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20/07/2009

La résurrection d'un working class hero

Image 8.pngRhaaaaaaaa, Robbie Fowler! La petite frappe cultissime des bas-fonds de Liverpool qui a touché le sommet sous le maillot des Reds. L'allégorie de toute une ville d'ouvriers thatchérisés. Celui que tout Anfield Road surnommait God… Bref, Robbie Fowler a rechaussé les crampons, pour le club australien des North Queensland Fury (définitivement, j'adore la A-League, ce cimetière des kangourous classieux à la Mark Bosnich), pour qui il a signé un contrat de deux ans, comme sa période d'errance (Cardiff, puis Blackburn) après sa retraite de Liverpool (on peut revoir ici son ultime tour d'honneur d'alors, à Anfield).

God is back, et plante son premier but dès son premier match, faisant taire les critiques indigènes sur ses 34 ans paraissant 43. Images amateurs, mais frissons quand même…






Ce qui est magique, avec Robbie, c'est qu'on a traversé plus de quinze ans de foot avec lui, et que les souvenirs se multiplient à la seule évocation de son patronyme so Ken Loach. Pêle-mêle, quelques grands moments de Fowler qui nous ont fait aimer le ballon comme jamais…

Son triplé le plus rapide du monde. En 1994/95 (il y a avait encore Ian Rush!), il suffit au morveux de 4 minutes et 33 secondes pour claquer trois pions tout en finesse britannique, contre Arsenal…




article-0-033A8C85000005DC-542_306x351.jpgLe roi de la coke popu. L'amour du public des rives de la Mersey pour sa petite frappe d'attaquant est indéfectible, et remonte au soutien que ce dernier avait publiquement affiché à la grande grêve des dockers de Liverpool (en 1995), arborant deux ans plus tard sur son t-shirt un message de soutien aux 500 personnes licenciées.

Proche de la classe ouvrière, Fowler le fils d'ouvrier se verra excuser par ses fans tous ses excès. Comme ce jour de 1999, où il célébra un pénalty marqué contre Everton en sniffant la ligne de but, pour répondre aux rumeurs répandue par les supporters de l'autre club de Liverpool sur une supposée addiction à la cocaïne…






La muse des ultras. Robbie Fowler, c'étaient aussi des chants fabuleux, entonnés sur des airs de Guinnes chaudes et de tabac froid. Le plus beau est sans doute «We are living in a Robbie Fowler's house» sur l'air du «Yellow Submarine» des Beatles, un clin d'œil aux investissements immobiliers de l'attaquant prodige dans les quartiers populaires. Hélas, on ne retrouve plus de vidéos de cet instant mythique. Heureusement, il reste le très classique, mais efficace, «There's only one Robbie Fowler». Ambiance accents aux couteaux…




Et faut dire qu'il s'identifiait si bien à son kop d'amour, le Robbie. Quand un mec avec une tête d'ivrogne et un corps un peu grassouillet fête sa lulu comme un vrai «Scouser», en bourrant un steward qui neutralise l'un de ses fans…




Icône de la rédemption. Et puis, il y a eu son grand retour à Anfield, en 2006, quand il revint à la maison après une courte errance à Leeds puis à Manchester City. Bonus qui ajoute au sublime, il remplace l'horrible Peter Crouch, tout pataud et indécis au moment de sortir, avant de paraître comme écrasé par l'incroyable ovation qui résonne encore dans les travées rouges…




Bonus jouissifs. Fowler, c'était aussi ce pion atomique, enchaînement aile de pigeon/frappasse de mule, en 96 contre le SK Brann…




Quoi de mieux pour se finir qu'un épisode de l'inestimable feuilleton "100 Players Who Shook The Kop". Un quart d'heure de kif ultime…

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Commentaires

Il est actuellement mort pour wikipedia (en) : http://bit.ly/X8HDA

Écrit par : c0wb0yz | 20/07/2009

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