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17/06/2009

Perse-murailles

Iranian-football-team-wea-003.jpgEn passant, cet instantané très "Sport is politic" surpris par le Guardian lors du match Corée du Sud-Iran, en qualifications pour le prochain mondial. Selon le "live iranien" du site internet anglais (plus d'infos sur Marca), au moins quatre des onze joueurs portaient un brassard vert en soutien aux opposants à Ahmadinedjad. Ou comment afficher son soutien à des manifestations dont on ne parvient pas à saisir la réelle ampleur en raison des frontières hermétiques d'Ayatollah-land.

Dans le public, une banderole: «Va en enfer dictateur!». «Jusqu'à la fin, nous serons avec vous, chers compatriotes». Au début de la deuxième mi-temps, les brassards ont été ôtés. Et le match s'est terminé sur un nul (1-1), obérant fortement les chances de la sélection perse…



Anecdote qui ne manque pas de piquant: dimanche, lors de sa conférence de presse, Ahmadinejad avait comparé l'opposition et la contestation des résultats de l'élection présidentielle au hooliganisme des supporters de foot. Sans se leurrer non plus de trop sur le "progressisme réformateur" des autres candidats iraniens en lice, le Sporting Tertulia espère que si les Verts sont effectivement les plus forts et gagnent à la fin, on paiera aux joueurs des mousses à vie.

Et pour ne pas se quitter sur ce jeu de mot piteux, offrons-nous un plaisir tout oriental, avec une vidéoverdose de 102 des 109 buts du grand Ali Daei, l'attaquant iranien aujourd'hui retraité, mais sans doute recordman de tous les temps du nombre de pions marqués sous un maillot national…

15/06/2009

Fignon en pleine tronche

fignon_portrait_maxppp.jpgIl nous aura fallu quelques jours pour encaisser le coup, après l'annonce du «cancer avancé» de Laurent Fignon (l'extrait vidéo ici). P'tain la Figne! Pour être franc, "l'intello du peloton" (avec pour seule intelligence des lunettes et un bac), il ne nous l'a jamais vraiment fait.

Pour tout bon fan de Lucho Herrera, Bernard Hinault ou Stephan Roche (sans oublier Caritoux!!!), Fignon c'était un peu le casse-couille de service, Parisien en prime. Le mec qui suintait la suffisance du débutant qui claque d'entrée deux Tours et qui avait humilié le Blaireau en 84…

 

 

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(Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo sur le site Ina)

 


En plus, le mec il se faisait choper pour dopage et il assumait presque la position du laisser-faire. Mais à la charnière des années 90, le binoclard a remporté une étape cultissime de l'histoire de la Grande Boucle. Celle de La Plagne en 87, quand il règle l'horrible suceur de roue ibère Anselmo Fuerte dans un sprint sublime…

 

 

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(Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo sur le site Ina)

 

Et puis un an plus tard, le winner blondinet est devenu tellement humain, en incarnant le cauchemar du supporter patriote, bien avant France-Bulgarie. Et l'on se souvient encore de notre stupeur en voyant la détresse du Lolo, tout en se réjouissant secrètement de la victoire de Lemond. C'était le temps des 8 secondes d'écart, du contre-la-montre sur les Champs et de nos premières blagues potaches… sur les fameux "problèmes de selle" de Fignon, bien sûr…



Au début des 90's, Fignon est carrément devenu un Yannick Noah à deux roues: fin de carrière laborieuse marquée par les blessures, et séquences déchéances à foison. Comme sur le Passo Giau, lors du Giro'92…



Mais comme les héros ne meurent jamais, même quand ils ont mauvais esprit, Fignon a aussi touché la rédemption, lors de Strasbourg-Mulhouse: sa dernière victoire d'étape sur le Tour, peu avant la retraite. Crépuscule des (o)dieux, en terre alsacienne. Et le souvenir d'une petite larme écrasée, comme pour saluer la fin d'une époque…




Alors, quand on a appris le cancer de Fignon, eh ben ça nous a fait quelque chose. Et ce, alors même qu'il nous irritait à nouveau au micro de France télé, où il ne pouvait pas s'empêcher de se la ramener face à not' Jaja d'amour. Mais face au plaisir de revoir son bandeau, son maillot Peugeot puis Système-U, son super Giro de 89 et Cyrille Guimard, on avoue quand même une sacrée émotion nostalgique…





EDIT Mardi: Et pour compléter l'hommage, avec infiniment moins de mauvaise foi et infiniment plus de talent que dans ces colonnes, l'inestimable Jean-Louis Le Touzet nous gratifie d'un portrait de la Figne, en der de Libé de ce matin…

14/06/2009

Crazy wedding

Le Sporting Tertulia cherche d'urgence un traducteur franco-portugais pour nous éclairer sur la furieuse séquence qui suit. On y voit un Christian Jeanpierre brésilien comme on en rêverait chez nous, qui vient foutre le dawa dans les coulisses mariage de Roberto Carlos. Avec un énorme sosie d'Antoine Sfeir en consultant façon Larqué cocaïné, le duo déchaîné donne tout. Au programme: dentier qui saute, concours de jongles avec les invités et, à partir de la 6e minute, un dialogue avec le latéral brésilien, conclu d'un bisou à la Lolo/Babar…

Marco prince et Blacks boulés

Il aura fallu attendre une journée pour enfin trouver un résumé vidéo de la victoire du XV de France au pays du long nuage blanc. 27-22 contre des Blacks certes pas de gala, mais des Blacks quand même. Quatrième succès en Nouvelle-Zélande, depuis 1994 (deux fois) et 1979. Pas d'essai du bout du monde, mais trois fois en terre promise, avec un Trinh-Duc solide, un Julien Dupuy très convaincant à la mêlée, un Max Médard toujours plus menaçant à l'affût et un pack à l'aise au raffut. Notre troisième ligne aux 2/3 montpelliéraine a assommé son homologue kiwie, et Barcella est définitivement le nouveau grand pilier Bleu de l'avenir. Marco a enfin pu avoir un peu de temps et une équipe compétitive (hélas sans Perpignanais) pour montrer le chemin du renouveau. Et la ligne arrière commence à montrer des choses intéressantes. Ça a de la gueule…




Et pour le plaisir, plutôt que le vu et revu essai du siècle d'y a 15 ans (visible quand même ici), rien ne vaut la chaude voix de Bala trente ans plus tôt, en 1979…

12/06/2009

Ventoux classieux

Bel avant-goût du contre-la-montre ultime du Tour à venir, avec ce final royal de la grande étape du Dauphiné libéré. Alejandro Valverde, malgré le dopage et tout et tout, fait définitivement partie de la caste des seigneurs. Lors des derniers hectomètres de l'ascension du Mont-Ventoux, il attend l'anonyme Sylvester Szmyd, comparse de grimpette victime d'un saut de chaîne. Et lui laisse la gagne, s'emparant de son côté du maillot jaune du Daubé. Evidemment, Cadel "j'attaque pas" Evans n'a pas attaqué et s'est fait largué…

11/06/2009

Finalement, Zidane est touchable

En passant, et juste pour le plaisir de se faire L'Equipe, qui franchement cherche le bâton, ce superbe contre-pied: Ronaldo signe au Real pour 94 millions d'euros. La veille, notre quotidien préféré nous sortait une de ces unes chauvino-crétines dont il a le secret…

 

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Y a pas à dire, le sens de l'actu, comme celui du ridicule, c'est inné.

10/06/2009

Fatigué, mais toujours Gaillard!

Après trop de journées d'affilée à suivre les méandres électoraux de la recomposition de la gauche française (du NPA au Front de gauche, en passant par Europe-Ecologie et le PS, sans oublier la social-démocratie européenne), enfin un peu de temps pour revenir à l'essentiel. Montpeul… Ouais parce que Roland-Garros, cette année, ça me l'a pas fait.

À part l'énormissime Fernando Gonzalez qui s'essuie le cul sur une fausse marque, contre le jouissivement odieux Soderling (qui n'a évidemment pas fait mieux que Verkerk ou Pernfors et qui va évidemment retrouver l'anonymat ensuite)…




Ou encore le ménage cultissime (aux frais d'Eurodisney) de Nelson Montfort commentant un match entre Nadal et… Mickey! Suivi d'un recadrage en règle du vil Bill…






Ou enfin la porte d'Auteuil et Rodger qui découvrent avec horreur Jimmy Jump, le roi des "espontaneo", envahir la terre battue avant de s'y rouler. Un événement qui permit au Sporting de se la raconter instantanément sur son nouveau compte Twitter (viendez "follower", on pourra faire des micro-tertulias)…



 

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Bref, Montpeul. Et le sentiment qu'on s'avance vers une grande saison, au fur et à mesure qu'évolue notre mercato, en à peine une dizaine de jours. Sans surprise, le ptit Bocaly retourne à l'OM (bizarrement, il préfère être entraîné par Deschamps que par… René Girard). Mais c'est pas grave, car Loulou Nicollin a décidé de la jouer grand seigneur. Et commence en claquant un grand coup. Romain "magic" Pitau! Et ouais, le sombre milieux def' de Sochaux et Nice.

nicollin.jpgMais ce n'est pas tout, car Nicollin se sent d'humeur dépensière: rien de moins que Cyril Jeunechamps (33 ans), un gars qui a peut-être connu Moussa Saïb à Auxerre, tout de même… Last but not least, et la à c'est énorme, voila-t'y pas que not' Loulou, il voudrait pas en plus se payer Bryan Bergougnoux. Ouais! Carrément l'attaquant remplaçant du TFC!

Pour résumer, mieux vaut encore se bercer des moments récents de l'euphorie de la montée, en saluant une nouvelle fois le compatriote Rémy Gaillard, qui fait plaisir à voir au milieu du vestiaire pailladin (avec Dzodic et Delaye, les héros de mon enfance! Comment ça ils jouent toujours?). C'est con qu'il n'y ait pas une version sans son concours "bière-foot" qui sent parfois le fake…



Vivement le 8 aout prochain, quand le MHSC entamera la saison à la Mosson contre le PSG. Ce qui signifie aussi que ce sera au Parc qu'on ira jouer l'Intertoto lors de l'ultime journée. A priori, les élections régionales seront passées, et on pourra aller hanter la tribune de presse…

07/06/2009

UuuuUuuUuusap!

2009-06-06T211151Z_01_APAE5551MVT00_RTROPTP_3_OFRTP-RUGBY-TOP-14-FINALE-URGENT-20090606.JPGEncore les yeux humides, en rentrant du Stade de France (j'suis émotif en ce moment). Ça a beau être un ramassis de têtes plates et de fronts étroits, ces Catalans, la fibre régionale joue quand même. L'Usap touche le bout de bois, et c'est une certaine idée du rugby qui s'impose, qui joue au large et avance groupée. Des jeunes du club et aussi des vieux qui y sont restés ou y sont revenus, avec quelques anonymes étrangers pour compléter.

Un bouclier de Brennus pour le petit Nico Durand, Nicolas "Colvis Cornillac" Mas, Le Corvec, Farid Sid ou David Marty, c'est la revanche des clubs à l'ancienne face aux Stades Toulousano-Français. Alors que les stars (Tuilagi, Carter, Hines) sont en tribunes. Et puis Maxime Mermoz l'espoir toulousain adopté. Et puis Jérôme Porical, l'enfant du pays qui réussit le match parfait, entre passe décisive et pied en (rouge et) or. On s'y rajoute une cerise de supporters déchaînés, et la sanquette catalane est prête à déguster…






Quant à Clermont, ça fait dix de der. La lose atomique. Mais quand comprendront-ils qu'une finale ne se joue pas à l'anglaise?!!? Et qu'un peu de balle à l'aile ne nuit pas, au lieu de mortelles chandelles. En même temps, Mignoni le chat noir s'en va l'an prochain et il faudra bien qu'un jour la place de Jaud résonne enfin d'un peu de victoires. Parce que les retours en RER avec des jaunards en larmes, ça devient vraiment trop triste à la longue. Même france 3 Auvergne nous arracherait des larmes (via @Ivalerio). Pourquoi tant de cruauté…

 


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Alors, pour les consoler, on leur rappellera que sport is politic. Et donc que Hortefeux l'affreux l'a dans le cul, alors que l'antifranquisme va résonner dimanche dans le stade de l'Aimé Giral. Et L'Estaca du grand Luis Llach, honteusement oubliée à Saint-Denis par le DJ toujours aussi pourri, nous refera chialer…

 



Bon, l'écueil, c'est qu'on va devoir se taper Cali en spécialiste du rugby dans les jours à venir.

 

 
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