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11/08/2009

La violence ça craint… mais parfois c'est bien

4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$ealosu6agov123t95hw6kysmwn95yvn.jpgEst-ce la recrudescence des débordements aux abords des stades de L1 (Saint-É ou Montpeul), mais on a envie nous aussi de céder à la mode ambiante de la violence footeuse. Car au-delà du craignos de certains franges de kops et du pathétique des mailloches esquivées sur le pré, il y a tout de même de la place pour de la bonne violence poilante dans le royaume de football. A mille lieux des fatwas haineuses anti-Fiorese (bonne retraite) de supporters parisiens au vocabulaire tristement limité (la preuve ici), ou même de la toute fraîche décision de la fédé colombienne de priver les supporteurs de leurs tuniques à l'extérieur. Et hier, un joueur de River Plate (mais le club uruguayen) a failli se faire poignarder.

Pourtant, à l'inverse du rugby où le bon esprit maillochard reste la règle et le débordement l'exception (du moins au top niveau), il arrive d'éprouver un sourire marginal à la vue d'une certaine brutalité footteuse. La preuve en trois séquences de montée d'hormones approchant le sous-culte, qui ont eu lieu lors du dernier week-end. Evidemment, on retrouve encore de la came australienne.

Baston féminine. Perso, je n'ai pas de souvenir d'avoir déjà vue ce spectacle. Une belle "générale" entre Australiennes et Chinoises (victoire  2-1 des secondes), avec des vrais morceaux de rage et de fureur…




Grèle intestine. En revanche, il s'agit là d'un grand classique du panthéon des compagnons de la baston. Toutefois, le gardien du FC Bâle Franco Costanzo nous gratifie d'un inédit capillotractage sur le scalp de son propre défenseur, Beg Ferati. Ambiance "tu m'énnnnnnerves, j'sais pas ce qui me retient"…







Mascotte killer. Voilà une bonne grosse vanne, franchement jouissive, et pourtant tellement hargneuse. Un supporteur du sombre club de Bardo s'emplâtre l'emblème vivant des Magpies de Miranda, à la mi-temps d'un match de championnat du Sutherland Shire. Inusable, même si mal filmé. Et oui, bien sûr, ça se passe en Australie…

 

10/08/2009

Reprise en douceur

En ces temps de farniente festif et donc feignasse, on a suivi de loin la reprise de L1. Et, après coup, outre le déjà magnifique Emir Spahic qui a offert au MHSC un nul à dix contre onze contre les Parigots, on retiendra Gourcuff. Ah non, pas ses deux pions contre Lens. Plutôt son magnifique loupé, au moment de délivrer un caviar à l'attaque bordelaise. Bug insensé d'une idole pourtant en état de grâce…

05/08/2009

Ce bon vieux piquet de coin

poteau-corner.jpgCe week-end, on a vu le poteau de corner rappeler aux amateurs de ballon qu'il existe. Elément souvent méprisé du jeu de football, il n'en est pas moins l'un de ses acteurs anecdotiques, donc forcément culte. Le poteau de corner est une zone du terrain où règne l'incertitude. Je centre ou je feinte, je protège ou pas la balle, je dégage en touche ou j'essaie de relancer proprement, je fais faute de façon mesquine ou avec un gros tacle aux chevilles…

Une sorte de triangle des bermudes footballistique, où tout peut arriver. Ainsi, la défense du Sparta Rotterdam contre l'attaquant du FC Twente…



Au sporting Tertulia, on a déjà évoqué en passant l'une des aires de jeu les plus punk du terrain, propice aux feintes magiques (remember Rooney et Totti), aux craquages psychologiques (type bug de playstation) ou aux dribbles impossibles (d'un obscur Yougo truqueur). Mais on s'est moins intéressé au piquet de coin en tant que tel. Et pourtant, il y a en dire. Rien que dimanche, le poteau de corner a encore délivré un tacle décisif, contre le Corinthian Boquita…



Ah, ce bon vieux poteau! Comme Bobby Robson (en ce moment, on est d'humeur nostalgique -sans doute les vacances à Montpeul-), il a rythmé nos souvenirs et croisé les plus grands. Dont Roger Milla. Le lion indompté lui a offert une danse, comme une révérence absolue, un jour de huitième de final de Mondial 90…




Le poteau de corner a tout du mythique. Avec Maradona, il devient un élément de one-man show…




Avec Robinho, il met une mandale à Kaka (le poteau de corner est férocement laïcard)…




Avec Drogba le Marseillais, il se fait tout petit…




Dans le stade portugais du Boavista FC, il est l'objet des convoitises…





Mais comme avec Boquita, le poteau de corner est surtout un redoutable tacleur, avec un certain talent dans l'humiliation de ses victimes…





Bonus "joies perdues de l'enfance". On peut même faire de la guitare avec un poteau de corner…

02/08/2009

Les émotions Robson

article-1159221-022C1C170000044D-533_468x467.jpgRhaaaaaaaa, Bobby Robson s'en va et c'est un fragment de jeunesse supplémentaire qui glisse sur le vague à l'âme de la mémoire footballistique. Robson, c'était la classe à l'anglaise, mais vraiment. Le dernier grand coach d'Albion, qui misait tout sur l'offensive, en ancien attaquant à la carrière pas si top, mais qui s'est imposé comme l'un des maîtres du jeu de ballon des 80's et des 90's. Pour la nécro, y a pas mieux qu de Cherif Gemmour dans So Foot.com.

Robson, c'était le "special first" qui a enfanté Mourinho, après l'avoir sorti de son boulot d'interprête au Sporting Portugal pour en faire son adjoint à Porto puis à Barcelone. Le gars dont la mort vendredi a failli faire craquer un Kieron Dyer qui le considérait comme un père lors des dernières années de Bobby à Newcastle…




180px-Bobby_Robson_Cropped.jpgBobby Robson, c'était une certaine idée de l'Angleterre, dont il dirigea la sélection durant deux mondiaux où les Trois Lions étaient au top international. Mais c'était aussi un bourlingueur qui a ramené un paquet de titres dans les trois pays où il officia, avant d'offrir un illusoire espoir aux Magpies de s'imposer parmi les meilleurs (Newcastle vient de descendre en D2). Résumé d'une carrière en vidéo, extrait d'un hommage pour son 75e anniversaire, l'an dernier…





Mais pour nous, l'autre "Sir Bobby" a surtout été le stratège, parfois malheureux, de moments de bravoure qui figurent parmi les plus belles de nos émotions footeuses.

Bobby, c'était Gary Lineker, John Barnes et Peter Shilton, au Mondial mexicain de 86. Argentine-Angleterre. Le jour où Diego est devenu D10S, Robson était aux première loges, et nous, on matait alors notre premier match d'une longue carrière. Mais dans notre souvenir, les commentaires étaient vachement moins biens (cf. Titi Roland et l'arbitre tunisien). Au micro, l'immense journaliste uruguayen Hugo Morales. "Merci pour ces larmes, Diego"…




Bobby, c'était aussi Gazza et l'équipe d'Angleterre demi-finaliste du Mondial 90. Plutôt que la dramatique scène des pénos et de l'Allemagne qui gagne à la fin (ça se passe ici), on préfèrera retenir la volée de David Platt dans les ultimes instants de la prolo du quart contre les Belges. Pour la version anglo-enthousiaste, c'est ici. Mais nous on préfère la version RTBF, avec notre héros Roger Laboureur au micro (voir ci-contre) abandonnant sa frite légendaire…

Et puis Bobby, il était aussi sur le banc de la Mosson pour voir son PSV Eindhoven mené par Romario se faire fumer par Montpeul au premier tour de la Coupe des coupes 90/91 (j'y étais!). Avec les compliments de Baillsou, Mr Xu, Valderrama et, bien sûr, du plus grand joueur de tous les temps pailladins. Jacek Ziober…





Bobby, ce fut enfin un sacré beau Barça. Celui de Stoichkov, Figo, De la Peña. Celui qui remporta l'un des plus grands matchs de la décennie, conclu 5-4 contre l'Atletico Madrid de Kiko, en Coupe du Roi '97. Ambiance de folie, et l'oublié Pizzi se jetant en héros dans les bras de coach Robson…

Politiquement parlant, Bobby, c'est enfin l'hymne du Barça qui résonne à San Bernabeu, dans l'antre du Real. En finale de cette même coupe du Roi, contre le Betis Seville (3-2). 40.000 "culés" se livrant à une joyeuse et furieuse profanation antifranquiste et catalaniste…

 
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