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15/10/2009

Argentina viciosa comme on l'aime… ou pas

http://i33.tinypic.com/2q0nln5.jpgÇa sent le pet foireux, les sueurs froides, le vice malsain et la joie furieuse. La qualif de l'Albiceleste pour le Mondial sudaf a un air de cancha latina, ces virages de supporters un peu dingues qui terrorisent et électrisent le monde du ballon argentin. Une ambiance où le beau jeu n'a pas franchement droit de cité, où les coups pleuvent en dessous de la ceinture, mais où le chaos sublime enfante l'excès culte et la résurrection vertigineuse, au détriment du génie pur. En deux ultimes matchs, la sélection n'a jamais autant été à l'image de son coach, Diego le vulgos. Un passé incontestablement talentueux, qui s'estompe devant la perte de repères et la folie débordant de testostérone. Un sentiment étrange et dual, entre observation génée d'un gâchis irrésistible et admiration sans borne d'un mental malgré tout à toute épreuve.

 

Image 4.pngDans un contexte aussi tendu que celui du groupe de qualification, seul "el loco" pouvait faire triompher l'Albiceleste. Evidemment dans les arrêts de jeu et en raccro doré, Martin Palermo ne pouvait être qu'à la hauteur d'une résurrection attendue depuis dix ans et son cultissime triple péno raté contre le Paraguay la Colombie en Copa America, qui l'avait depuis discriminé en seleccion. L'icône de la Bombonera est déjà dans le panthéon des attaquants bourrins, tocards toqués de l'art ingrat de la bataille de surface (un best-of boquense ici). Mais cette brute grand luxe, complice monstrueux du Magicien Riquelme (le grand absent fâché de l'équipe à Diego), reste le mec capable de s'arracher de ses cendres putrides pour renaître tel un phénix cabossé dans le stade Monumental des rivaux de River Plate. A 34 ans et après une carrière que l'on pensait poctuée par la blessure de trop, il claque un but hors-jeu du tibia contre le Pérou, offre la victoire inespérée (2-1) et fait exploser Maradona l'otarie sur une pelouse devenue twilight zone"…



Palermo mérite de voir l'Afrique du Sud avant de mourrir, car il semble correspondre à merveille au jeu argentin mal branlé que Diego ne parvient pas à fagoter. Alors que Messi ne vaut pas une messe, Martin le fou est au rendez-vous. Attention, si le gars n'est jamais aussi bon qu'en gros bœuf des surfaces, il est quand même capable de planter un but de 55m ou, il y a tout juste deux semaines, de claquer un pion d'une tête de 30m. Et, faute de Roman el Mago Riquelme et de fond de jeu, il faudra se préparer à une sélection argentine le couteau entre les dents et les couilles sur le caleçon, plutôt qu'avec des diamants entre les pieds. Ambiance charrua uruguayenne, qu'elle a su dompter hier soir.

Contre la Celeste au Centenario de Montevideo, les Pamperos ont su résister et donner des coups, faute d'être capables de se faire trois passes d'affilée. Hormis l'ange Di Maria qui régale tant et tant sur son aile gauche et doit encore se demander ce qu'il fout à Benfica, personne n'est au niveau des glorieux aînés. Même en défense, hormis Macherano, Veron et Heinze, tout le monde est à la rue. Mais la victoire est au bout (0-1), bien sûr dans les cinq dernières minutes et sur un but à la con, suite à l'expulsion de "Cacéres la cuillère". Enfin, Diego en roue libre nous fait rêver à ce que pourrait faire Domenech en cas de qualif post-barrages. Bien plus trash que Raymond, il lâche aux journalistes, en conférence de presse d'après match: «Vous feriez mieux de me sucer, et de continuer à me sucer». La classe façon bife de chorizo




Désormais tout est ouvert d'ici juin prochain. Soit l'option résurrection, avec un retour de Riquelme (pour qu'Aimar soit un vrai joker), ou un Yalta stratégique, qui verrait Tevez, Messi et Kun Aguero apprendre enfin à ne plus se marcher sur les pieds. Et pourquoi pas réintégrer les Français Lisandro Lopez et Lucho Gonzales, pour rajouter davantage de technique… Ou alors, on continue comme ça. Option brouillon burné. A l'arrache. Sans stratégie autre que le rentre-dedans et les buts à bout de souffle. Après tout, l'Argentine n'est jamais aussi forte que quand elle n'est pas favorite.


tashibana.jpgEn conclusion de cet épisode de notre plongée "Au pays de Diego", on ne peut s'empêcher de regarder chez les voisins chiliens pour s'offrir un bonus acrobatique. Ça n'a rien à voir, mais c'est le seul moyen de voir de belles choses dans cet univers post-moderne de football latino toujours adulé, mais tout de même dévoyé. On a retrouvé les jumeaux James et Jason Derrick d'Olive&Tom. Ils jouent au club de Rio Branco, et maîtrisent toujours comme personne la technique dite de la "double Amara Simba". Si ça peut convaincre Maradona d'arrêter d'essayer de faire jouer ses joyaux comme Mark Landers…

Commentaires

Pour ton info, il n'est pas hors-jeu mais couvert par le gardien de but....sinon rien à redire...

>> J'ai jamais rien compris à cette règle et, comme quand je mate du rugby, quand je comprend pas je crie "hors-jeu!"

Écrit par : sharritarish | 16/10/2009

magnifique texte !

Écrit par : sk | 22/10/2009

J'ai jamais rien compris à cette règle et, comme quand je mate du rugby, quand je comprend pas je crie "hors-jeu!" ed hardy perfume

Écrit par : ed hardy perfume | 27/10/2010

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Écrit par : ED Hardy | 01/12/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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