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31/05/2010

A mobyleeeeeette…

Tour-de-Suisse-etape-1-Cancellara-roi.jpgEn passant, cette hallucinante vidéo de Fabian Cancellara, trouvé sur un article du Soir de Bruxelles (via @GillesKlein sur Twitter). On ne parvient pas à se convaincre de la véracité de l'hypothèse défendue par la RAI, tellement c'est gros. Mais si c'est, vrai, comment ça serait énorme! Et comment ça nous paraîtrait pas bizarre du tout, mais alors pas du tout, quand on se rappelle des deux moments de flottement incrédules qui ont chaque fois plané sur le salon, la télé, et les vélopotes, à chaque attaque du cycliste suisse dans le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

Deux fois la course pliée à la pédale, sans décoller les mains des cocottes, ni le cul de la selle. Deux fois une impression d'«Armstronguisation" de nos classiques préférées. Deux fois le malheureux Tom Boonen, pourtant sacrément costaud, largué en quelques centaines de mètres. Et puis l'explication, trop incroyable pour être vraie. Et qui nous fait repenser après coup à ces deux moments de stupéfaction vite oubliés, où le gars Fabio change de vélo en plein milieu de course. Deux fois. Dans le "Ronde" comme pendant "Roubaix". Avant de démarrer la mob…




[il ne faut pas rater la fin, à partir de 3'20…]

30/05/2010

10 et der

ALeqM5hMjeLH_dV9_3FZR8Vz60iKpI4GiA.jpgC'étaient aussi des larmes. Mais celles-ci saluent une belle histoire. Autour de nous dans la tribune de presse d'un Stade de France presque plaisant quand le rugby s'en empare, les journalistes auvergnats avaient les yeux mouillés, au coup de sifflet final de cet ASM-USAP enfin victorieux pour les Jaunards. Etaient-elles plus émouvantes que celles d'il y a un an, celles que l'enfant clermontois tentait de sécher dans le RER du retour vers Paris, tandis que son père répétait en boucle et hagard: "Même si on est encore en finale, on ne reviendra pas l'an prochain… "

Bien sûr ça fait plaisir de voir les héritiers du glorieux Montferrand toucher le bout de bois. Et voir Rougerie tout de suite filer le bouclier de Brennus aux anciens en costards pour qu'ils puissent le voir de près, enfin. Comme dirait un Bougnat célèbre reconverti en pionnier de l'info web: "Qu'on se le dise, on ne bat pas l'ASM onze fois de suite en finale"…

Les Jaunes et Bleus au sommet, rien que pour la mémoire de l'immense Jean-Marc Lhermet, d'Olivier Merle (l'homme aux surnoms multiples -"l'homme et demi", "le Massif central", "Merluche"…-), d'Olivier dit "Charly" Magne ou du "Goret" Philippe Saint-André, ça fait plaisir. Et si on repense à Jean-Pierre Romeu, là ça fait super plaisir…




Mais il y a toutefois un goût d'inachevé dans le succès de Clermont sur Perpignan. Comme si cette victoire tant attendue avait finalement peu de chances de rester dans notre mémoire. Mauvais match, quasiment offert par des Catalans sans idées et sans jus, un buteur déréglé (12 points face aux poteaux laissés en route!), une overdose de chandelles et un essai de troisième ligne de Nalaga. Un constat aussi: avec cette nouvelle formule de barrages qualifiant les six premiers du Top 14, mieux vaut ne pas terminer la saison régulière dans les deux premières places sous peine de manquer cruellement de rythme dans le sprint final, faute d'avoir joué de "faux-quarts".

Image 15.png

 

Et puis il y a quand même l'arbitrage, qui aura bien aidé le miracle du volcan qui se réveille enfin. Ça n'enlève rien, évidemment, au succès de la maison Michelin mais tout de même, tant d'erreurs décisives en faveur de Clermont dans ses trois matchs de phases finales, contre le Racing (pénalité avancée de 25m et offerte bien qu'hors les perches /21-17), contre Toulon (essai non valable validé sans recours à la vidéo /35-29 a.p.) et même contre Perpignan, dans une moindre mesure d'importance (touche normalement catalane pourtant volée par Nalaga et vite jouée pour le drop qui achève l'USAP/19-6). Bon, les images de la finale ne sont pas dispos à cette heure, mais il vaut mieux se repasser un résumé de la demie Clermont-Toulon (qui se jouait en "terrain neutre" à Saint-Etienne), tellement il était beau ce match…




cf_200312303400400_w_lamontagne_.jpgMais plutôt que d'en rajouter sur la mauvaise foi, ne pouvant crier à nouveau UuuuUuuuUuusap!, on préfère s'agenouiller devant Morgan Parra. Le demi de mêlée de 23 balais qui n'en finit pas d'impressionner. Le pa(r)ratonnerre du ciel qui s'abat sur la tête des Arvernes depuis Alesia. Premier Brennus, dans la foulée d'un premier Grand-Chelem. Pas encore assez connu pour avoir un best-of sur Youtube digne de ce nom, mais quand même une petite vidéo un peu cucul de fan…



28/05/2010

FC Saint-Germain

On n'a pas franchement envie d'en rajouter des tonnes sur l'Euro 2016 obtenu par la France. D'abord, parce qu'il est assez horripilant de voir Sarkozy, Rama Yade et Roselyne Bachelot se faire belles sur les photos et préempter en dernière minute le succès du choix platinesque. Pour avoir douloureusement vécu le Mondial 2007 de rugby en France, l'instrumentalisation du fait sportif par la droite n'annonce généralement rien de bon (remember).

photo_1275038327621-2-0_w350.jpgEnsuite, l'hypothèse d'un Sarkozy réélu n'indique rien de bon pour cet Euro, en vertu de la jurisprudence 84/98/00, voulant que la france du foot ne gagne que quand la gauche est aux manettes. Enfin, on ne peut cacher une infinie tristesse vis-à-vis des Turcs, une nouvelle fois humiliée par la patrie de Philippe de Villiers, alors qu'une telle reconnaissance (organiser le championnat d'Europe dans la dernière ligne droite des négos d'entrée dans l'UE) aurait eu tellement de la gueule.

[EDIT: L'hallucinant lapsus de Marc Planus nous conforte dans notre modération…]



Bref, même si on fait les bégueules et que dans six ans on sera bien content d'être à domicile, on n'a pas envie d'en dire plus que ça. D'autant plus que, en ce jour de la Saint-Germain et à la veille de la grande brocante du Parc des Princes (authentique), on avait envie d'adresser un clin-d'œil à tous ces supporters du PSG désormais privés de kop.

Globalement, et même si en bon sudiste je ne renierai pas mon côté "anti-Parisien" assumé, je ne peux qu'approuver les cris de colère et de désespoir de supporters trouvés ici (sur Mediapart) ou ici (sur Rue 89), après l'annonce du plan "Tous PSG". On n'en fera pas des caisses sur la 1716276564_small.jpgpolitisation des tribunes, mais on ne se lassera pas d'halluciner sur le comportement des instances du club du XVIe vingt ans durant, privilégiant systématiquement les fachos de Boulogne comme interlocuteurs (avant d'en embaucher régulièrement), au détriment des Arabes d'Auteuil (oui, je schématise à mort, mais pas tant).

Visiblement, Etat, ville de Paris, direction du PSG et pipoles tocards (de Passi à Florian Gazan!) ont décidé que l'intermédiation et l'associatif ne servait à rien, et qu'il valait mieux criminaliser et stigmatiser le mouvement ultra quelqu'il soit, plutôt que de le comprendre et de s'appuyer dessus pour le responsabiliser. Plutôt virer les pauvres en augmentant le prix des places et en supprimant les abonnements. Bientôt les masques de Footix donneront droit à une entrée libre…

 

plan_du_parc_des_princes.png

(plan du Parc des Princes, 1970-2010)

 

Bref, en guise de message de soutien aux supporters d'Auteuil qui n'en finissent pas de m'impressionner par leurs voix et l'écho qu'ils font raisonner dans la cuvette du Parc, un rêve m'est venu, alors que certains déjà s'organisent (mais se contente pour l'heure de pétitionner).

Et pourquoi pas un FC Saint-Germain? Avec les vrais de vrais, les présentables idéologiquement, les fous furieux du fumi et du tifo, les gars qui ne s'arrêteront jamais, jamais, jamais de chanter.

fcunitedbadgepic.gifFaçon FC United bien sûr, cette dissidence mancunienne de supporters purs et prolos, qui avaient ainsi protesté contre le rachat de leur club de cœur par le Ricain Malcom Glazer, après une première tentative du Sky de Murdoch (en lire plus ici). Un truc informe qui commencerait en huitième division, mais qui serait autogéré par les fans eux-mêmes et où l'on viendrait cultiver le souvenir de ce que les ultras ont de meilleur. Avec en plus un avantage certain qu'aurait le FC Saint-Germain sur son grand frère britton: à la différence de Manchester United, les grands méchants libéraux destructeurs de Colony Capital ne sont même pas foutu de débloquer le moindre pognon pour améliorer l'équipe et, donc, attirer au stade les si désirées familles…

Pour continuer de rêver dans mon coin pour un club que j'ai pourtant toujours détesté (en fait c'est pas vrai, j'ai pleuré lors de la tête de Kombouaré contre le Real, mais bon faut savoir tenir sa posture), voici une bonne série de vidéos mythiques de chansons de tribunes toute plus minables mais classes les unes quel les autres. Des vidéos qui laissent imaginer ce que pourrait être un deuxième PSG de banlieue parisienne, mais qui serait en fait le premier des PSG.

Dans un bon vieux stade de 5.000 personnes où vous ne seriez que 500, avec un maillot juste rouge et bleu sur le dos, sans publicité dessus (même pas RTL). Où vous compteriez chaque semaine un peu moins de supporters que celle d'avant, mais où vous vous en foutriez. Parce que ce qui compte vraiment, c'est de pouvoir encourager le club avec tous les fumigènes et les banderoles moqueuses possibles, sans qu'on vienne vous emmerder, point barre. Un kop où vous entonneriez des chants un peu pourris, mais qui seraient les plus beaux du monde malgré tout. Un kop de seconde zone, mais au-delà de tous les autres. Car un kop de mecs qui lâcheraient rien sur les valeurs du foot, du vrai de celui qu'on aime tous en commun.

Un kop comme celui du FC United. Où vous chanteriez des trucs comme "We're having a party when Leproux dies" (en hommage à un bon vieux chant grivois sur la mort de Thatcher)…


Ou "When FC Saint-Germain Go Out to Play" ("Nous ne jouerons plus jamais pour canal+!")…


Ou encore "Bazin is in a coma, I hope, I hope…" ("Et Bazin dit: errrrglghhglgh…")




Bon, le risque toutefois, il faut bien l'avouer, c'est de se faire chambrer par les adversaires quand, une fois passé l'enthousiasme des débuts, y a plus personne en tribune et que vous prenez un but (forcément par un gars qui serez passé par chez vous en minimes il y a 20 ans)…




Mais l'essentiel serait qu'à chaque match, ce serait le plus beau des voyages. Et que vous hurleriez à la fin, des souvenirs de Bats, Ginola ou  Leonardo plein le cœur, un vibrant "Dont' wanna go home"…

26/05/2010

De la sueur et des armes

Image 14.pngLes choses rentrent dans l'ordre. Et le Mondial va pouvoir commencer, à peu près sereinement. Par tradition, on a évidemment décidé de mettre les Bleus dans le dernier carré du concours de pronostic de la rédac (et l'Argentine championne, évidemment). Mais bon, le scepticisme ambiant avait fini par me mettre le doute. J'avoue même que j'en suis venu à penser que le départ chelou de Lass Diarra n'était évidemment qu'une bonne vieille affaire de dopage dissimulé qui nous pèterait à la gueule en plein pendant l'épreuve…

(Au passage, je vous conseille la lecture d'une belle mise en scène "façon Dr House" de cette hypothèse hautement paranoïaque, par l'excellent et cultissime Jean-Da Flaysakier sur son blog)

Et puis France-Costa-Rica. Et puis 0-1 au bout de dix minutes. La continuation de la détestation footixtique façon Attali, l'ambiance pourrie pré-98 (et pré-06), Domenech qui se fait siffler par les Chtis, les gars de l'Equipe qui se frottent les mains en pensant aux rotatives…

Domenech impuissant.jpgEt puis camembert. Si Raymond n'en a pas tout à fait eu lors de sa compo (comment il aurait été beau Pagis dans cette équipe!), ce mec a quand même aujourd'hui des couilles grosses comme ça. Ce n'est quand même pas rien, de passer d'un coup du morne 4-4-2 tout pourri et immobile, au bon vieux 4-3-3 d'antan, de la rage plein les dents! Avec un seul milieu def', en prime! Bonus sublime: juste pour faire causer, il nous glisse un incompréhensible Mandanda aux cages. Lequel, après une cagade à rebond un peu con, aura fait son match mais sans contester l'évidence Lloris.

Question joueurs, c'est assez simple: on avait pas vu une telle motivation enthousiaste, dans la dépense d'énergie comme dans la volonté de création, depuis le France-Italie 2006. Celui après le Mondial, avec le doublé de Govou, qui a ce soir un pris un certain coup de vieux. Certes la charnière fait également toujours un peu flipper, et il est trop tard pour rêver d'une alléchante paire Squillaci/Planus. Mais Gourcuff est affûté comme jamais cette saison. Ribéry a retrouvé son rapide déhanché briseur de reins. Malouda a des canes et du volume de jeu. Toulalan est ses dix-huit poumons semblent plus que taillés pour le poste de récupérateur solitaire. Last but not least, Evra en capitaine, même le temps d'un match, ça a une certaine classe entraînante, surtout quand on l'entend causer, sur le site Goal.com. Autre chose qu'Henry…

Image 9.png

 

Et puis ce soir, y avait un sacré banc. Des remplaçants bien au taquet, certains pouvant même espérer devenir titulaires en cours de compèt', vu le système offensif exigeant imaginé par Domenech. Diaby, Valbuena, Squillaci, Gignac ont des profils idéaux pour intégrer une stratégie de jeu reposant sur l'activité incessante (pas "football total", mais un peu). Et on peut y ajouter Cissé les yeux fermés, bien qu'il n'ait pas joué contre le Costa-Rica. Oui, parce que cette victoire tranquille mais tout de même avec un seul but d'avance, et deux pions dont un contre-son-camp, c'était contre le Costa-Rica. Au-dessus du niveau (très bas) de l'Afrique du Sud. Kif-kif avec celui de l'Uruguay. En-dessous de celui du Mexique.

Image 11.pngLes Bleus sont convalescents. Malades d'avoir oublié de jouer. Mais avec un espoir de guérison. Pour retrouver leurs rangs, les gars de Raymond-l'offensive-inattendue devront courir dans tous les sens, pour colmater les brèches défensives puis se jeter vers l'avant. De la sueur et des armes. Comme contre le Costa-Rica. Mais avec moins de déchet technique et d'erreurs de marquage. Et avec plus de précision sur les coup de pieds arrêtés, plus de réalisme devant les cages adverses. Déjà, on n'hésite pas à frapper de loin. Et Valbuena plante une mine plutôt jolie, pour ouvrir d'emblée son "compteur-but" en sélection. Commençant comme Faubert ou Gomis, mais pouvant finir on ne sait où, porté par la grâce historico-tricolore d'un improbable 10 sur les épaules.


(Au passage, on ne peut que regretter que les matchs de l'équipe de France ne soient pas commentés en espagnol…)

Contre le Costa-rica, c'était déjà juste un bon match de préparation qui peut laisser espérer de raisonnables lendemains qui chantonnent.  Et l'hypothèse plutôt crédible d'un "huitième-de-finale-et-après-on-ne-sait-jamais". Déjà ça, c'est pas mal. Comme seul Raymond peut le résumer, au micro de TF1:

 

Image 13.png

(ci-dessus retranscrit pas leparisien.fr)

 

Si on rajoute la démonstration de l'Albiceleste mardi (bon, ok, contre le Canada), 5-0 avec deux pions sublimissimes de Di Maria et Kun Agüero, on le sent plutôt bien, ce Mondial. Et dire que certains voulaient y envoyer les Irlandais…

24/05/2010

«Mou» de cochon?

mourinho.jpgEn passant, pour saluer le nouveau titre européen de l'entraîneur le plus surcôté de la décennie 2000, un petit rappel qui s'impose au sujet de Mourinho, tacticien mercenaire sans attachement aucun à ses clubs, si ce n'est la gloire qu'elle peut leur procurer. Bon, on dit surcôté, mais en vrai, avec son palmarès, le «Mou» est quand même un cador. Mais voir l'Inter Milito prendre la gagne (les buts ici) avec de si beaux joueurs et un fond de jeu à peine digne d'Auxerre, ça irrite comme ça en dit long sur l'état du jeu de ballon. Même si ça fait plaisir de voir Francescoli gagner enfin un titre… Comment ça, c'est pas Francescoli?

milito-francescoli.jpg

Donc, voici maintenant que le Portos au physique d'Aramis prépare ses valises pour le Real Madrid. Alors qu'Higuain se prépare déjà à jouer milieu déf, on ne peut s'empêcher de saliver en repensant aux belles paroles de Mourinho quand, adjoint de son mentor Van Gaal (ce qui dit tout…)  au Barça entre 97 et 99, il balança à la foule catalane:

"Aujourd'hui, demain et toujours le Barça dans mon cœur"




Image 8.pngOn te souhaite bonne chance pour le prochain Classico au Camp Nou, José, en repensant à Luis Figo (autre Lusitanien dont les paroles barcelonaises n'engagent à rien quand vient le chèque madrilène) En 2000, il avait vu son arrogance ébranlée par une série d'objets contondants, parmi lesquels des bouteilles de J&B et… une tête de cochon, l'interdisant à tout jamais de poteau de corner dans l'antre Blaugrana. On ne bafoue pas comme ça l'identité des clubs…

16/05/2010

Montpeuuuuul est magique

Image 3.png171009_mhsc_ff.jpgOn ne le cachera pas, on avait un peu mal au ventre en pénétrant la tribune de presse du Parc des Princes. Après avoir passé une année à clamer que Montpeul jouait le titre, faute d'avoir pu être compétitifs dans le sprint final, ç'aurait été tellement con d'échouer au pied de l'Europe. Pour ne rien arranger, la bande à René Girard arrivait dans la capitale sans la dizaine d'héros titulaires de la saison. Et puis en fait, ce fut comme papa dans maman, et le MHSC termine 5e comme des grands. 3-1, la balade, un but de Lilian Compan (!!!) et un doublé de Geoffrey Dernis, recruté l'été dernier pour cirer le banc, et qui nous plante un doublé plein de sang froid (ce-dessous, le premier but du match, un lob tout en classe)…



Depuis la tribune latérale et médiatique, on a admiré le futur se déployer sous nos yeux, celui de la génération Gambardella (remember) qui n'en finit plus de nous illuminer les lendemains qui chantent. Younes Belhanda qui se la raconte balle au pied, la charnière Yanga-Mbiwa/El-Kaoutari qui promet pour le Mondial 2016, Jamel Saihi qui fait régner sa loi du milieu… Et on n'a pas cessé non plus d'avoir un œil sur les 500 supporters pailladins, parvenant parfois à se faire entendre ("On est chez nous…" ou le vibrant "Tellement ma ville est belle"), surtout au moment du coup de sifflet final…




En même temps, on se gardera bien d'en rajouter sur le match, même si ça fait toujours plaisir de fesser le PSG, car on n'a rarement ressenti autant de solidarité avec les supporters parisiens. Et pas que quand ils ont entonné les déroutants "Allez tous vous faire enculer" ou "On a vraiment une équipe de merde" Enfin, ceux de la tribune Auteuil, parce que la Marseillaise avec drapeaux BBR et bras levés du kop Boulogne, ça fait vraiment flipper (bizarrement, Hortefeux et le club ont toujours préféré les fachos). Mais face à un niveau de jeu hallucinant de pauvreté, les attentats de Maké, les appels mains sur les hanches d'Hoarau, les pieds carré de Sankharé… Comment ne pas être admiratif devant un virage entier qui continue de donner de la voix, dans un stade qui mérite tellement mieux que de se traîner à ce point. Aller au Parc pour soutenir de tels peintres, forcément que ça donne envie de foutre le feu, au moins pour se réchauffer et donner un peu de spectacle au reste du public…






Dans cette vidéo "inside", on ne peut que reconnaître une ambiance de chaos qui fascine plus qu'elle n'effraie. "Virage Auteuil" façon grands clubs italiens…

Bon, voilà, Montpeul jouera donc l'Europe et sans doute, du coup, le maintien l'an prochain (foutus matchs le jeudi!). Question transferts, on peut déjà se féliciter de voir arriver le capocanoniere de la L2, Olivier Giroud, en provenance de Tours. Le gars a tout pour plaire et a déjà compris l'esprit maison, puisqu'il a claqué son 21e but contre Nîmes, au Stade des Costières. Pour lui désormais, c'est la Place de la Com' (en travaux) et Los Paillados, tout de suite moins nombreux…

Plutôt que de ressasser une année de bonheur (des larmes de la montée in extremis en L1 aux "tarlouzeries" de Loulou Nicollin, en passant par l'annonce du "on joue le titre dès l'automne dernier, ou le récent coup de blues parano), encore une petite séquence vidéo de quelques golazos de Montaño and co (désolé pour la bande-son)…




Et plutôt que de saluer la nomination d'un "formé au club" à la tête des Bleus et à la place de Raymond, revenons une dernière fois sur le passé glorieux, histoire de saliver l'Europa League qui se profile. Et les émotions d'un nouveau Montpeul-PSV et de nouveaux buts à la Ziober…




Enfin, comment ne pas saluer la vraie âme de la Paillade, celui qui a bercé nos années d'ados privés de Canal+, puis que l'on a croisé au détour de quelques cuites bien senties à l'Elixir et autres bars de l'écusson montpelliérain. Reviens vite, Philippe Sers, nique la maladie et reprend le "France-Bleu micro" pour nous emmener encore loin à la retrouvaille de nos rêves de gamins…



Remember la victoire en Intertoto'99 (dernière qualif européenne), avec le péno de Fugier façon Fernandez vs Brésil'86…

12/05/2010

Sur les traces de L'Equipe

Image 1.pngBon, on va pas en faire des tonnes sur le nouveau coup de génie médiatique de not' Raymond. Même s'il n'a pas suivi les conseils du Sporting (bon, y a quand même Rami, Planus, Valbuena, Ben Arfa et Cissé… mais ni Pagis ni Abardonado!), on sent quand même que le Domenech s'est fait plaisir, en faisant sa tête de mule de Breton: des Rennais en veux-tu en voilà (Briand, Fanni, M'Vila) et puis 30 joueurs au lieu de 23. Juste pour énerver les râleurs, qui de toute façon auraient trouvé quelque chose pour exprimer leur atrabilité. Un peu de courage enfin, avec Benzema et Vieira qui restent à la maison, ça mettra un peu de plomb dans le crâne du premier, et ça fera dégonfler le melon du second, dont seul Manu Petit pleure la perte.

Bien qu'on entende bruisser la rancœur puérile des soixante millions de sélectionneurs envers tel ou tel choix, franchement, on ne peut pas dire qu'il y ait de gros scandales. Et on irait même jusqu'à oser dire qu'avec cette liste, il y aurait moyen de faire un onze très correct. Bon ok, pas forcément un onze qui fait rêver, mais qui doit permettre d'arriver quiquille en quarts.

Faudra pour ça avoir le courage de mettre Henry dans le placard (où se trouvent déjà Van Nistelroy, Totti ou Ronaldinho…) ; faire entrer Rami ou Planus avec Gallas voire en faire la nouvelle charnière. Ressusciter le duo Lass Diarra/Abou Diaby (qui ont connu leur première sélection ensemble), comme un revival de la paire d'or Makelele/Viera '2000 ; installer Malouda à gauche et Anelka en avant-centre (Chelsea's style) ; innover avec Valbuena que le reste du monde ne connaît pas ; accepter enfin que Gourcuff puisse nous faire une Zizou'96, pas brillant mais utile pour la suite…

Bref, en étant (presque) objectif, on peut accorder pas mal de bon sens au choix du coach, en tout cas largement autant qu'à tous ses contempteurs qui rivalisent de mauvaise foi pour se le payer encore une fois. Au final, Raymond et la critique, c'est comme la pluie en Bretagne: ça ne touche que les cons… Et puis quand même, comment ne pas admirer le génie communicationnel et la classe autodestructrice du sélectionneur aux jours comptés, quand on voit poindre son sourire sadique avant de foutre en l'air le plateau télé de Lolo Ferrari?



Mais plus fort encore que le nihilisme de coach Domenech, on ne peut que saluer la une à tiroir du quotidien du peuple, qui entend bien ce coup-ci profiter de son monopole pour avoir enfin raison. «Sur les traces de Jacquet». Avec un tel titre, L'Equipe laisse transparaître son envie d'en découdre avec l'entraîneur. Alors que les mêmes de la période 98 sont revenus aux manettes (excepté l'inénarrable et mythique Jérôme Bureau), c'est la (belle) plume du journal, Vincent Duluc, qui s'y colle, pour faire du «retour vers le futur», dès le premier paragraphe de son papier au vitriol. Trois lignes d'intro, avant de ne plus pouvoir se retenir: «(…) une question, au moins, nous est venue à l'esprit: et on joue à treize?»

 

L'allusion est cryptée, mais elle est belle et lourde de sens, rappelant la mythique Une du 6 mai 98, quand Mémé annonçait 28 noms au lieu de 22…

eqp19980506.jpg

Là où on se marre carrément, c'est que L'Equipe n'ose plus affirmer ses velléités préceptrices, et donc la joue un peu plus modeste, n'osant plus n'en penser ouvertement pas moins. Pourtant, comme en 98, il n'y a pas franchement scandale à d'abord publier une liste élargie, histoire de prévenir d'éventuelles blessures, surtout quand d'autres pays font de même, comme à l'époque. Mais au moins cela donne le ton de l'ambiance crétine qui promet d'entourer le Mondial des Bleus. A la différence notoire que cette fois-ci, L'Equipe espère être en osmose avec les Français. Au moins jusqu'à la qualification en quart de finale. Et pis sinon, ils nous feront un titre du style "Nous, on s'est encore trompé" (remember)…

09/05/2010

Si Raymond en avait…

raymond-domenech-euro-2008-france.jpgEt si au lieu d'en avoir plein le dos, Domenech se lâchait une dernière fois, pour l'annonce de ses 23, ce mardi sur TF1. C'est vrai: pourquoi s'emmerder avec la vingtaine de soi-disant titulaires indiscutables, qui nous font bailler au corner et nous irrite avec leur suffisance indolente en attaque et leur insuffisance coupable en défense? Marre des pieds carrés, des relances en touche, des une-deux sans deux, des passes téléphonées, des joueurs en retard, de la créativité atone, des dribbles ratés, de l'absence d'appels de balle, de blessures à répétition, de mains sur les hanches, de soupirs désolés…

Bon, on l'a toujours soutenu le Raymond, mais vu qu'il s'est d'ores et déjà fait débarquer, pourquoio ne pas se faire plaisir et donner dans le choix  nietzcheen, tout en recherchant l'efficacité sans oublier le beau jeu? Et faire du passé table rase, pour en finir avec cette terne fin de décennie footballistique française.

N'a-t-on a besoin d'une bonne révolution à la sauce Sergio Leone? Avec une bonne liste de mondialistes guidée par la thématique "bons, brutes et truands". Mais quand même plus brutes et truands que bons. Mais quand même sacrément bons dans leur genre.

23 noms, deux équipes distinctes, où primeraient le souci de l'homogénéité des personnalités. Une regroupant le gratin culte du milieu de tableau de L1 qui lâche rien, une autre fortement inspiré de la Roja espagnole petite et nerveuse, championne d'Europe en titre. Une pour parer au stress inhérent aux matchs de poules stressants, une autre pour développer du jeu court de tripoteurs à coiffures bizarres, façon Espagne lors du dernier euro. Avec Lloris en troisième gardien, parce que lui seul dans la génération Domenech ne mérite vraiment pas d'être viré du Mondial (avec Lass Diarra).

 

Le onze des phases de poules: les salopards magnifiques. De la classe insolente mais dans un, de la mauvaise foi, de la roublardise, un caractère aussi peu tremblant que bien trempé. Pas le genre à flancher devant l'Afsud, l'Uruguay et le Mexique…

Des défenseurs old school toujours bien placés dont on peut être sûrs que si jamais le ballon passait, l'homme trépasserait. Remember France '82, et '84 (Thierry Tusseau, Max Bossis, William Ayache).

Des attaquants d'habitude mis sur la touche car trop grande gueule, en hommage rendu aux générations sacrifiées des Bleus '90-95 (Cantona ou Vercruysse), avec également un soupçon de France'86 (Genghini, Xuereb, Bellone, Giresse). Mais pas forcément avec Gourcuff en nouveau Platoche, car il ressemble vachement plus à Zidane et que l'ère du 10 doit attendre encore un peu pour retrouver le jeu tricolore.

Une équipe anti-footix en somme, avec du bon vieux trentenaire au jeu somptueux quoique bien particulier. Une compo qui fait la part belle à la France "saucisson-vin rouge", à la pré-retraite ambiance crépuscule des idoles, un mix de combattants au passé parfois glorieux et de carrières un peu minables mais pétries de noblesse. Une escouade de mythes mourrants jamais reconnus à leur juste valeur. Un peu manouche, un peu dégarni-gras du bide, mais bougrement rassurante et capable de nous régaler la chique…

 

Frey

Bonnart   Planus  Abardonado   Jeunechamp

Balmont  Pedretti  Cheyrou

Leroy          Pagis

Djib' Cissé

 

Egalement possibles: Pitau, Dalmat, Cheyrou, Luccin, Doudou Cissé, Echouafni, Jurietti, Malbranque, Penneteau, Mexes, Rool, Isabey, Gignac, Trezeguet, Landreau, Savidan, Makelele

 

Le onze des phases finales: "le modèle ibère". En avant jeunesse, dégagez les vieux et tout pour le spectacle! Sus aux grands blacks musculeux à tous les postes et sus au stéréotype du jeu basé sur le défi physique. Place aux merdeux qui jouent court, provoquent, débordent, ont le sens de la passe déc' et qui vont vite. A la "XavIniesta" ou à la "Fabregas". Place au jeune attaquant de pointe qui part toujours à la limite du hors jeu et qui galope avant de tuer de sang froid, "à la Torres". Place à une défense à la fois jeune et expérimenté, talentueuse mais pas géniale, pas forcément rugueuse, mais brave. A la "Puyol/Piqué".

La révolution du style de jeu, qui rendrait en outre toutes ces lettres de noblesses à l'apport de l'immigration maghrebine dans la sélection nationale. De quoi dérouter l'adversaire à notre jeu solidement ancré à l'idée d'endormir l'adversaire pour gagner dans le meilleur des cas 2-1. Et permettre de ne pas avoir honte des Bleus, même éliminés en quart, après deux matchs se finissant à 4-3 après prolongations. Voire même se prendre à rêver. "E viiiiva-Franc-i-aaaa"…

 

Ruffier

Jallet    Yanga-Mbiwa    Rami    Tremoulinas

Nasri       Lass Diarra

Valbuena      Ben Arfa        Aït-Fana

Gameiro

 

Egalement possibles: Sinama-Pongolle, Belhanda, Flamini, les frères Marveaux, Vahirua, Cabaye, Jourdren, Bodmer, Gonalons, Menez, Diaby, Mavuba…

 

Franchement, je ne suis pas sûr qu'on ne se passionnerait pas plus pour la bande à Raymond avec une liste des 23 de ce type…

 
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