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14/02/2009

Jeu de mains, jeu vilain

C'est toujours pas ça, le renouveau ovale promis par Marco Lièvremont. Mais la victoire est là. À l'arrache contre les Ecossais, quelques satisfactions et un doute qui persiste. Comparé à la semaine dernière contre l'Irlande, les Bleus ont été forts devant. Un beau pack qui avance en mêlée et ne lâche rien dans les rucks, Barcella qui se révèle, Millo-Chluski qui redonne des couleurs à Captain Nallet, une troisième latte grand luxe… Imanol et Dusautoir au sommet, et Fufu qui conclut un beau mouvement sur le fermé.



Le hic, outre le fait de n'avoir pas franchement brillé contre l'Ecosse, c'est que ça fait peine derrière. Que des Toulousains sauf Baby chez les trois-quarts, et au lieu d'un jeu léché, on a assisté à un concours irritant de jeu avec moufles. Ça sert à quoi de se la raconter "garant du beau jeu" pour pas réussir une relance? Heureusement, Beauxis apprend vite et gère la mène de mieux en mieux, avec un Tillous-Bordes prometteur à la charnière. Mais quel déchet dans la relance et quel manque d'inventivité au large, par rapport aux mèches allumées à Croke Park! Surtout quand on mate derrière Galles-Angleterre, où l'on n'a même pas le souvenir d'un en-avant, et où le cuir chante à l'aile comme dans l'occupation intelligente du terrain…

13/02/2009

Chicaneries chicanos

Allez, arrêtons de causer de Diego (qui par ailleurs raconte à la Nacion comment l'Albiceleste a "ridiculisé" les Bleus) pour revenir sur le nouveau derby prometteur de la planète ballon. Encore mieux que Montpellier-Nîmes, Etats-Unis-Mexique. Ça se passe dans les couloirs de retour aux vestiaires, après la défaite des Aztèques sur les terres américaines (2-0). Frankie Hejduk s'écrie "Fuck Yeah" pour s'auto-congratuler de cette bonne performance en phase de qualif' pour le mondial 2010. Le hic, c'est que l'entraîneur adjoint mexicain, Paco Ramirez, a compris autre chose…



Forcément, après ce qu'Hejduk lui même qualifiera de "caresse d'amoureux", on ne peut que repenser à l'incident passé inaperçu lors de la précédente rencontre entre les frères ennemis de l'Amerique centrale. Et au splendide geste de dépit du gardien Oswaldo "Dirty" Sanchez, cherchant à se faire Landon Donovan après que celui-ci marquât le second but de ce qui n'était alors qu'un match amical…

12/02/2009

Range ta main, Astorga!

C'est un geste technique qui m'avait échappé lors de la retransmission de France-Argentine. Pourtant, ce fut le geste de la soirée. Ça se passe lors de l'interview d'après-match, un truc qu'on voit jamais quand on est au pub, surtout si les collègues viennent de se lancer dans un débat sur le conflit israélo-paestinien. Heureusement, un de mes chefs m'a montré pourquoi il était mon supérieur, en m'interpelant sur la plus belle des séquences de jeu.

Nan, pas le pion de Leo, mais l'aura de Diego. "On ne pose pas la main sur le bras de la main de Dieu! Est-ce que t'embrasserait le Pape? Non. Alors tu touche pas le seigneur. T'as compris, David Astorga?" Résumé comme ça, c'est un peu abscons. Mais grâce à Dailymotion, la remarque devient évidence. L'homme de terrain de TF1 (sympathique au demeurant, malgré un espagnol hésitant) s'est cru tout permis. "Et comment c'est sympa, mon Maradona ; et vas-y qu'on est poteau, mon Pibe de Oro ; et vas-y que je te prends par l'épaule, mon Diegol… STOP!" Geste de classe dédaigneuse tout argentin…



Vous remarquerez qu'en revanche, Diego a lui-même caressé le bras de Raymond, ce qui prouve qu'il est finalement un peu respectable notre Domenech que tout le monde siffle tout le temps…

 

Ultra-solitude

C'est une vidéo qui fait rire, mais qui fait un peu flipper quand même. Rire, car l'image d'un supporter aviné se prenant un coup de bambou est toujours réjouissante (ça nous rappelle par exemple cette longue séquence culte du fan de baseball aux quarante gobelets). Flipper, car notre ultra brésilien de Palmeiras voit sa léthargie se transformer en grand sommeil se prolongeant dramatiquement…

La main (albice)leste

Avec le recul et malgré les litres de bières qui entravent l'analyse, on ne peut que ressortir frustré de ce France-Argentine. Vingt minutes à peu près au niveau et puis la déroute. On a beau se dire que les Argentins sont les meilleurs du monde, mais qu'ils finissent toujours par perdre en quart au mondial, le résultat ne fait pas un pli. Combat physique, aisance technique et réalisme offensif ont choisi leur camp, et les Bleus paraissent incapables de renverser l'ordre des choses.

Facile de tomber sur Mandanda, qui ne parvient pas à être décisif aux moments décisifs. Mais la défense de Bacary Sagna ne permet pas grand miracle. Mix des cauchemards olympiens, entre Zubar pour la passivité et de Taïwo pour le replacement, le latéral s'est bien galéré au Vélodrome. Gourcuff s'est asphixié tout seul au milieu d'un entre-jeu où il n'a jamais réussi à trouver sa place. Anelka rate l'occase que l'on ne doit pas rater vu le contexte (à la façon d'Henry contre l'Italie au dernier Euro). Domenech exporte son mal-être sur toutes les pelouses de France, oubliant même de faire entrer Mohammed Dabo à la 89e pour emmerder tout le monde. Diego se frotte les mains devant une seleccion qui va trop vite pour ne pas craindre le claquage d'ici 2010 (mais Riquelme aura la charge de ralentir le jeu). Et puis Leo Messi, contre qui on ne peut rien faire, si ce n'est espérer que Ribéry puisse s'en inspirer…

11/02/2009

Le short sur les chevilles

Dans la foulée de Besancenot parlant ballon, voici une vidéo tout droit venue d'Espagne qui continue de nous faire croire que non, tout n'est pas perdu au royaume du football. Après un premier exemple de mobilisation originale sur le pré, lui aussi venue de la péninsule (le Subbuteo made in Grenade), ce sont les ptits jeunes du Galactico Pegaso qui montrent l'exemple. Lundi soir, lors d'un match contre le Real Madrid C, en championnat des moins de 21 ans, il ont ainsi protesté contre le non-paiement des trois derniers mois de salaire. D'abord, ce qui ne gâche rien, ils ont arboré un t-shirt citant le titre d'un film du remarquable et regretté Carles Mira, "Avec le cul à l'air" (un extrait ici). Puis, ils sont passé aux actes, durant les trente première secondes du match…

Foot anticapitaliste

Après deux moments d'égarement à repenser aux cours d'école (ça doit être le contre-coup de la trentaine), un retour au sérieux avec cette vidéo très "sport is politic", où Olivier Besancenot (l'admirateur de Socrates) donne son point de vue de gauchiste, mais supporter du PSG, sur le foot professionnel. Extrait du tchat du porte-parole du NPA sur Rue89

10/02/2009

Aux origines du mal

En passant, pour prolonger notre série foot &  régression enfantine de la veille, ces deux extraits vidéos de beaux moments de jeunesse. On ne connaît pas leur origine, mais on on ne peut que penser à ces meurtris de l'enfance, dont le traumatisme originel peut laisser des traces tenaces. Par exemple, comment ne pas voir ci-dessous un David James bambin, martyrisé par un entraînement "dur au mal", qui ne peut pas faire aimer le ballon, même quand on a grandi…



Ou bien, comment ne pas s'émouvoir devant ce numéro bien huilé de cour d'école, entre le petit Cyrille Rool au tacle déjà aiguisé et un Fabrice Fiorèse junior découvrant les joies de la simulation…

 
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