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14/06/2008

Vilaine branlée, mais bonne vanne

1088973110.jpgToujours prendre les choses avec humour. Au lendemain de ce France-Hollande, l'analyse froide est trop déprimante. Etat de grâce batave contre vieillissement tricolore. Domenech devenu Raymond-la-défiance. Sortir Malouda au moment ou il est rentré dans le match. Sortir Govou qui était au top. Rentrer Gomis qui n'est jamais rentré. Coaching désastral. Pffff…

Et puis Thuram qui défend sur les talons. Coupet qui ressemble à un goal de playstation quand la manette marche pas. Sagnol qui sort du match tout perdu d'avoir enfin renforcé son pseudo-mythe médiatique, en réussissant son premier centre décisif de l'année. La première mi-temps de Malouda proche du 0,5 dans L'Equipe. Henry qu'a pas le droit de mettre un lob caviardement servi cinq mètres au-dessus…

Les Hollandais volants ont retrouvé leur irrésistible magie Gullito-Cruyffienne (qui ne les exempte toutefois pas d'une élimination à la con en demi)… Mais on peut encore rêver que les Français se qualifie aux tirs-au-but de barrage, après (forcément) un match nul contre l'Italie.

De toute façon, le vrai plaisir de cet après-match n'est pas là où l'on croit. Pas dans la roulette de Van Nistelroy ou dans la mimique étonnée de Robben après sa minasse ballistiquement inconcevable. Non, ça se passe au moment du dernier but de Sneijder, somptueux. Sur ESPN. Adrian Healey a remporté la palme de la vanne la plus cultissime de tous les temps.

Je vous préviens, c'est un peu potache. Ambiance bidasse-Bigard.


 Alors que la France est humiliée en encaissant sa première défaite de trois buts depuis 40 ans, le hurlement du commentateur anglais est le suivant: «It's a dutch oven and the french are toast». Soit: «C'est un dutch oven et les français sont grillés». Mais qu'est-ce qu'un dutch oven? Un type de cocotte minute, que l'on pourrait donc traduire par "casserole hollandaise". Hilarant, non? Vous ne comprenez pas? C'est qu'il y a un deuxième sens.

1346622795.jpgLe dutch oven est également une expression essentiellement employée aux Etats-Unis, décrivant une pratique sexuelle des plus déroutantes. Une explication en cliquant ici. Pour ceux qui ne parlent pas anglais, une illustration vidéo en cliquant ici. Et l'expression prend alors tout son sens imagé…

source 101greatgoals.com

 

13/06/2008

Monfils et l'esprit d'escalier

Avant de filer mater le "big friday" de l'Euro, un petit post pour revenir sur la belle perf' de "la Monf" aux Internationaux de France. Oh, pas pour en dire plus que ce que tous le monde en a déjà dit. Juste pour réparer un oubli sur mon dernier billet sur le sujet. C'est ce qu'on appelle avoir l'esprit d'escalier et avoir vautré une belle chute. En même temps, c'est pas ma faute, car cette vidéo ultra-culte, je ne l'ai découvert qu'hier, au gré de pérégrinations surréalistes que seule la toile permet. Alors, trève de verbiage et c'est parti pour un beau moment de come-back nostalgique. On est en 1988 1998 (foutu temps qui passe), et le petit boudchou qui a dix ans et qui ressemble à pas grand chose, c'est Gaël. Jamais le jeu de mot pourri et usé jusqu'à la corde dans la presse qui aime se répéter n'aura été autant de circonstance: tu seras un homme, Monfils!




 

Supprimer les attaquants?

410542006.jpgEt si Domenech avait raison… Coach Raymond et son aversion pour l'offensive à tout crin pourrait ainsi réaliser à terme la prédiction de l'entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira, il y a 5 ans. Dans un ouvrage sorti cette semaine outre-Manche, «Inverser la pyramide», Jonathan Wilson ruine les espoirs de ceux qui, comme moi, sont encore nostalgiques du 3-4-3. Et, citant le sélectionneur auriverde champion du monde en 1994, il annonce le système du futur: le 4-6-0! Plus d'attaquants, mais six milieux de terrains polyvalents qui se ruent à l'attaque une fois qu'ils se sont arrachés pour récupérer le cuir en défense.

Intéressante réflexion, dont on retrouve un résumé en anglais dans une tribune du Guardian. Cette évolution systémique s'explique par divers facteurs. La montée en puissance physique et l'apport de la nutrition (mais attention, hein, pas du dopage…) permettent l'effort physique incessant. Le jeu en bloc est devenu la règle (Slaven Bilic le coach croate ne dit-il pas: «les systèmes sont morts, aujourd'hui c'est un mouvement de dix joueurs ensemble»…). Les attaquants de pointe à la Trezeguet, Vieri ou Crespo sont reniés par tous. Et aujourd'hui, les Eto'o, Torres, Ronaldo et autres Ibrahimovic ne sont rien d'autre que des milieux offensifs…

Enfin, ce nouveau système réhabiliterait nécessairement le primat du jeu de passes, courtes ou en profondeur, au détriment des grands ballons balancés devant vers un mec pas manchot de la tête (?!?) ou des envolées dribbliques épuisantes…

Mais, comme l'indique l'ancien entraîneur écossais Andy Roxburgh, aujourd'hui conseiller technique à l'UEFA: «pour jouer un 4-6-0, il faudrait six Deco». Le Portuguais est en effet l'archétype du joueur d'avenir: ultra-fort techniquement, costaud défensivement, inépuisable physiquement, réaliste offensivement. Et c'est quand même le problème de fond pour Coach Raymond. Hormis peut-être Ribéry, on n'a pas beaucoup de Deco pour assumer un tel système…


DECO
envoyé par soleilbruxel



 

12/06/2008

Avoir l'Euro musical

C'est la nouvelle vidéo qui buzze, et c'est plutôt plus marrant et d'un niveau musical largement supérieur à l'horripilant et Cauétien "Zidane y va marquer" et autre "Coup de boule" footixisant. Faux sosie de Trezegol (mais vraiment faux), Daniel Trezeguet nous gratifie d'un "Je ne suis pas à l'Euro" plutôt sympathique et déjà visionné plus de 40.000 fois sur Dailymotion…

 

Bon, on est quand même ici dans le domaine de la galéjade. En revanche, chapeau au slam de Grand corps malade, hymne officiel de TF1 (visible en cliquant ici). Même si c'est facile de faire un truc bien quand on a la voix du keum de Saint-Denis… Et puis franchement, on préfère la parodie effectuée par Grand corp mourant. Tellement plus mauvais esprit et réjouissante…





Perso, si cet "Eurotube" et son détournement ont indéniablement de la gueule, tout ça n'arrive pas à la cheville du fabuleux et définitif hymne écrit par Philippe Katherine et chanté avec la sublime Héléna Noguera, à l'invitation de So Foot et des Inrocks il y a quatre ans. L'anti-Johnny par excellence (vous vous souvenez du "Allez les Bleus, on est tous ensemble")… Pour le plaisir (car le sporting Tertulia avait déjà passé ce morceau), on se refait un petit coup de ce sublime "Euro 04"…



Et vous, vous avez des souvenirs d'hymnes foot aussi classes (ou tout pourris)?

 

11/06/2008

Tout le monde joue, sauf nous

Maintenant qu'on a vu tout le monde jouer, un premier constat s'impose. Même si ça vaut ce que ça vaut et qu'on est quand même habitué aux équipes qui brillent en poules avant de se faire tondre en quart. Dans ce thème, il y a beaucoup à craindre pour les Hollandais et les Espagnols, habitués à jouer le rôle de losers magnifiques… Il n'empêche, on a quand même vu se dégager quelques philosophies de jeu. Et pour l'instant, la vache, ça joue!

Au top du top, les Oranje du roi Marco ont sévèrement claqué le beignet des champions du monde italiens (3-0). Football total, vitesse d'exécution, mélange jeunes fous/vieux talents, contre-attaques assassines… Et un but d'enfer signé Sneijder (revoir la vidéo en cliquant ici), qui rappelle le phénoménal pion de Bergkamp en 98. Un but rendu célèbre par le pétage de plomb du commentateur batave, le mythique Jack van Gelder…

 

Juste derrière, en raison des forfaits du duo d'attaque ex-soviétique, l'Espagne et son désormais fameux "tiki-taka" ont aussi impressionné face à la Russie (4-1). Passes courtes, mais longues cavalcades, milieux de terrains géniaux et David Villa (voir le deuxième de ses trois buts et le service caviar d'Iniesta en cliquant ici). Egalement bien en jambes, Allemands et Portuguais n'ont pas failli, assumant tranquillement leur entrée dans la compétition avec un maillot de favori sur les épaules. Avec beaux buts à la clé, une minasse de Podolski après un décalage ingénieux (voir la vidéo en cliquant ici) et un une-deux de gala conclut par Pepe (voir la vidéo en cliquant ici). Et la France dans tout ça? Oarf, trois fois rien. Une tête à deux balles d'Anelka à bout portant, un enchaînement sympa de Malouda et une frappe de minime de Benzema… Mais pourtant, on sait quand même qu'on va se qualifier à la fin, voire qu'on est foutu d'aller au bout…

Car à moins que le foot moderne connaisse un renversement de cycle aussi salutaire qu'inattendu, c'est quand même la France qui a adopté la tactique la plus convaincante de ces dernières décennies pour gagner un trophée. Faire chiant, ne pas attaquer et jouer à deux à l'heure. Vu l'effectif retenu, le père Raymond est cohérent (on ne répètera jamais assez qu'il est un ancien défenseur bourrin de chez bourrin, preuves ici et ) . Pourquoi qu'on ferait pas comme les Grecs en 2004, nous, d'abord?
(L'est pas mal non plus, le commentateur hellène…)



Bien qu'on essaie de le nier tant et tant, nous sommes devenus les Allemands qu'on abhorraient tant jadis. Pas une once d'envie de jeu, des coups de cul monstrueux, une confiance en soi inébranlable et on gagne à la fin. Bon, c'était surtout vrai à l'Euro 2000. Mais les Bleus ont depuis suivi la même trajectoire que nos Teutons détestés d'antan. Des déconvenues terribles (2002, 2004 comme les Allemands en 1998 et 2000) nous faisant tomber de notre piédestal et faisant marrer tous nos voisins qui nous détestent autant que l'on conspuait Littbarski… Une renaissance insensée lors d'un mondial pas terros (finaliste en 2006, comme les Allemands en 2002). Crépuscule d'une génération qui s'accroche et qui joue sur ses beaux restes…

Au dernier mondial, Klinsmann avait redoré le blason d'outre-Rhin en balançant les jeunes, en les faisant courir et frapper de loin, advienne que pourra. Résultat: un beau parcours, mais pas de gagne à la fin. Domenech n'est pas homme à agir de la sorte. Il a certes fait rentrer des jeunes, mais en les faisant jouer comme des vieux. On tient le nul, on prend pas de but et on va loin, point. C'est triste mais c'est comme ça. De toute façon, on ne sait plus jouer autrement…

100% gros con

482042477.jpgDepuis que M6 s'est mise au foot, la petite chaîne qui monte est devenue celle qui plonge dans les tréfonds de la connerie ordinaire. Oh bien sûr, rien de méchant, entre Thierry Roland et Frank Lebœuf, en passant par Pierre Ménes… Ce n'est pas ici qu'on va critiquer les diatribes enflammées et de mauvaise foi. Encore faut-il les assumer comme telles et ne pas se prendre au sérieux. Sinon, le naturel du journaliste sportif tout content de partir à l'étranger revient au galop, entre blagues racistes bien grasses, copinages pathétiques (vous avez remarqué le retour en grâce de Thierry Henry?) et sexisme de ceux qui trépignent d'aller aux putes après le match et/ou l'émission… Devant M6 ce lundi soir, tout puait le renfermé (bizarrement, on a droit qu'à un petit extrait sur le site).

Pierre Ménes en lyncheur professionnel faisait penser à Michel Serrault dans "À mort l'arbitre", pour dézinguer Malouda qui n'en méritait pas tant (il a quand même réussi un dribble -son premier depuis huit mois- et s'est procuré dans la foulée la plus belle occase du match, ce qui n'est pas rien au vu de la performance bleue). À titre de comparaison, l'immense Tony Cascarino inventait le verbe "to Malouda" dans sa chronique du Times. Soit "errer sans but autour du jeu". Ça a quand même une autre gueule…

Francis Huster avait lui décidé de tout miser sur l'arbitrage, avec un simplisme aussi dramatique que ses interprétations cornéliennes, se résumant en un sempiternel "faut la vidéo et pis c'est tout", quand on sait que ce débat est quand même bien plus complexe… Et puis il y avait aussi Guy Drut, condamné pour corruption mais c'est pas grave. La classe… Quant à Estelle "Madame Domenech" Denis, bien qu'étant la plus sympatique de la tablée, on rêve qu'elle cesse de compter les points et défende inlassablement les joueurs (œuvre salutaire face à la pensée unique), pour mettre enfin un terme à toutes ces divagations franchement pénibles…


On ne découvre rien, mais quand même… Dominique Grimault va-t-il encore longtemps et impunément pouvoir traiter de salope qui il veut et s'esclaffer avec Henri Leconte sur le plateau de 100% Euro, en parlant des "voleurs de poule" roumains. Non mais sans déconner, au moment où ce pays est devenu la nouvelle main-d'œuvre de l'Europe des biens portant (j'espère que Grimault n'a pas de femme de ménage roumaine…), et que l'Italie a des envies de pogroms anti-tzigane, c'est quoi cette référence d'un autre âge?!? Le dérapage a quand même interloqué suffisament de téléspectateurs pour que le CSA réagisse. Même sur le forum de 100% Euro, la gêne s'empare des internautes…

Evidemment que ce genre de blagues peuvent faire partie du jeu (je me souviens même avoir souri lundi en entendant fuser du fond d'un bar: «Nicolita, je suis sûr qu'il a lavé mes vitres hier au feu rouge»…), mais on est au bar, on cause pas dans le poste. Dans ces cas-là, on est censé avoir une certaine éthique de la responsabilité… Se trouver marrant quand on traite en public un Roumain de "voleur de poules", c'est une façon de bien afficher son mépris envers l'adversaire du jour. Car le pire dans l'histoire, c'est qu'on reproche en creux aux Roumains de ne pas s'être fait balayé par l'inconsistant onze de France. Ils ne sont traités de "voleurs de poule" que parce qu'ils ont osé "nous" gâcher le début de compét' (bien que certains développent un argumentaire pas idiot sur un match nul sciemment organisé…). Alors que Thierry Roland réussit à passer pour un vieux sage à côté de tant de connerie, on préfère retenir le seul bon côté de Grimault. Son homonymie avec le poète…

10/06/2008

River et Palermo champions (Au pays de Diego#12)

1536723246.jpg Ça sent la trève hivernale du côté de chez nos Swan argentins. A mille lieux de l'Euro, le Clausura a rendu son verdict, Contepomi assure l'apprentissage des pumitos, Palermo panthéonise et Lionel Messi conclut une action toque de chez toqués avec l'Albiceleste…

 

Et au milieu gagne un River 

Après l'élimination de Boca Juniors en demi-finale de la copa Libertadores, le club Xeneize (gênois) a subi une autre désillusion, avec le titre des grands rivaux de River Plate. Les Millionarios faussement aristos de Buenos Aires retrouvent enfin le titre, grâce, entre autre, au miraculé désalcoolisé Ariel Ortega. L'entraîneur Diego «el Cholo» Simeone, ex-salopard du milieu, peut chambrer dans Olé: «Ce doit être dur pour Boca»…




Palermo forever

Les Bosteros (bouseux) du quartier qui a inventé le tango peuvent toutefois se consoler de leur deuxième place au classement avec le nouveau titre de meilleur buteur du Loco (fou) Martin Palermo. Bourrin qui ressemble à rien, qui avait réussi à manquer trois pénos dans un match, mais qui demeure l'un des meilleurs joueurs de tête de l'histoire et un sérieux goleador, auteur de 15 buts en 2008 et de 193 sous le maillot or y azul. L'archétype du tocard magnifique, dont on peut lire un excellent portrait dans So Foot ici, à qui l'on rend hommage avec grand plaisir… Forza Martin!

 

Les Pumas conservent leur rang

Orphelins d'Agustin «el Bonaparte» Pichot, les rugbymen argentins sont toujours au sommet de leur romantisme. Avec un entraîneur aussi fraîchement débarqué qu'inconnu et un mélange de professionnels européens fatigués et d'amateurs locaux, les Pumas tapent l'Ecosse en plantant deux beaux essais. Au forceps, mais avec un Felipe Contepomi de gala…



L'Albiceleste déroule

Alors qu'approchent les matchs de qualifications pour le Mondial-2010, dont un très attendu derby contre le Brésil (avec Riquelme et Cavenaghi), l'équipe nationale argentine s'est chauffée face au Mexique (4-1). Tout en passes courtes et en feintes de corps. Et Lionel Messi qui fait sa «Pulga» (pieuvre) à la conclusion…


05/06/2008

Boca out of Copa

1364239652.jpgBon ben voilà, c'est la fin de l'aventure pour les Boquenses de Buenos Aires en Copa Libertadores. La magie libertadorienne a cessé d'envoûter le jeu du Boca Juniors, vaincu 3-1 par le Fluminense dans un Maracaña en transe. La faute à un Riquelme affaiblie par une gastro (coup monté, c'est sûr!) et à un gardien carioca qui a sorti le grand jeu. Je suis resté éveillé jusqu'à 5h du mat' pour voir les Xeneizes mener 1-0 avant de se faire piéger par un Fluminense pourtant dominé tout le match par un énorme Palermo et un débordant Palacio, mais qui a su agir en contre et sur coup-franc. La lose.





Pour leur première finale de Copa, les Rouge et Vert de Rio affronteront la Liga deportiva de Quito. Les Equatoriens ont réussi leur pari fou d'aller au bout, après une nouvelle qualif' à l'arrache. Un bon vieux 0-0 (après le 1-1 ramené de l'aller), terminé à onze contre neuf face à des "Americains" de Mexico pas flambants, malgré leur sympathique attaquant Salvador Cabañas.



Le sporting tertulia est en deuil durant quelques jours, à la veille de l'Euro. Rendez-vous en début de semaine prochaine, pour le commencement sérieux des choses…

 
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