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09/02/2009

Régression enfantine

Enfants jouant au foot à Hébron.JPGDes larmes, de l'espièglerie, du but de rêve, et des coups de poings… De retour d'un congrès du NPA où ça n'a pas vraiment causé sport (hormis une procédure de vote pour choisir le faux-nouveau nom du parti, semblable au règlement de la champions league), le Sporting Tertulia s'offre un rattrapage vidéo du week-end. Une sélection de vidéos, qui fait irrémédiablement penser à une cour d'école, démontrant une fois de plus que les footeux sont des enfants qui ont refusé de grandir pour jouer à la balle. La preuve par quatre.

"La tristesse infinie de celui qui devient mauvais", par Rogerio Ceni. L'immense gardien brésilien (membre de notre panthéon des goal-buteurs de légende) s'est pris pour Spiderman jeudi, en tissant une toile grand luxe lors d'un Sao Paulo-Bragantino de championnat pauliste. Devant son public, Rogerio ne supporte plus le poids des années, et craque psychologiquement. C'est triste un goal qui ressent la petite mort arriver…



"Marquer le but le plus fou de ses rêves", par Renato Santiago.
Il y pensera encore dans 20 ans, comme nous de nos buts lors des interclasses de seconde (l'année du titre!). Un but du milieu de terrain, sur coup d'envoi, jeudi aussi, en championnat pauliste aussi, mais de deuxième division. Toutefois, là où l'homme au nom de méchant hollywoodien élève le niveau, c'est qu'il profite d'une astucieuse interprétation réglementaire. En effet, rien n'interdit de ne pas marquer de la sorte. La balle doit juste aller de l'avant et ne pas être retouché par l'engageur…



"Changer de jeu si jamais il neige", par Michael Ballack.
Ben oui, quoi, ça change de taper dans le cuir et c'est pas tous les jours. Samedi, Chelsea TV a diffusé cet extrait roboratif d'une interview de l'Allemand qui ne peut résister à l'envie de se lancer dans une bonne baston ennéigée…



"Se prendre pour le caïd et faire son malin", par Lee Bradbury.
Cet honnête attaquant de troisième division anglaise, a du mater sur M6 un bon Terence Hill/Bud Spencer la veille à la télé (comme l'a joliment noté 20minutes.fr). Au point de nous refaire le coup de la mythique machine à baffe…



 

07/02/2009

Révolution ratée

Ce fut comme un drôle de sentiment qui parcouru l'esprit, à l'heure de jeu d'un France-Irlande fort plaisant. Comme un air de come-back rugbystique, direct dans les années 80. L'effet Marco Lièvremont, en plus abouti que l'an passé. Du jeu, de la relance, du combat devant, des fautes au sol à la con… Même un petite "90's touch", avec des drops à la Titou Lamaison. J'sais pas si c'était la qualité de l'image, mais devant un tel spectacle de jeu perpétuel et de ballons tombés "mais c'est pas grave, ça joue", je m'serez cru sur ESPN classic…

Sauf qu'à la fin on a perdu. Bouffés en touche, ruinés par le pied d'O'Gara, assommés par des fautes de minimes… Caramba, encore raté Marco! Gagner tout en faisant vibrer, c'est pas encore évident dans le rugby stéréotypé en crise. Même si la charnière Tillous-Borde/Lionel Beauxis, qui a régalé comme les inspirations de Max Médard. Allez, si ça continue comme ça (et si on tape les Anglais), ce sera un beau tournoi…

 

06/02/2009

Encore mieux que la CAN…

Pour tous les amoureux de la Coupe d'Afrique des nations, sachez qu'il y a plus jouissif encore: la Coupe d'Afrique juniors. En trois vidéos, un petit compte-rendu de l'événement, à la fois pour le plaisir des yeux et pour vous la péter en évoquant la star de demain. Serial buteur des Baby Black Stars du Ghana, l'attaquant du Maccabi Haïfa Ransford Osei a illuminé le tournoi de sa classe de buteur (7 en 5 matchs, dont deux scellant la victoire en finale contre le Cameroun)…


Ransford Osei- Ghana, 18 Years Old - video powered by Metacafe

Après avir pris l'Osei et s'être tiré, on peut se faire un petit best-of des meilleurs moments de l'épreuve…



Enfin, pour les fans de grigris inutiles, quelques roulettes et autres jongles de gardien, sans lesquels Thierry Roland ne pourrait pas dire que vraiment, ils ont le rythme dans la peau, ces Africains…

05/02/2009

Vous reprendrez bien un peu de streaker

Allez hop, avant de me faire trois jours de congrès fondateur du NPA (l'occase de se remémorer l'admiration de Besancenot pour Socrates), le Sporting Tertulia rouvre son panthéon des streaker. D'abord pour saluer la tentative de l'immense Jimmy Jump. Après avoir réussi à s'illustrer lors du dernier Euro (souvenez-vous), notre "human goal" préféré se serait bien vu entrer dan l'histoire de son catalan de club favori, en marquant le 5.000e but du Barça. Hélas, Eto'o avait senti le truc et a su se montrer persuasif, trop sûr d'être celui-là. Sauf que c'est Messi qu'a planté. Bien fait…



Autre envahisseur de pelouse, mais autre style, bien que tout aussi habillé. On sait pas où ça se passe, mais il faut saluer le sens du rythme de cet "Arab streaker", à l'élégance toute musulmane…

04/02/2009

Quelle T(ao)uile!

Voici une expérience toute montpelliéraine. Prenez un honnête joueur de foot franco-marocain, qui brille comme les copains reubeus en cour d'école dans nos jeunes années. Du tricot, de la chambre, du gri-gri et de la balle qui finit en touche. A Montpellier, sous les glorieuses couleurs du MHSC (dont on salue évidemment la rouste infligée à Boulogne -Courbis forever!-) on en a vu passer un paquet des comme ça. Dernier en date, Mehdi Taouil. Le gars qui a commencé à Nancy, puis s'est exilé à Nuremberg, avant de passer deux ans en bord de Lez. Evidemment, il fait le branleur et Nicollin ne le garde pas au terme de deux saisons pas vraiment folichonnes en L2. Sans club, le Mehdi trace sa route dans le club écossais glauque de Kilmarnock. Et là, le week-end dernier, il devient l'auteur du dribble de l'année. Sans même que la balle sorte en touche…

Noël fait le malin à Milan

Vite fait, une petite vidéo pour saluer le fair-play de l'irasciblement génial Noël Gallagher, de passage lundi à Milan avec son groupe d'ex-fan des nineteens. Un maître-morceau ("Don't look back in anger", que l'on pourrait traduire par "Ne regarde pas en arrière, ça fait chier!"), spécialement dédicacé à Kaka le fou de Dieu, qui a failli rejoindre "just for the money" Manchester City, le club idolâtré par les frangins d'Oasis et récemment racheté par un magnat émirati. En plus de rappeler les belles années lycées, ça permet d'incarner cette belle chanson en "Blues song" du supporter…

03/02/2009

La solitude du juge de touche

En passant, un hommage aux juges de touches, ces souffre-douleur permanent d'un public avide de pouvoir expier sa rage sur un bouc-arbitraire à portée de main, ou de joueurs trop heureux de pouvoir lâcher des gros tacles en bout de ligne dans l'espoir d'accrocher un "homme au drapeau" dans sa glissade.

Deux exemples cruels de cette vie infernale sont venus s'ajouter à la longue série d'exemple de persécutions aux sous-arbitres, à laquelle l'auteur de ces lignes confesse coupablement avoir dans sa prime jeunesse contribué, en envoyant ses lunettes sur l'un deux (lors d'un MRC-Biarritz scandaleux, faut dire… Ptain, en fait c'était y a juste 5 ans…)

Donc, la corporation du long de ligne a encore connu deux épisodes mouvementés de son rapport aux autres composantes du jeu de ballon. Aux Pays-Bas, un hors-jeu non-sifflé se traduit par un bon coup d'épaule un peu brutasse d'un supporter mécontent de De Graafschap. Au Portugal, on est plutôt de l'école du tacle joyeux et sans vergogne, avec sourire dans la foulée, genre Bruno Mendes du Benfica Lisbonne. "Désolé m'sieur, j'vous avais pas vu et j'avais très envie de me jeter comme un con sur cette herbe mouillée". Dur métier…




Les Experts sont Allemands

Bizarre, cette finale de mondial de handball. Pour ceux qui ont le souvenir chevillé au cœur des titres de 95 et 2001, on peut pas vraiment dire que ce fut un régal. Mais une démonstration plié à l'allemande des années 70/80, sérénité & domination physique à tous les étages. Une victoire si logique que les commentaires d'André Garcia sont apparus vraiment insupportables, quand ils pouvaient jusqu'ici passer pour passionnés.

Bref, rien à dire sur cette nouvelle victoire des Bleus, tellement indiscutable qu'elle désenchante. On ne peut évidemment pas leur en vouloir, mais il manque ce soupçon de panache furieux qui nous a fait tant aimer les Bronzés, les Barjots ou les Costauds. Heureusement qu'il reste les Croates pour péter les plombs et rendre un peu de mauvaise foi subversive à ce maître-sport. Rhaaaa, le face-à-face teintée de fierté nationaliste entre Ivo Balic et Niko Karabatic…

 
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