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26/04/2010

Au pays de Fredo

Après quelques jours de digestion de vacances carioca envolées en fumée, il est temps de rebondir. Et de partir quand même. De toute façon, le Maracaña avait fermé ses portes dimanche dernier (sans moi) et l'hiver est tombé plus vite que prévu sur le Brésil. Alors, vu qu'Opodo a décidé de laisser ses clients dans la simple alternative du "tu annules ou tu annules", en choisissant de ne jamais répondre au téléphone en cinq jours, cap sur la Corse. Et tant pis si on ne croisera pas le sosie de Ronalgros, pourtant plus vrai-faux que jamais…

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Direction Capi-Corsu donc, au pays de Fredo Antonetti. LE coach français qui mériterait le plus de succéder à Raymond, tant il est le complément idéal entre beau jeu et mauvais caractère, et qu'il serait le seul à pouvoir enfin accorder à Jérôme Leroy le maillot bleu qu'il mérite (mais on y reviendra). Encore dans les valises de dernière minute, pas le temps de dresser l'éloge du sorcier de Furiani (déjà brillamment honoré à son époque salace niçois par l'ami du cru HonkyTonk "ne tapez pas des pieds" Maestracci). Juste une vidéo du mythiquissime coach bastiais (aujourd'hui exilé chez les chapeaux ronds rennais), pour se mettre dans l'ambiance Arnaque, Crime & Figatelli…



Pas le temps non plus de revenir sur la belle histoire du ballon dans l'Île de beauté (là aussi déjà excellemment décryptée sur "Plat du Pied"). Mais seulement un petit plaisir, avant de mettre en stand-by ce blog pour une semaine. Sans doute l'une des plus belles vidéos du panthéon vicelard de l'identité footballistique: les guerriers de Furiani. Que du bonheur, Rio peut aller se rhabiller…



20/04/2010

Tombé en Rade

giaco_2.jpgPlutôt que s'apitoyer sur ma terrible frustration volcanique, ambiance "Si tu vas pas à Rioooo", le Sporting Tertulia préfère s'ennivrer d'ovalie nostalgique. Comme un (cruel) clin-d'œil aux rêves vacanciers de Maracaña envolés, c'est une autre Rade qui nous a ému ce week-end. Celle de Toulon et de son RCT ressuscité. Leader du Top 14 professionalisé ajourd'hui, les Rouge et Noir ont fait revivre en nous la mémoire embuée du rugby à grand-papa. Un rugby amateur tendance marrons chauds qui, malgré ses errances et ses outrances, avait sacrément la classe.

Voir revenir les grands clubs de la charnière 80/90 en haut de l'affiche des années 2010 enclenche forcément la boîte à souvenirs. Même si Toulon, comme le (Métro-)Racing qui s'est aussi qualifié pour les quarts, ou même Agen qui vient d'assurer sa remontée dans l'élite, n'ont plus grand chose à voir avec les clubs de fin de banquet, les colosses un peu gras ou les nœuds-pap rose du showbizz parisien.

Le haut-niveau ne concerne plus que quatorze équipes, mais en vrai huit (allez neuf, en comptant le MRC de Trinh-Duc!). Il est loin le temps où ça jouait à 32 avant de finir par des vraies phases finales commençant en huitième de finale aller et retour. Désormais, les clubs centenaires et chargés d'histoire diparaissent peu à peu, sauf à être repris par un magnat ayant fait fortune dans l'immobilier, la pharmacologie ou la bande dessinée… Rêves d'Abramovitch un peu au rabais… Mais à Toulon, si Mourad Boudjellal fait fumer la carte bleue et qu'on compte les enfants de la Rade présents dans le XV de départ sur les doigts de la main, au moins le public n'a-t-il pas changé…




images.jpgQu'il entonne le Pilou-Pilou dans sa diantre d'antre de Mayol ou au stade Vélodrome (ci-dessus). Ambiance Sud-Est, le couteau et la bite entre les dents, l'accent aux bords des molaires, et le fair-play remisé au vestiaire. Arbitre enculé, buteur adverse sifflé, et bagarres générales vivement encouragées.

 

Comme aux temps des affrontements avec Bègles et Vincent Moscato en 91, quand une minute de silence était un épreuve, la première mêlée un rendez-vous à ne pas rater, et Daniel Herrero déjà à son bandeau rouge aliéné…
[au bout de cinq minutes, le match devient monocorde]





Comme à l'époque d'Eric Champ et Jérôme Gallion soulevant le Brennus'87 contre le Racing club de France de Mesnel et Pouyaud, avant de chuter contre le Stadoceste Tarbais, puis le Stade Toulousain…
[n°11 de la série "Il était une fois le RCT", tous les épisodes de la série ici]

 

Alors, pourquoi le cacher, on a hâte de retrouver les Toulonnais dans le RER menant au Stade de France, pour la finale de dans un gros mois. Ne serait-ce que pour le Pilou-Pilou…

19/04/2010

Du danger d'être un daltonien de gradin

En passant, une somptueuse séquence de célébration de but avortée, peut-être la plus belle. C'est le Croate Tomislav Bosec, attaquant de l'Inter Zapresic, qui entre au panthéon de la crétinerie distraite, pour avoir benoîtement pensé que ses supporters sont forcément derrière les cages où il plante. Le hic, c'est que ce samedi, c'était devant la tribune du kop de l'adversaire du NK Zadar qu'il avait choisi de fêter son but. Résultat: au lieu de liesse populaire et d'embrassades furieuses, Bosec le daltonien de gradin n'a récolté qu'une grosse tarte dans la gueule façon Bud Spencer

18/04/2010

Las Pailladas Parano

Image 19.pngBon, voilà, il faut l'admettre. Se faire à l'idée. Montpeul ne joue plus le titre. L'équipe commence à accumuler la fatigue, les blessés et les suspensions. Marseille a retrouvé sa chance des années Tapie, sans les valises enterrées. Auxerre est aussi réaliste que son fond de jeu est effrayant… Désormais, au mieux, on joue le podium. Troisième, ce serait comme en 1987/88, en somme. Et quelle saison magnifique ce serait déjà, et gnagnagna…

Pour dire vrai, on ne parvient pas à s'en satisfaire de cette saison qui se termine. Et on ne parvient pas à s'en défaire, de ce syndrome Fred Antonetti. Sans doute parce que c'est lui le vrai coach qu'il faudrait pour remplacer Raymond (mais c'est un autre sujet, sur lequel on aura le temps de revenir). Jamais content, toujours le sentiment de se faire voler, à la limite du complexe d'infériorité paranoïaque, méprisé par le PLM (en l'occurence le BLLM -Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille-), mais aussi par les médias qui vous persécute. [le plus beau morceau de bravoure d'Antonetti ici]

Non mais franchement, sérieux, si on refait le film, c'est dur de ne pas se sentir malheureux quand on est Pailladin. Les lacunes n'expliquent pas tout. La non-exclusion de Chalmé contre Bordeaux (remember). Le but refusé dans les arrêts de jeu contre Monaco (remember, avec en bonus la splendide réplique de coach Girard: "- ça fait mal au cœur, René? - Ça fait surtout mal au cul!"). Le traquenard chez les Manceaux surexcité de Michel Moulin, où l'agneau incompris Jeunechamp se fait prendre dans une bagarre avec le banc des rillettes. Deux exclus: le Montpelliérain et… un remplaçant manceau!).

Et puis ce dimanche soir, un nouveau péno oublié sur le petit Grégory Lacombe (même gabarit que Valbuena, sans les fautes sifflées), alors qu'on menait 1-0 contre Toulouse, avant que le Tef n'égalise dans les arrêts de jeu. Privés trop de points pour espérer jouer le titre jusqu'au bout…

Evidemment, ce n'est que galéjade et on abandonne vite la théorie du complot. Mais c'est comme un rêve qui s'achève un peu trop tôt, laissant place à l'invraisemblable angoisse de s'imaginer finalement sixième et non-qualifié pour l'Europe. Sans parler de l'anxiété qui nous saisit, quand on imagine les sollicitations estivales pour Costa, Spahic ou Aït-Fana…

Alors, pour se remonter le moral, rien ne vaut un bon chant de supporters de Montpeul. Ce coup-ci, on a flashé sur "Tellement ma ville est belle", pas folichon niveau paroles, mais qui redonne des frissons quand même, surtout quand elle est entonnée par une cinquantaine d'ultra pailladins à Toulouse…

"Tellement ma ville est belle
Moi je chante pour elle
Mais ce qu'elle a de plus beau
C'est le Montpellier-Herault
Nous allons tous lui montrer
En chantant pour Montpellier
OoooOoooOooh...
Nous ne cesserons jamais d'encourager Montpellier
Tous ensemble pour la victoire il faut chanter
OoooOoooOooh..."

17/04/2010

Loco Blues

Image 18.pngIl y a quelque chose d'infiniment beau chez Martin Palermo. Et d'infiniment triste aussi. Le buteur de Boca Juniors est entré dans l'histoire du club Xeneize (les «Gênois» de Buenos Aires) en inscrivant un doublé lundi dernier, contre Arsenal de Sarandi. A 36 ans, «el Loco» devient le meilleur buteur de l'histoire de la Bombonera, et détrône la légende des années 30 Roberto Cherro et son record de 218 buts. Une reconnaissance ultime pour le grand bourrin péroxydé à la carrière plutôt figue que raisin, parsemée de clubs espagnols alors au creux de la vague (Villareal, Betis, Alaves), de blessures et d'échecs mémorables (dont le triple raté aux pénos en 99 contre la Colombie, qui le mit au ban de seleccion). Désormais, Palermo est Monsieur 220 buts. Mais ce bonheur a un goût amer, et la scène du record a des airs de fin de partie à la Beckett…

Image 16.pngLundi soir, c'est bien sûr Roman «el Mago» Riquelme qui a fait l'offrande. Mais de fiesta ensemble, point. Chacun de son côté. Palermo avec ses coéquipiers, le n°10 en solitaire. Désormais, la crise est ouverte et la guerre glaciale (voir la vidéo de la conférence de presse): Palermo n'est plus ami avec Riquelme. Ce dernier, en plus d'être le plus brillant des casses-couilles de sa génération, et non content d'être déjà fâché avec Diego (remember) et privé de Mondial, fout un bordel monstre dans l'équipe. Pourtant dénigré par ses ex pour penser davantage au football qu'au plumard, Riquelme n'a rien trouvé de mieux que de chauffer par texto la nana d'un jeune espoir de Boca Juniors. Pour les raisons profondes de la brouille, on peut en lire plus ici (amateurs d'orthographe s'abstenir).

Palermo, lui, pourrait enfin connaître la rédemption nationale, en embarquant pour l'Afsud cet été, après avoir qualifié l'Albiceleste de Maradona l'otarie en octobre dernier (remember). Comme une destinée commune qui prend fin, entre deux écorchés vifs du foot porteño, qui ont mêlé leur sang en mouillant le maillot or et marine. Les deux trublions ne riront plus ensemble, et il ne reste plus que le souvenir d'un génie ombrageux et d'un goleador 2wfohz7.jpgpsychopathe faisant régner la terreur dans l'Amérique du sud des années 2000. Avec le grand coach Carlos Bianchi en figure tutélaire, Saint-Esprit d'une trinité enchantée.

Alors, en mémoire du duo magique qu'on ne voudrait jamais voir disparaître, rien de mieux que de se refaire le top 3 des souvenirs de Martin le magnifique, tel qu'il l'avait raconté au site de la Fifa, à l'occasion de son 180e but sous le maillot boquense, en mai 2008. Au passage, on note que ces deux dernières années, alors qu'on l'imaginait déjà au crépuscule de sa carrière, et malgré une blessure l'ayant éloigné six mois des terrains fin 2008, Palermo aura tout de même planté 40 pions sous le maillot des Juniors.

Mais revenons au hit-parade des buts qui ont marqué la mémoire nostalgique du Loco.

 

3. Le plus emblématique: «Ma frappe depuis le milieu de terrain contre Independiente en 2007». Le classique des classiques, le paroxysme du geste instinctif, le genre "je vois le cuir, je suis à cinquante mètres, et je frappe comme une mulasse sans réfléchir"…




Depuis, il a décliné son geste technique en version "je vois le cuir, je suis à quarante mètres et je mets un gros coup de testard sans réfléchir". C'était contre Velez Sarzfield, en octobre 2009. Le but du 3-2. Juste après l'égalisation de Riquelme, d'une mine somptueuse…





2. Le plus important: «Mon doublé contre le Real Madrid au Japon en 2000». Finale de la Coupe intercontinentale. Boca Juniors est au sommet de son art, et les jeunes Palermo et Riquelme, après avoir terrifié l'Amsud, humilient le Real Madrid de Figo et Roberto Carlos (2-0). Le premier but est ici, mais on préfère sans conteste le second, et la pass'déc' de 60 mètres signé Riquelme…





1. Le plus émouvant: «Mon but en 2000 face à River. Je sortais d'une grave blessure, je n'ai fait qu'un court passage sur le terrain et j'ai fait gagner le match». Quarts de finale retour de la Copa Libertadores. Palermo est une vrai gallina, une poule qui a la Bombonera dans les tripes, et qui ne pouvait que placer au firmament de ses souvenir un pion décisif dans les arrêts de jeu (1-0) contre l'ennemi millonarios de River Plate. Sitôt après avoir marqué, il alla se jeter dans les bras de Riquelme, évidemment au départ de l'action…




Bonus "la belle et la bête"
. Pas moyen de retrouver la date exacte de cette "jugada" qui résume tout de la complicité des deux comparses du port désaffecté de Buenos Aires. Comble du sublime, il n'y a même pas but à la fin…





Désormais, les contrats des deux anciens complices se terminent à la fin de la saison. Et bien que le président de Boca Juniors entende les prolonger tous les deux, on ne voit pas comment il ne pourrait pas en choisir un au détriment de l'autre. Foutu temps qui passe…

12/04/2010

Ballon rapé…

On s'était résolu à ne pas causer de "Ça c'est le Losc!", l'horrible morceau de Pac'ino, sorte d'insulte au hip-hop comme au football, qui buzze depuis quelques jours sur la toile sportive. En plus de faire de la pub à des rivaux directs de Montpeul (on joue toujours le titre, mais on est en train de le perdre…), ç'aurait été saluer une grosse bouse, où les allusions aux joueurs lillois ne parviennent pas à faire oublier l'effroyable refrain. Merde, Lille c'est quand le même le coin du Ministère des affaires populaires ou d'Axiom. Au lieu de ça, on s'inflige des rimes affligeantes, à base d'Eden Hazard avec qui y a pas de hasard…

Et puis, on est tombé ce dimanche sur des cousins bien éloignés du troubadour chti. Deux moments de musique qui foutent moins la honte, bien que dans la même veine footballistique. Enorme différence: au lieu de se cantonner aux joueurs de Rudy Garcia, les dénommés Bako et Mezo & Pan Duce ont élargi leurs répertoires.

Le premier est madrilène, et déroule un somptueux panthéon du sous-culte. Titre du morceau: Por Passion (sorti en février). Que du lourd: N'kono, Drenthe, Butragueño, Dertycia, Figo, Kiko, Julio y Patxi Salinas, Batistuta, Jon Pérez Bolo, Eto'o, Van Basten, Maturana, Valderrama, Romario, Gullit, Messi, Pizzi, Futre, Schuster, Redondo, Maradona, Sanchis, Munitis, Baresi, Bodipo, Yekini, Stoitchkov, Buyo y Cassano…




Les seconds sont tchèques, et là aussi ça sonne mieux que Pac'ino. Au moins, est-ce un peu plus e(st)xotique. Titre: Futbol (ça date de 2007). Au programme, ce coup-ci:
Totti, Zola, Ginola, Saviola, Andy Cole, el Camp Nou, Ventola, Roger Milla, Klose, Nakata, Dunga, Inzhagi, Giggs, Babangida, Kluivert, Quaresma, Shearer, Pires, Caniggia, Nihad, Jardel, Koller, Bebeto, Tristán, Romario, Makaay…





11/04/2010

Un Varga qui mérite d'être connu

En passant, un rapide hommage à Zoltan Varga, surclassieux milieu offensif hongrois. A dire vrai, on n'en avait jamais entendu parler jusqu'à son décès, ce samedi. Mais le gars a un gros potentiel de footeux mythique. Rien que sa mort… Sur un terrain, en plein match de vétéran. Il avait 65 ans, des allures de Johan Cruyff magyar, des dribbles saccadés et somptueusement déguinguandés, et un palmarès qui émerveille, avec des clubs qui font rêver. Après avoir gagné quatre titres  et une coupe des villes de foire'65 avec Ferencvaros (en claquant la Juve chez elle en finale), il fuit le communisme en 1968, également auréolé d'un titre olympique et d'une troisième place l'Euro'64.

Zoly Varga, ce sont alors des choix de carrière confinant au sublime. En commençant par le Herta Berlin, où il chope deux ans de suspension pour corruption, ce qui ajoute de la complexité au héros, qui déployait alors une élégance rarement vue sur les prés de Bundesliga…

Plutôt que de ne pas jouer, Varga file en Ecosse, à Aberdeen, où il sera considéré comme une légende en seulement une trentaine de matchs joués. Enfin, il est souhaité par l'Ajax Amsterdam comme successeur du roi Johan, mais se plante et finit en Belgique à Gent, après un passage au Borussia Dortmund. Après la retraite, il se finit comme entraîneur réputé, revenu au pays de Pal Sarkozy pour accompagner la décrépitude du cuir hongrois (Ferencvaros, Honved, Dunaferr). Mémorable, forcément mémorable…

10/04/2010

Punk-football is dead?

malcolm_mclaren_narrowweb__300x4140.jpgVu que c'est la reprise, on n'a pas encore retrouvé les automatismes d'antan, et on ne peut pas vraiment se permettre de Rhaaaaaaaâler en évoquant la mort jeudi soir de Malcom Mc Laren, le manager des Sex Pistols. Pourtant, on avait beaucoup misé sur un hommage à l'un des emblèmes de cette charnière des 70's/80's en Angleterre, qui promettait de fleurer bon l'effluve de grosse bière et le chant de supporter anarcho-nihiliste tendance "Hools".

Las, le père Mc Laren s'avère plutôt décevant, question Punk-football. Même pas manager d'un sombre club de cinquième division comme on l'espérait. Même pas de trace d'un club bien pourrave qu'il aurait pu supporter. Juste une évocation sportive, pas franchement "no future", dans un clip assez glauque d'une chanson commise en 1983 (Double dutch). Pas d'épingle à nourrice et de rat pelé sur l'épaule, le Punk in London était déja mort, laissant la place à la mode dégueulasse des eighties. Ambiance étudiante où on saute à la corde entre adolescentes pré-pubères en t-shirts jaune. Et où l'on voit le Malcom se trémousser par instant, ceint d'une robe de chambre à peine nouée. Un truc assez guimauve-groovy, qui ne doit pas cesser de faire se retourner dans sa tombe Sid Vicious…




Faut dire que les Sex Pistols et le foot, après une longue farfouille sur le net, c'est assez décevant. Si les batteur et bassiste Paul Cook et Glen Matlock ont promis d'enregistrer l'hymne de Chelsea, on n'en a pas retrouvé la trace deux ans après. En revanche, Jonny Rothen régale un peu la chique déchicotée: le rouquin-chanteur est ainsi cité dans un top 10 des fans célèbres d'Arsenal. Il faut d'ailleurs l'entendre (si l'on est anglophone) déverser sa bile de punk-star décatie sur le nouveau stade des Gunners en regrettant la chaleur d'Highbury…




sex_pistolsnever_mind_the_bollocksfrontal.jpgEt puis on a enfin retrouvé un peu de sous-culte mêlant Never mind the bollocks et ballon. Mais du côté de Manchester. Plus précisément au cœur de vraie Mancunia footballistique. Dans le kop du FC United, ce club dissident monté par les fans des Red Devils ne supportant pas le rachat du club par l'aventureux homme d'affaire ricain Malcom Glazer (en lire plus ici), après les première tentatives de Murdoch le magnat et sa chaîne de télé Sky.

Dans les tribunes du stade d'Hallifax, lors d'un match amical en avril 2007, le kop authentique des supporters mancuniens entonnait ainsi une belle chanson de stade, sur l'air du définitif Anarchy in the UK des Sex Pistols. Et là, l'esprit du punk-foot revit. "I wanna destroy Glazer and Sky, 'cos iiiiii wanna beeeee at FC"




Pour entamer le week-end la crête aiguisée sur la tête, on conclura donc ce non-hommage à Malcom Mc Laren, en s'écoutant l'un des meilleurs morceaux punk traitant du foot (un Top 5 ici). Kicker Conspiracy, de The Fall (1983, les paroles ici), magnifiquement mis en image dans la vidéo ci-dessous. Le spirit du keupon d'albion a tout de même de beaux restes sur les gazons et les gradins brittons…

 
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