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05/05/2010

Corsica Passione

Image 1.pngY a pas à dire, la Corse vaut bien qu'on aille au-delà de Pétillon et d'Ocaterinabellatchixtchix (même si on n'a jamais pu s'empêcher d'y penser). Au terme d'une semaine de Cap-Corse et de Balagne, on ne pouvait mieux digérer le Brésil annulé, entre Pietra coulant à flot et Lonzu s'empilant à souhait, entre pâtes à l'esquinade et fiadone de bords de mer. Et évidemment, comme à Athènes, Prague, Belfast ou Assouan, on a aussi eu droit à ces délicieux clins-d'œil de ballon qui parachève les vacances réussies.

50229.jpgBien loin des cris d'orfraies ou les moqueries hypocrites sur les joueurs qui vont aux putes (marrant comme on s'en prend à Ribéry sans jamais s'être soucié auparavant du "Président" Lolo Blanc jamais interrogé sur l'origine de son surnom). Bien loin de Paris qui sauve sa saison ou du Barça qui apprend que le mot catenaccio a encore un sens en Italie. Bien loin de l'effroyable décrochage de Montpeul qui devrait finalement passer son tour européen (à moins que…).

Sur les rives d'Erbalunga ou sur les sommets de Sant Antonino ou de Cateri, quand on cause foot, on évoque peu les habituels débats des «pinzuti» du continent, on parle Sporting. Ah ça, ils en sont fiers de leur Sporting club bastiais, dont l'âge d'or des années 1970 correspond à l'essor du mouvement nationaliste corse et au renouveau du chant polyphonique! Mais ils en sont aussi tellement tristes, tant l'idée de voir leur joyau descendre en National les désespèrent. Surtout quand Ajaccio se maintient en L2. Alors, ils font revivre tant et tant le passé, façon panthéon mythique accompagné d'indolence insolente si méditerranéenne.

 

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Sur le port de Centuri, au milieu des petites barques bravant l'aurore pour ramener les langoustes du jour, on aura même assisté à une scène dont on se souviendra longtemps, une discussion illuminant le petit déj, les croissants et la lecture de Corse-Matin. Sans que l'on soit sûr qu'il ne s'agisse pas d'une «flacchine» (ces canulars destinés à embrouiller les parigots), on a ainsi joyeusement entendu deux vieux passer le témoin de l'anecdote cultissime à un minot en devenir, lui racontant les dessous du transfert de Marco Kanyan d'Ajaccio à Bastia en 1969. Marco Kanyan? «Ça te dit rien aujourd'hui, mais c'était Le Messi de l'époque!», entend-on encore résonner, au milieu d'un lent soupir de l'ancêtre narrateur.

 

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Hélas, on n'a pas retrouvé grand chose sur la toile à propos de l'ailier kanak pour valider la comparaison. Aucune trace du talent sportif de celui qui est surtout connu pour être le père spirituel de Christian Karembeu, tous deux sont nés à Lifou, qu'il a convaincu de venir faire carrière en France, une carrière qu'il terminera d'ailleurs par sept matchs à Bastia. Si l'on en croit nos papys flingueurs, avant de devenir aujourd'hui conseiller municipal UMP de Nouméa, Kanyan a ainsi été "dérobé" en une nuit et acheté rubis sur l'ongle aux rivaux bonapartistes par un entrepreneur en échange d'un marché d'assainissement d'eau. «C'était la belle époque, celle où le président du club était le roi de l'île». 1969 année extatique, dans la bouche de ces anciens magnifiques ayant côtoyé de près ou de loin la grande histoire. Et l'on gardera longtemps en mémoire leur évocation de la belle décennie du foot Bleu et Noir qui allait suivre. Celle de l'épopée européenne de 1978, à laquelle un très complet site web est consacré.

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Alors, en remerciement de ce moment de grâce matinal faisant oublier toutes les déceptions volcano-brésiliennes du monde, on ne résiste pas à se compiler un videorama de l'aventure de l'UEFA'78, où seul le PSV Eindhoven pu entraver la marche fougueuse des Claude Papi, Charles Orlanducci, Merry Krimau et autre Johnny Rep…


LE match. la victoire en huitième de finale retour contre le Torino (3-2) pourtant invaincu depuis plus de deux ans sur sa pelouse. On ne retrouve trace que d'un beau résumé du match aller (2-1), mais on a quand même retrouvé le but somptueux de Jean-François Larios, ouvrant le score d'une minasse fameuse…




Les plus beaux buts. Que des adversaires aux noms qui claquent. Du Sporting Lisbonne aux Grasshopers Zurich, en passant par Carl Zeiss Iena ou Newcastle…



La version cinéphile.
Le documentaire de 25 minutes sur la finale, par Jacques Tati himself…




La version Hubert Tempête. Une parodie de chant corse totalement surannée, par un comique local qui n'a pas passé le cap des 70's lui non plus (quoique lui aussi a également un site web). «Mais où vas-tu Bastiaaaaa»…

 

26/04/2010

Au pays de Fredo

Après quelques jours de digestion de vacances carioca envolées en fumée, il est temps de rebondir. Et de partir quand même. De toute façon, le Maracaña avait fermé ses portes dimanche dernier (sans moi) et l'hiver est tombé plus vite que prévu sur le Brésil. Alors, vu qu'Opodo a décidé de laisser ses clients dans la simple alternative du "tu annules ou tu annules", en choisissant de ne jamais répondre au téléphone en cinq jours, cap sur la Corse. Et tant pis si on ne croisera pas le sosie de Ronalgros, pourtant plus vrai-faux que jamais…

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Direction Capi-Corsu donc, au pays de Fredo Antonetti. LE coach français qui mériterait le plus de succéder à Raymond, tant il est le complément idéal entre beau jeu et mauvais caractère, et qu'il serait le seul à pouvoir enfin accorder à Jérôme Leroy le maillot bleu qu'il mérite (mais on y reviendra). Encore dans les valises de dernière minute, pas le temps de dresser l'éloge du sorcier de Furiani (déjà brillamment honoré à son époque salace niçois par l'ami du cru HonkyTonk "ne tapez pas des pieds" Maestracci). Juste une vidéo du mythiquissime coach bastiais (aujourd'hui exilé chez les chapeaux ronds rennais), pour se mettre dans l'ambiance Arnaque, Crime & Figatelli…



Pas le temps non plus de revenir sur la belle histoire du ballon dans l'Île de beauté (là aussi déjà excellemment décryptée sur "Plat du Pied"). Mais seulement un petit plaisir, avant de mettre en stand-by ce blog pour une semaine. Sans doute l'une des plus belles vidéos du panthéon vicelard de l'identité footballistique: les guerriers de Furiani. Que du bonheur, Rio peut aller se rhabiller…



18/04/2010

Las Pailladas Parano

Image 19.pngBon, voilà, il faut l'admettre. Se faire à l'idée. Montpeul ne joue plus le titre. L'équipe commence à accumuler la fatigue, les blessés et les suspensions. Marseille a retrouvé sa chance des années Tapie, sans les valises enterrées. Auxerre est aussi réaliste que son fond de jeu est effrayant… Désormais, au mieux, on joue le podium. Troisième, ce serait comme en 1987/88, en somme. Et quelle saison magnifique ce serait déjà, et gnagnagna…

Pour dire vrai, on ne parvient pas à s'en satisfaire de cette saison qui se termine. Et on ne parvient pas à s'en défaire, de ce syndrome Fred Antonetti. Sans doute parce que c'est lui le vrai coach qu'il faudrait pour remplacer Raymond (mais c'est un autre sujet, sur lequel on aura le temps de revenir). Jamais content, toujours le sentiment de se faire voler, à la limite du complexe d'infériorité paranoïaque, méprisé par le PLM (en l'occurence le BLLM -Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille-), mais aussi par les médias qui vous persécute. [le plus beau morceau de bravoure d'Antonetti ici]

Non mais franchement, sérieux, si on refait le film, c'est dur de ne pas se sentir malheureux quand on est Pailladin. Les lacunes n'expliquent pas tout. La non-exclusion de Chalmé contre Bordeaux (remember). Le but refusé dans les arrêts de jeu contre Monaco (remember, avec en bonus la splendide réplique de coach Girard: "- ça fait mal au cœur, René? - Ça fait surtout mal au cul!"). Le traquenard chez les Manceaux surexcité de Michel Moulin, où l'agneau incompris Jeunechamp se fait prendre dans une bagarre avec le banc des rillettes. Deux exclus: le Montpelliérain et… un remplaçant manceau!).

Et puis ce dimanche soir, un nouveau péno oublié sur le petit Grégory Lacombe (même gabarit que Valbuena, sans les fautes sifflées), alors qu'on menait 1-0 contre Toulouse, avant que le Tef n'égalise dans les arrêts de jeu. Privés trop de points pour espérer jouer le titre jusqu'au bout…

Evidemment, ce n'est que galéjade et on abandonne vite la théorie du complot. Mais c'est comme un rêve qui s'achève un peu trop tôt, laissant place à l'invraisemblable angoisse de s'imaginer finalement sixième et non-qualifié pour l'Europe. Sans parler de l'anxiété qui nous saisit, quand on imagine les sollicitations estivales pour Costa, Spahic ou Aït-Fana…

Alors, pour se remonter le moral, rien ne vaut un bon chant de supporters de Montpeul. Ce coup-ci, on a flashé sur "Tellement ma ville est belle", pas folichon niveau paroles, mais qui redonne des frissons quand même, surtout quand elle est entonnée par une cinquantaine d'ultra pailladins à Toulouse…

"Tellement ma ville est belle
Moi je chante pour elle
Mais ce qu'elle a de plus beau
C'est le Montpellier-Herault
Nous allons tous lui montrer
En chantant pour Montpellier
OoooOoooOooh...
Nous ne cesserons jamais d'encourager Montpellier
Tous ensemble pour la victoire il faut chanter
OoooOoooOooh..."

11/04/2010

Un Varga qui mérite d'être connu

En passant, un rapide hommage à Zoltan Varga, surclassieux milieu offensif hongrois. A dire vrai, on n'en avait jamais entendu parler jusqu'à son décès, ce samedi. Mais le gars a un gros potentiel de footeux mythique. Rien que sa mort… Sur un terrain, en plein match de vétéran. Il avait 65 ans, des allures de Johan Cruyff magyar, des dribbles saccadés et somptueusement déguinguandés, et un palmarès qui émerveille, avec des clubs qui font rêver. Après avoir gagné quatre titres  et une coupe des villes de foire'65 avec Ferencvaros (en claquant la Juve chez elle en finale), il fuit le communisme en 1968, également auréolé d'un titre olympique et d'une troisième place l'Euro'64.

Zoly Varga, ce sont alors des choix de carrière confinant au sublime. En commençant par le Herta Berlin, où il chope deux ans de suspension pour corruption, ce qui ajoute de la complexité au héros, qui déployait alors une élégance rarement vue sur les prés de Bundesliga…

Plutôt que de ne pas jouer, Varga file en Ecosse, à Aberdeen, où il sera considéré comme une légende en seulement une trentaine de matchs joués. Enfin, il est souhaité par l'Ajax Amsterdam comme successeur du roi Johan, mais se plante et finit en Belgique à Gent, après un passage au Borussia Dortmund. Après la retraite, il se finit comme entraîneur réputé, revenu au pays de Pal Sarkozy pour accompagner la décrépitude du cuir hongrois (Ferencvaros, Honved, Dunaferr). Mémorable, forcément mémorable…

07/04/2010

Les affaires reprennent

soccer_skull_postcard-p239610992392414736trah_210.jpgHonnêtement, j'ai bien cru que ce moment n'arriverait plus. Comme abandonné, le comptoir de la tertulia sentait la naphtaline et, bien qu'ayant mis en garde ses lecteurs, ce blog a longtemps failli tomber dans le coma profond, voire total. En 2008 déjà, le Sporting avait connu pareille baisse de régime, mais seulement durant cinq semaines. Là, ça faisait quand même trois mois que ça durait. Comme une "spirlose", une spirale de la lose, où l'on a plein d'idées dans la tête, mais où on se dit qu'elles ne sont pas suffisamment bonnes pour interrompre la terrible anémie qui nous avait jusqu'ici saisi.

Evidemment, j'ai plein de bonnes excuses. Un déménagement, une addiction sévère à Football Manager, une acclimatation elle-aussi addictive à Twitter (viendez!) rendant dérisoire l'usage de l'outil blog pour poster de simples vidéos… Et puis les régionales et l'après-régionales à suivre, car quand même j'ai un vrai boulot, qui prend toujours de plus en plus de temps…

Pourtant, y en a eu des sujets de tchatche de comptoir. Aussi bien en "sport is politic" (la mort de Daniel Bensaïd, le supporter du TFC), qu'en "Quatrième mi-temps" (le Grand Chelem des Bleus de Marco, dans les fesses de tous les détracteurs du renouveau ovale made in Lièvremont), ou en "Planplan Média" (le savoureux revirement de L'Equipe sur François Trinh-duc n°10 du XV de France), ou en "Chasse patate derrière le Tour" (avec la victoire de Pierrick "fend-la-bise" Fedrigo dans le Critérium international), et j'en passe, des "Rhaaaaaa" et des meilleures…

Bienvenue-chez-les-Cons.jpgOn aurait pu aussi rire jaune en broyant du noir, en assistant au spectacle de l'anti-Hérault Frêche, fier sur son trône septimanien et soutenu par le gros Loulou Nicollin, trop heureux de trouver plus craignos et grabataire que lui, et envieux de pouvoir récupérer club de rugby montpelliérain afin de transformer l'or en plomb, comme il l'a déjà fait avec l'AS Béziers.

Mais à force de ratiociner sur la meilleure façon de ressusciter ce blog, on en finit pas de de s'auto-paralyser. Alors, laissons de côté Montpeul qui continue à jouer le titre (malgré le complot de la Ligue qui se fait jour -cf. la privation de victoire, samedi dernier contre Monaco-), on en cause déjà un peu chez l'excellent "Plat du Pied Sécurité" (ça aussi ça n'aide pas, l'arrivée d'une talentueuse relève blogosportive).

Oui, laissons tout ça et juste faisons-le: le Sporting Tertulia est donc de nouveau ouvert!

Bon, en même temps, il risque de refermer temporairement ses portes dans dix jours pour cause de vacances auriverde (oui, je sais, le Maracaña est sous les eaux). Mais comme aurait pu dire Daniel Xuereb, "l'important, c'est pas de scorer, c'est de rester présent au point de péno"…

Et pour se finir dans la renaissance, rien de mieux qu'un bon vieux "Truc à la con" empreint de symbole, histoire de remettre vite fait à jour nos panthéons poussiéreux. Et bienvenue donc au Brésilien Djalminha, qui nous gratifie d'une magnifique paradinha pathétique (le panthéon ici), pouvant résumer à sa manière l'épisode peu glorieux que nous avons connu ces trois derniers mois de disette: on tourne en rond, on veut faire le malin, et on arrive à rien. Mais au final, la tragédie n'est pas finie, et c'est très bien comme ça…

03/01/2010

2010, année distanciée?

Image 12.pngIl est tout de même temps de souhaiter une belle et heureuse année aux lecteurs de ce blog. L'occase de constater également que le temps manque pour tenir à jour la tertulia. Et peut-être même parfois l'envie. Tombé dans l'addiction de "Foot manager" (Montpeul 5e du championnat et actuellement en huitième de finale de l'Europa league!), plus vraiment le goût de l'actu sportive. Trop heureux de fêter sans cesse les retrouvailles amicales et la grande famille des potes de Montpeul qui s'agrandit (bienvenue à Oscar le futur demi-de-mêlée), on a même pas eu le temps de lire L'Equipe. Juste de noter que 8 pages de rétros fadasses coûtaient malgré tout 1,10 euros…

Pour dire qu'on l'avait un peu lâché, ce blog (hormis un billet nocturne un brin alcoolisé), on n'avait même pas salué l'immense victoire des Montpelliérains à Gerland. Faut dire que "Foot Manager", ça prends du temps (surtout quand on remet à zéro après chaque défaite à domicile).

 

Image 13.pngEn matant enfin les images de l'exploit rhodanien qui fait terminer la bande à "Costa-Spahic" troisième des matchs aller, quel ne fut pas le bonheur de voir en vrai mes nouveaux héros de jeu vidéo. En plus, dans le jeu comme dans la vraie vie, Nicollin n'est jamais aussi agréable que quand on ne l'entend pas. Au final, le manque de crédibilité médiatique nous va bien. En plus, dans notre coin ça régale toujours autant du filet (remember), et le Montpellierêve continue, avec un superbe pion de Montaño…





Pour 2010, le Sporting poste donc ses vœux, sans savoir s'il sera souvent mis à jour cette année. En même temps y a tournoi des VI nations et Marco, Mondial et Raymond, saison de cyclisme et Rémi Pauriol et Pierre Roland les futurs Hinault…

Alors plutôt que de spéculer davantage, mieux vaut entamer l'année avec un clin d'œil à Titi Henry, incontestable "tertulia d'or du geste culte" de 2009. En version Groland, ambiance fin de réveillon bien légère. Welcome in the 10's…



 

 

31/12/2009

Montpellierêve

Image 8.pngEn passant, parce qu'il n'y a définitivement rien de mieux que de passer des vacances déconnectées, un simple moment d'émotion "à la sauce Montpeul". Mercredi soir, jour de veille de fin de décennie, un bon vieux retour au stade Yves-du-Manoir. On a eu beau pester dans les embouteillages, en passant devant l'ancien, exigü et regretté stade Sabathé, c'est quand même toujours bien, le professionnalisme à visage humain. Des drapeaux, de l'ambiance, de la bière et de la gagne. Au bout d'une heure, suant dans nos cabans d'expat' parisiens plus habitués au 15° en soirée, le bilan était morose. Une mascotte à la con, un arbitre à la con, une défaite à la con.

Et puis en fait non. On s'était pas fait chier pour choper huit places, laisser des kilos de bambins à leurs mères et enquiller les bières, tout ça pour perdre contre les Parigots du Stade Français, qui mènent alors 23-9. Alors rébellion. D'abord, une mailloche à l'ancienne. Un rituel dans les affrontements entre les deux équipes, attendu par tous et fêté comme il se doit en tribunes. Sous les vivats, la belle "générale" est remportée haut la main par notre Georgien qu'on affamme dans une cage durant la semaine, Mamuka Gorgodze, dit "l'ogre de Tbilissi".

Image 9.pngPuis du jeu, du jeu, du jeu. Trinh-Duc le magnifique à la manœuvre, Fufu Ouedraogo à la relance, et les autres au soutien et à la défense. Le fantôme de Picamoles a plané sur le stade, mais même sans lui, le MRC a de nouveau fait hurler l'ado attardé qui sommeille en nous. Du combat, du pressing et de l'essai contré. Et notre Argentin Todeschini de finir le boulot, en enquillant les points entre les perches. Victoire sur le fil (25-23), joie, bières et re-bières. Montpeul est magique.

Pris dans mon engagement éthico-gaucho-à-la-con, rapport à mon questionnement Nicollinien sur l'homophobie dans le sport, je m'étais promis de faire gaffe au moment d'élever de la voix. Languedocien déraciné/implanté chez les gens biens de la capitale, il s'agit un moment de se mettre en accord avec ses bonnes paroles de repas mondains. Oui, quand on dit "pédé" ou "enculé", c'est pas homophobe, mais quand même, si on peut éviter de le dire, c'est mieux. Excessif assumé, mais prêt à se contenir dans l'insulte.

Alors, après s'être tu lors des trois premières grosssières erreurs d'arbitrage, et alors que venait d'être sifflée la quatrième, que dire quand l'envie de conspuer violemment devient irrépressible? Une seconde d'hésitation, un tsunami cérébral et une gorgée de bière plus tard, la sentence tombe: " Corrompu!", "Escroc!", "Voyou!"… Faible, très faible. Alors, on fait des phrases: "Tu vas finir dans le Lez!", ou "Combien il a mis de zéros, Guazzini, sur ton chèque?"…

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Déprime absolue: être un supporter politiquement correct n'est absolument pas drôle. Alors, on décide transgresser, et on lâche, presque malgré nous, lors de la soixante-huitième erreurs d'arbitrage en défaveur de Montpellier: "Saloooope!!!" Putain, ça fait du bien, et en plus le terme passe bien en gradins. Politiquement correct, brutal mais coquin, dandy mais ludique. Qui ne choque personne, au final, dans les travées du stade Yves-du-manoir. Et tant pis pour les féministes, elles au moins, elles ne martyrisent pas ce bon vieux Loulou Nicollin…

Image 11.pngIl y aura bien par la suite quelques vannes grasses sur le calendrier du Stade Français, mais vu le rugby pratiqué par ceux qui ont posé dedans, ce serait fauter que de ne rien en dire. En revanche, d'homophobie, même au sens "parisien" du terme, point.

Après-match, une copine (également auteure des clichés -©Paupau-) se retrouva dans une file masculine pressée d'uriner. Se rendant compte de sa mégarde, elle lâcha: "Je ne suis peut-être pas à ma place…" Et un gars devant de lui répondre: "Menteur!"

Confusion des genres, toujours… Comme dans un rêve. Que c'est bon, Montpeul…



 

 

13/12/2009

A nous Bordeaux!

Image 3.pngEn passant, cette incroyable épopée qui continue pour Montpeul. On joue encore et toujours le titre à 4 points des Girondins (avec un match en moins). En deux semaines, on claque les fesses de Lille et Toulouse, concurrents direct pour l'UEFA (oui, parce qu'on a encore du mal à vraiment croire au titre). Et en plus, comme lors de l'an de grâce 1987, ça joue et ça régale. Loulou Nicollin parle même sans dire de gros mots, et ça, ça nous fais plaisir. Grisette sur le gâteau, le petit Karim Aït-Fana et l'inattendu Soule Camara marquent à tour de rôle le but de leur vie…







Top du top du rêve de gamin, on a même un bus aux couleurs du club pour les joueurs. Ouais, comme les grands…


Et ce mercerdi, on joue le champion sortant à la Mosson, pour voir enfin vraiment si on peut se prendre à rêver de revivre les années Bernardet…

 

 

 
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