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20/06/2008

Et si les Hollandais recommençaient à ne plus se sentir

Ne vous en faites pas, ce ne va pas devenir une habitude du Sporting Tertulia de donner dans la blague de pet, façon Dutch Oven. Mais faut dire que les Bataves y mettent du leur. Après les années terribles ou les vieux blancs (autour de la fratrie De Boer) se fritaient avec les jeunes surinaméens (Davids, Seedorf et cie), les jeunes Oranje de Van Basten ont retrouvé la joie de vivre, jusqu'à se lâcher un peu trop. Comme sur le banc des remplaçant, lors du match contre la Roumanie.

Sans plus de commentaires, si ce n'est que le classieux Rafael Van der Vart, qui explique son geste technique par «la pression», risque de perdre beaucoup de crédit auprès des filles. Et que tout le monde l'a rebaptisé "Van der Fart".

19/06/2008

Mais qu'a bien pu dire Domenech à la mi-temps?

173679731.jpgBon, il faut savoir passer à autre chose et se projeter dans l'Euro, le vrai, celui qui commence aujourd'hui. Les quarts arrivent, la France n'en est pas et je mettrai bien une pièce sur la Russie et Arshavin le magnifique… Mais y a quand même un truc qui continue de me tarauder depuis que l'arbitre a sifflé la mi-temps de France-Italie. Quel discours a bien pu tenir Raymond-la-défiance à ses troupes dans les vestiaires?

Imaginez, c'est quand même l'apogée d'une carrière: devoir faire croire à une bande de tocards individualistes que rien n'est joué à un de moins, 0-1 et sans ta star…mais qu'on peut écrire une des plus belle pages de notre histoire sportive… Peut-être que les joueurs en parleront, pas sûr que Raymond le fasse, tout occupé à sa nuit de noces… Peut-être même qu'il a envoyé des textos à Estelle sans même y mettre le nez, dans ces foutus vestiaires…

En attendant d'en savoir peut-être un peu plus sur un discours visiblement vain, le sporting Tertulia réfléchit en vidéo à ce qui a bien pu traverser l'esprit de Domenech.

 

Les traiter de nuls. C'est la méthode Laporte, ou comment remotiver des ptits mal en point contre une faible Italie. On se dit les choses franchement. Façon Bernie le Dingue…



 

Les responsabiliser. C'est le truc d'Aimé Jacquet. Prendre son accent le plus nasillard et faire flipper les joueurs proches de se faire sortir en demi à domicile contre la Croatie. Les gars, ça NE peut PAS arriver, ok?! Façon Mémé le forézien…

 

Les galvaniser. Le hic, c'est qu'il faut être le plus grand acteur américain de tous les temps. Monologue charismatique et tripal, american football way of life. Je suis tellement beau et fort quand je cause, que vous n'avez pas d'autre choix que de gagner. Façon Al Pacino dans "Any Given Sunday" (L'enfer du dimanche, version française -moins bien- visible ici)…

 

Le bonus italien. Finale de coupe de l'UEFA. Piquouse. Victoire. Ballon d'or et titre mondial sept ans plus tard. Façon Cannavaro, imparable…



18/06/2008

Quand ça veut pas…

Vu sur l'excellent site Who ate all the pies?, cette vidéo du bus de l'équipe de France de foot arrivant au stade avant le match contre l'Italie. Alors que les Anglais se demandement perfidement si c'est Domenech qui conduit, on essaie d'imaginer l'ambiance à l'intérieur du car. Entre rires nerveux et pétage de plomb paroxystique… Dieu existe-t-il vraiment pour s'acharner à ce point?! En même temps, c'était un présage. Fallait déclarer forfait, Raymond…




Tout le monde n'aime pas Raymond…

1857187705.jpgInutile de compter sur le Sporting Tertulia pour hurler avec les loups sur Domenech. Le moment serait mal choisi, aux côtés d'une presse sportive avide de pouvoir enfin régler ses comptes avec celui qui l'a méprisé outrageusement, jusqu'à parler mariage le soir de son dernier match. Raymond-la-science n'avait rien fait de mieux qu'une finale avec les Espoirs. Il aura été régulier avec les A. Il n'a pas imposé le système de jeu offensif dont on rêvait, mais qu'espérait-on vraiment de la part d'un bourrin défensif reconverti en théâtreux la tête dans les astres. En tant que sélectionneur, il aura découvert Ribéry, fait émerger Gallas, donné sa chance à Gomis et Benzema. Et subi la génération 98.

Faudrait quand même pas se foutre de la gueule du monde. On ne peut pas avoir répété à l'envi qu'il n'était pour rien dans le parcours tricolore de 2006, entièrement géré par Zizou et ses apôtres, et le rendre responsable cette fois-ci des errances collectives françaises. Le jeu, en l'occurrence le beau jeu (qu'on brandit inlassablement comme "l'esprit" dans le rugby), ce sont les joueurs. Coaching déroutant ou pas, Domenech n'y est pour pas grand chose si Henry est cramé, Malouda paumé ou Thuram usé. Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas lui qui a demandé à Abidal de tacler comme un con Luca "inoffensif" Toni. Ni lui qui leur a dit de se foutre sur la tronche dans les couloirs…



A côté de telles images qui nous laissent à penser que les Bleus sont devenus la Hollande des 90's (fracture vieux/jeunes, sans les relents racistes), la déclaration de Raymond-fleur-bleue est plutôt touchante. Franchement, le gars a vécu son dernier match sous les auspices que la pire des Cassandre n'imaginerait pas et il pense à sa douce… Un peu de tendresse, bordel! Cela valait-il vraiment le coup qu'il nous détaille ses choix étranges du soir (Nasri plutôt que Toulalan, Boumsong plutôt que Thuram… Même pas le cran de remettre Gomis)? Alors qu'avec une telle déclaration, il se resitue dans le champ de la fragilité humaine, au moment où tout un pays a des envies de lynchages. Sublime, forcément sublime…

 



 

Le beau jeu se venge toujours au bout d'un moment, quand on le délaisse de trop. Abandonner le meneur de jeu, c'est une chose. Décider de ne plus attaquer, une autre. Mais jouer à onze mecs qui visiblement se sentent aussi peu qu'ils respectent le maillot, c'est trop. Foot-bizness et individualisme ne peuvent s'accorder avec le jeu de balle, seulement si on en respecte le premier des fondamentaux: jouer!

Désormais, la question qui se pose est de savoir dans quel nouveau cycle entre l'équipe de France. Une période pénible avec des Bleus privés durablement de phases finales internationales (dit "cycle Luc Sonor" -1987/94-, où malgré de bons joueurs -Canto/Papin- c'est la lose)? Un rêve flamboyant et romantique, où l'attaque prime sur la victoire (dit "cycle Rocheteau" -1978/86-, avec un espoir de gagner l'Euro 2016 si on l'organise)? Un renouvellement autour d'un 10 messianique et d'un modeste entraineur en guise de prophète (dit "cycle Mémé/Zizou" -1996/2000-)? Ou un statu-quo voyant la France cheminer bon an mal an sur le même rythme dépourvu d'idéologie, se qualifiant parfois et perdant contre les Italiens toujours (dit "cycle des Italiens" -1986/2006)?

Et si le pire était à venir… 

17/06/2008

Quand France-Italie n'était pas que stress et animosité

Pas le goût de revenir sur les récents duels transalpins, qui ont marqué la petite histoire des compétitions internationales. Parce que les France-Italie de 98, 2000 et 2006 n'ont finalement pas été de grands matchs, sur le plan de la stricte qualité de jeu. Avant de pétocher sévère ce soir, le sporting Tertulia vous livre donc l'autre Top 3 de la confrontation devenue majeure pour tout chauvin qui se respecte (ayant remplacé dans nos cœurs les France-Allemagne d'antan). Un top 3 qui n'est que plaisir, short ras-les cuisses, tignasses au vent et Sidney Govou…

France-Italie 1978 (Coupe du monde, match de poule)
Il restera dans nos mémoires pour le but de Lacombe après 32 secondes (sur un centre du cultissime Didier Six). C'était le temps où on partait à l'abordage d'entrée de jeu, mais où ne gagnait pas forcément à la fin. D'ailleurs, c'est la Squadra qui l'emportera 2-1…



France-Italie 1986 (Coupe du monde, huitième de finale)
LE match de Platoche (gagné 2-0), alors ballon d'or et héros juventino. Et une victoire qui préfigurera celle d'une armada romantique forcément dominatrice sur le Brésil, mais forcément étrillée par l'Allemagne. C'était le bon temps, en musique…



France-Italie 2006 (Eliminatoires de l'Euro 2008)
Quelques mois après la finale perdue du Mondial, on se remémore avec plaisir le festival automnal des hommes de Domenech, qui explose une Squadra sans Materazzi (suspendu pour injure à la maman de Zidane). Une vraie bonne pipe (3-1), avec du vrai beau jeu. Le dernier grand match des Bleus. Et Sidney Govou, alors remplaçant en CFA avec Lyon, sort son deuxième match du siècle, en attendant celui de ce soir…



En guise de conclusion, plutôt que de vous rendre malade et nous tanner avec l'enjeu qui prime sur le jeu, FAITES DU FOOTBALL!!! Qu'on gagne ou qu'on perde, ce qu'on veut surtout, c'est des beaux souvenirs d'amateurs de ballon…

 

En mémoire des "hinchas" de 1968 (Au pays de Diego #13)

42241058.jpgDocumental. Le 26 juin prochain sort sur les écrans argentins Puerta 12, un documentaire revenant sur le drame de la Monumental en 1968. C'était il y a 40 ans (le 23 juin), 71 hinchas (supporters) de River Plate ont trouvé la mort à l'issue du Superclasico, après un mouvement de foule. Une tragédie qui continue de hanter la cancha (tribune) du stade de River, les responsables de l'organisation (coupables d'avoir laissé les portes fermées) restent impunis et les familles n'ont jamais été indemnisées…





 

L'Albiceleste s'en sort bien. Alors que le Paraguay a dompté sans trembler le Bresil (2-0, visible ici), l'équipe nationale argentine a bien failli boire le bouillon en éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Recevant l'Equateur, ils encaissent un maître-but tout en toque, avant d'arracher le nul dans les dernières minutes grâce au Boquense Rodrigo Palacio, à peine entré.




 

Ciao Palacio. Si vous avez aimé Messi, vous allez adorer le Palacio en question. Attaquant de classe, il fait aussi montre de bon goût en refusant les offres faramineuses de la Lazio Rome. Le coach de Boca Juniors, où le jeune Xeneize forme un délicieux trident offensif aux côtés de Palermo et Riquelme, est résigné à voir partir l'autre chouchou de la Bombonera. Attention, gros talent…





 

Laissez Ortega tranquille! Ariel "el Burrito" Ortega est à nouveau dans le collimateur de son entraîneur. Icône de River Plate, tout juste champion, le "petit âne" a encore loupé un entraînement, sans que l'alcool ne soit ce coup-ci en cause. Après avoir vu l'ancien coach Passarella se faire virer, c'est Ortega qui est désormais menacé de licenciement. Le nouvel entraîneur, l'ancien rugueux milieu def' Diego Simeone, n'en peut plus. Et remet en cause le contrat du meneur génialement foutraque, qui court jusqu'en 2011, date d'une retraite bien méritée…




Puma rossé
. Ça pouvait pas durer. Les Pumitos sous-entraîné et orphelins de Pichot subissent leur première défaite depuis qu'ils sont n°3 mondial. 15-26 contre l'Ecosse…

 

 

Viva la Imitacion! Pour finir, un truc à la con, qui ne ravira que les très initiés. C'est une vidéo qui cartonne sur Youtube (160.000 visites en un mois). Un djeun's un peu bourré en soirée, qui se lance dans un grand numéro d'imitations d'entraîneurs de foot argentins célèbres… Ouais, c'est une niche, mais il fait vachement bien Alfio "el Coco" Basile (le sélectionneur national) parlant de Riquelme. Son imitation a lieu à partir de la 40ème seconde. Et l'original est ici.

 

16/06/2008

Vive le Brésil dans l'Euro!

1220555275.jpgAprès son coming out turcophile, le sporting Tertulia poursuit sa déclaration d'amour à l'élargissement continental de la zone Euro. Par-delà les océans. Evidemment, on aurait préféré plaider pour la reconnaissance de l'Argentine, mais Trezeguet n'est plus qu'un chanteur parodique qui enchaîne les tubes, et Camoranesi est à la peine avec la Squadra azzura… Alors on va remercier le Brésil.

Décisifs depuis ce début d'Euro, les naturalisés brésiliens apportent une touche "Copacabana" à la compétition. Le Turquinho donne à son pays d'adoption un des meilleurs couloirs droit de l'épreuve (Mehmet Aurelio, qui se charge aussi de terroriser les vestiaires). L'Espagnolinho a déjà fait admirer ses cavalcades toutes en dribbles, avant d'offrir à "la Roja" un but de cinquante mètres dont il a le secret (Marcos Senna, avec Villareal, visible ici). Les Portuguinhos sont Deco, le génial meneur total du futur. Mais ils sont aussi grand défenseur pétri de classe et goûtant l'offensive. Membre de la charnière la plus littéraire du tournoi avec Carvalho, Pepe transforme par son seul jeu un jovial commentateur lusitanien en fou furieux latino…



Encore plus génial, le Poloniho est de loin celui qui renouvelle à lui seul le tempérament de son équipe. En quelques gestes techniques, gri-gri par ci ou exter' aveugle par là, Roger Guerreiro a donné un coup de jeune aux nostalgiques des fabuleux Zbigniew Boniek et Grzegorz Lato! Autre truc de ouf de Guerreiro, qu'on n'aurait jamais pu voir à l'Euro sans le Brésil (hormis peut-être avec Cristiano Ronaldo), la talonnade vers l'avant…




 

Vive la Turquie dans l'Euro!

1216264590.jpgComment ça fait plaisir! Malgré Sarkozy et de Villiers, la Turquie est digne du G8 de la zone Euro… Membres de l'UEFA depuis 1962, les Turcs ajoutent dans le foot continental ce supplément d'âme des peuples fiers qui se sentent mal aimés. C'est tout aussi rugueux que cela peut être génial. Fort comme un Turc. Ça peut retourner un match en cinq minutes grâce à un but sublime de maîtrise, façon feu-Thierry Henry. Mais ça peut aussi se faire exclure son goal à deux minutes de potentiels tirs-au-but de barrage.

Et puis il y a un truc turc assez cru: ils en ont rien à foutre de gâcher l'ambiance. Lors de l'Euro 2000, ils sortent les organisateurs belges en poules, comme ils viennent de le faire avec les hôtes helvètes ce coup-ci. Lors du Mondial 2002, ils chourraient la médaille de bronze aux Coréens à domicile… Incorrigibles, mais tellement bons.

Cette demi-finale de coupe de monde asiatique m'avait valu à l'époque un an de respect auprès de mes potes de fac, ayant couché les Turcs dans dernier carré sur la feuille de prono. Et cette année, ils me permettent de virer bien placé dans la dernière ligne droite du concours organisé à la rédac de 20 Minutes. Alors, vive Nihat! Et vive Atatürk, qui a orienté le regard de son pays vers l'Occident et sans qui sans doute on n'aurait pas pu hurler devant ce Tchéquie-Turquie de toute beauté… Et ça, Sarkozy et de Villiers ne pourront pas nous l'enlever.

 

 

 
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