…

12/10/2008

Nous, on rigole doucement

une12102008_hd.jpgUn peu l'impression de se répéter, à force de causer de Domenech. Mais tout de même. Troisième match (sur dix, rappelons-le encore et encore) et un bon nul en Roumanie. Toujours un problème de défense, et pas que de charnière (qu'est-ce qu'il fout, Evra, sur le premier but?). Mais une âme qui se construit. Benzema et Henry toujours surnuméraires et indigents. Mais Ribéry et Gourcuff. Tous deux lancés par Raymond-la-repentance, ce sont eux qui portent les Bleus, au-delà des spéculations spécieuses de précieuses médiatiques. Ouf, on ne devrait pas avoir besoin de partir en campagne pour soutenir Fred Antonetti (dont on peut lire l'excellent portrait chez le non-moins excellent Honky-Tonk), pour la succession de notre sélectionneur préféré.

À ce sujet, là-aussi on se répète, notre quotidien sportif unique et donc imposé nous a encore gratifié d'une Une d'anthologie. Prescripteurs d'opinion devant l'éternel, les mecs sentent le vent tourner et nous le disent clairement: "Nous, on a aimé". Bientôt, on aura peut-être droit à des "Nous, on a trouvé ça moyen" ou des "Nous, on s'est fait chié". Avant peut-être des "Ce soir, on va boire un coup" ou des "La bite au Duluc au cirage si on se qualifie pas"… Et si on se remettait à parler juste ballon, les gars? Sans nous infliger tous les jours la chronique de Raymond, qui n'excite que les couillons du Stade de france encore nostalgique de Footix. Ça vous évitera de devoir nous refaire le coup de l'édito d'excuses à Mémé Jacquet, tout aussi crétin que l'édito du type "Répondez, M. Domenech!"

Pour le reste, c'est-à-dire l'essentiel, on a vu du jeu et de l'animation. Coach Raymond a refait confiance à Malouda, mais faut pas déconner quand même. Y aurait pu y avoir un changement décisif en fin de match, mais faudrait avoir les mains totalement libres pour virer Henry et Benzegol, pour y mettre Sinama-Pongolle ou Gomis (quand Anelka est blessé). Bref, on peut se remettre à rêver d'une belle équipe, avec les retours prochains de Nico, Nasri et Ben Arfa.

Enfin, on a enfin revu une frappasse sous la barre de plus de trente mètres. Le truc qu'on croyait dévolu aux seules équipes d'Allemagne et d'Angleterre. Gourcuff est le nouveau prophète. Et, comme Ti'Franck, lui n'oublie pas de remercier le coach.




Pour conclure, et fêter ainsi (on l'espère) la fin de l'ère de l'invective ad hominem qui n'honore personne et nous éloigne des vrais débats autour du jeu, on ne peut que s'écouter un bon vieux "Redemption song". Bon, étant génétiquement allergique au reggae et à Bob Marley, ce sera une joli reprise des cultissimes Joe Strummer et Johnny Cash…

10/10/2008

AEK c'est extra (et cætera)…

AEK-Athens-256x256.pngVoilà, les vacances sont finies. Une semaine loin de France, avec quelques maigres L'Equipe à se mettre sous la dent. Soit les rares moments d'irritations de mon séjour athéno-mykénien, entre "exclusivité pourrie" (Deschamps au PSG, la Une + deux pages sans une info) et (re)acharnement anti-Domenech aussi ridicule que précieux. Pendant ce temps où le quotidien sportif s'apprête à recirer les pompes d'Armstrong, mon quotidien au pays du Dieu Nikos Galis n'a fait qu'effleurer la tertulia sportive. Comme à chaque fois que je reviens d'un pays de foot (je parle de ces républiques récentes où la folie du ballon a conservé sa ferveur contestataire… et où l'on compte au moins deux clubs se tirant la bourre dans la capitale), je deviens supporter d'un nouveau fanion de losers.

J'y peux rien. C'est mon origine montpelliéraine. Attaché à un club de cœur, j'y garde toujours un œil tandis que la raison m'enjoint de supporter une autre équipe, une qui gagne ou joue la gagne. Qui a conservé ses racines populaires, dans un stade où il y a de l'ambiance et quelques connotations politiques un peu de gauche à la con, aussi. Bref, en France, c'est l'OM.

Et ben à l'étranger, c'est pareil. Il suffit que je discute avec un "local" et j'ai un nouveau classement à lire dans les pages "résultats étrangers". Il y a des soutiens évidents, un peu romantique, à des clubs de seconde zone qui connaissent parfois la gloire. Comme le Betis en Espagne (mais quand même le Barça), le Racing à Buenos-Aires (mais y a le Boca), Livourne en Italie (rhaaaa, la Roma), Besiktas à Istanbul (malgré le Galatasaray). Mais il y a aussi des certitudes ébranlées, dans le doux climat hellène…

 

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Et Giorgos m'a persuadé de me ranger derrière l'AEK (prononcer "aek", comme ça se lit), plutôt que le Panathinaïkos. Un "club de gauche", m'a-t-il assuré, et "pas un club de nouveaux riches". Bon, je les ai vu jouer le week-end dernier, de loin, à la télé. Défaite des Jaunes et Noirs 2-0 contre les Verts du "Pana". Pas terrible, niveau jeu. Mais l'ouzo était bon, l'amie Irène au sommet de sa forme, le souvenir des plages de Mykonos et du café frappé encore prégnant, tout comme la bière "Mythos" siroté au soleil couchant. Et des enfants jouaient au ballon au pied de l'Acropole. Alors, va pour l'AEK…



 

Une vidéo pour conclure et reprendre en douceur l'activité du Sporting Tertulia, qui se doit d'être digne de sa montée sur le podium de la "pseudo-influence made in Wikio". Avant de s'offrir quelques séances de rattrapage et de se caler devant le poste pour savourer les débuts de la H Cup (justifiant enfin ma redevance). Un petit coup d'auto-promo, juste pour saluer Alain Minc, dont la diatribe contre Mediapart a fait naître un grand espoir quand à mon avenir professionnel…

02/10/2008

Raymond la constance

Allez, pour le plaisir avant de partir en vacances, quelques lignes sur la nouvelle sélection de notre Raymond préféré. Et une pierre dans le jardin de tous les hurleurs médiatiques. Sauf à se revendiquer (ce qui est mon cas) d'une école de la sélection trash, autour de Jérôme Leroy et Mikaël Pagis, il n'y a strictement rien à redire sur ces 23-là. Et qu'on me dise qui Deschamps aurait sélectionné en plus ou en moins?

Dans la foulée de ses choix Ribéro-Gomisso-Mandandiens, Domenech appelle Sinama-Pongolle. Pour tordre le cou à l'idée pourtant bien arrêtée qu'il est rancunier, il rappelle Mexes (le meilleur) et Malouda (la chèvre). Et même les contempteurs de Footix ne peuvent pas râler: Vieira est rappellé. Perso, j'aurais remplacé Benzema par Nasri et Henry par n'importe qui, mais je peux comprendre le choix. Et puis Gourcuff est évidemment confirmé, en espérant qu'il s'impose comme le 10 qui sauvera le coach, comme Zidane avait hissé Mémé Jacquet au sommet, que d'aucuns jugeaient alors usurpé. Vu son but contre la Roma, on peut avoir bon espoir…

OMicide

De longues semaines de "dépenailles". Cette Ligue des champions pour l'OM, c'est décidément la soupe à la grimace, comme un yahourt qui aurait tout juste passé la date de péremption. Presque bon, mais avec ce petit goût acide qui gâche tout. Enchaînant les 1-2 comme Lyon les matchs nuls, les Phocéens ne sont pas au niveau des très grands, c'est un fait. Mais, quoi qu'en dise L'Equipe, ils sont juste en-dessous et si Niang n'était pas marabouté au moment de concrétiser la belle action de dernière minute, ça ferait double 2-2 dans cette phase de poule, et ce serait loin d'être ridicule.

Selon le grand quotidien sportif, la défense «a sombré». J'ai pas vu la première mi-temps, coincé par un dîner beau-parental, mais perdre d'un but, j'appelle pas ça «sombrer». Et pis franchement, y a quand même le magnifique Agüero devant. Et là, t'as beau avoir le plus beau "back four" derrière (ce qui n'est, entendons-nous bien, pas du tout le cas de l'OM), ben t'es juste impuissant. Kun, Kun, Kun!



Certes, les petits gabarits marseillais pouvaient mieux faire, mais peuvent peu dans l'absolu, face aux Maniche, Garcia, Assunçao, Heitinga et autre Ujfalosi. Si on ajoute le contexte chaudard, entre matraquage de supporters par une police post-franquiste et cris de singe par les ultras de l'Atletico, planter un si joli but face à l'invincible armada "colochonera", c'est quand même pas la grosse lose à la sauce bordelaise…

01/10/2008

Train-train lyonnais

Pas grand chose à redire, à l'issue de ce Bayern-Lyon. Juninho nous a encore gratifié de dix-huit coup-francs longue distance. Comme d'hab', il a trouvé une tête qui passait par là pour l'aider à la mettre au fond. Ribéry a retrouvé du jus. Ce Bayern a un vrai supplément de Lahm (pour faire un jeu de mot bergsonien). On s'est ennuyé sévère en deuxième mi-temps. On ne reverra jamais le ralenti de l'occase finale de Benzema, au point de se demander encore si elle a existé. Lloris n'est pas encore la main solide et s'est pris un fort joli but bavarois, conclu en beauté par Ze Roberto…



Match nul. La routine. Gageons que le prochain match des Lyonnais sera plus palpitant, face à un Steaua Bucarest en pleine renaissance.

 
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