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02/08/2009

Les émotions Robson

article-1159221-022C1C170000044D-533_468x467.jpgRhaaaaaaaa, Bobby Robson s'en va et c'est un fragment de jeunesse supplémentaire qui glisse sur le vague à l'âme de la mémoire footballistique. Robson, c'était la classe à l'anglaise, mais vraiment. Le dernier grand coach d'Albion, qui misait tout sur l'offensive, en ancien attaquant à la carrière pas si top, mais qui s'est imposé comme l'un des maîtres du jeu de ballon des 80's et des 90's. Pour la nécro, y a pas mieux qu de Cherif Gemmour dans So Foot.com.

Robson, c'était le "special first" qui a enfanté Mourinho, après l'avoir sorti de son boulot d'interprête au Sporting Portugal pour en faire son adjoint à Porto puis à Barcelone. Le gars dont la mort vendredi a failli faire craquer un Kieron Dyer qui le considérait comme un père lors des dernières années de Bobby à Newcastle…




180px-Bobby_Robson_Cropped.jpgBobby Robson, c'était une certaine idée de l'Angleterre, dont il dirigea la sélection durant deux mondiaux où les Trois Lions étaient au top international. Mais c'était aussi un bourlingueur qui a ramené un paquet de titres dans les trois pays où il officia, avant d'offrir un illusoire espoir aux Magpies de s'imposer parmi les meilleurs (Newcastle vient de descendre en D2). Résumé d'une carrière en vidéo, extrait d'un hommage pour son 75e anniversaire, l'an dernier…





Mais pour nous, l'autre "Sir Bobby" a surtout été le stratège, parfois malheureux, de moments de bravoure qui figurent parmi les plus belles de nos émotions footeuses.

Bobby, c'était Gary Lineker, John Barnes et Peter Shilton, au Mondial mexicain de 86. Argentine-Angleterre. Le jour où Diego est devenu D10S, Robson était aux première loges, et nous, on matait alors notre premier match d'une longue carrière. Mais dans notre souvenir, les commentaires étaient vachement moins biens (cf. Titi Roland et l'arbitre tunisien). Au micro, l'immense journaliste uruguayen Hugo Morales. "Merci pour ces larmes, Diego"…




Bobby, c'était aussi Gazza et l'équipe d'Angleterre demi-finaliste du Mondial 90. Plutôt que la dramatique scène des pénos et de l'Allemagne qui gagne à la fin (ça se passe ici), on préfèrera retenir la volée de David Platt dans les ultimes instants de la prolo du quart contre les Belges. Pour la version anglo-enthousiaste, c'est ici. Mais nous on préfère la version RTBF, avec notre héros Roger Laboureur au micro (voir ci-contre) abandonnant sa frite légendaire…

Et puis Bobby, il était aussi sur le banc de la Mosson pour voir son PSV Eindhoven mené par Romario se faire fumer par Montpeul au premier tour de la Coupe des coupes 90/91 (j'y étais!). Avec les compliments de Baillsou, Mr Xu, Valderrama et, bien sûr, du plus grand joueur de tous les temps pailladins. Jacek Ziober…





Bobby, ce fut enfin un sacré beau Barça. Celui de Stoichkov, Figo, De la Peña. Celui qui remporta l'un des plus grands matchs de la décennie, conclu 5-4 contre l'Atletico Madrid de Kiko, en Coupe du Roi '97. Ambiance de folie, et l'oublié Pizzi se jetant en héros dans les bras de coach Robson…

Politiquement parlant, Bobby, c'est enfin l'hymne du Barça qui résonne à San Bernabeu, dans l'antre du Real. En finale de cette même coupe du Roi, contre le Betis Seville (3-2). 40.000 "culés" se livrant à une joyeuse et furieuse profanation antifranquiste et catalaniste…

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