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08/07/2009

La première semaine, c'est plus ce que c'était

2645433107_fd31d04ef1.jpgAlors que les pentes de la Grande Boucle vont commencer à s'élever gentiment, un constat s'impose: le Tour aura au moins réussi à renouveler quelque chose. C'en serait donc fini de la fastidieuse première semaine, où les sprinteurs batavo-belgo-italiens se tiraient la bourre au terme de longues étape toutes plates? Plus de bon de sortie pour le local du jour, plus de pause pipi décontractée du gland, plus de raid solitaire voué à l'échec et qui, parfois, réussissent. Non. Désormais, par la grâce d'un tracé sudiste fort en madeleines télévisuelles, c'est à fond tout le temps. Du nerveux, du furieux, du tendu.

Passons sur les attaques dans les dix premiers kilomètres, devenues un rituel depuis le début des années 2000. Cette année, les coups de tension ont lieu n'importe quand, n'importe comment. Notre favori au concours de pronos nous offre un One-Menchov drôlatique de lose. Après s'être fait humilié dans le prologue par Cancellara (sur lequel on a aussi misé et qui nous la sauve, du coup), le Russe de la Rabobank renoue avec la chute dès le quatrième virage du chrono par équipe de Montpellier.

Si un jour on m'avait dit que cette courbe longeant les jardins du Peyrou montpelliérain, haut-lieu de cuites adolescentes, serait le tournant décisif de l'un de mes favoris dix ans plus tard. Faut dire que ce tracé tout autour de la plus belle ville du monde avait un truc de jouissif, limite sadique. Comme le dit l'un de mes chefs Michel Dalloni (dans la dernière livraison de son excellentissime chronique de Tour), un véritable «Grand prix de la gaufrette»…




Dans un style tout aussi punk, l'étape de la Grande-Motte (autre lieu de soirées post-bac mémorables) nous a réjoui comme rarement. Bienvenue au royaume de Bordurie, avec un Lance Armstrong irascible mais qui parvient presque à gagner le respect pour sa science de course. Le Texan néo-conservateur se fait la belle dans le vent d'Autan, rappelant le Vinokourov d'il y a deux ans qui semait la camarde en Camargue. Ce coup-ci, c'est un terre-plein improbable et une accélération Columbienne qui fait la différence au profit du Roi LRance. Au passage, Cavendishaparov claque un deuxième succès de rang…




A l'issue de ces cinq premiers jours, on est évidemment frappé par un fait de course nous renvoyans des années en arrière. 1986, et le duel Hinault-Lemond qui semble reprendre vie entre Armstrong et Contador. Le vieux loup donner de leçon sensé passer le relai au futur grand espoir, mais qui finalement préfère l'emmerder en cherchant à jouer la gagne, en bordurant le jeune premier pour aller chercher le Jaune. Là encore, c'est chef Dalloni qui en parle le mieux:

corvos_armstrong_contador_training_camp_press.jpg«Armstrong ne passera pas son mois d’août dans un camping de la Costa Brava avec le jeune Alberto. Ah, ça non! D’abord, il ne le trouve pas assez mûr à son goût et pense qu’il a encore beaucoup de choses à apprendre, surtout en matière de bicyclette, ce qui est super sympa au sujet d’un type qui, à 26 ans, a déjà gagné la Grande Boucle (2007), le Giro et la Vuelta (2008). Ensuite, il le prend pour une trompette. Enfin, il se fout de sa gueule; genre: "Il ne fallait pas être prix Nobel pour savoir qu’il fallait courir devant."

Enfin, Thomas "Ti'Blanc" Voeckler nous file la chair de poule en arrivant à Perpignan. L'attaquant au long cours se montre capable d'une giclette classieuse peu avant la flamme rouge, par la grâce d'un coup de pédale super costaud qui va jusqu'au bou(t)quet, en dominant un peloton sur-nerveux…

Et pour conclure ces cinq premiers jours de course parsemés d'embûches excitantes et de paysages ennivrants (presque failli pleurer en revoyant Collioure…), la cerise sur le gâteau: le futur maire de Montpeul Rémy Gaillard qui vient perturber l'insuportable Gégé Holtz venu se la raconter sur "nos" terres, et qui visiblement n'aime ni l'humour, ni être contesté dans son narcissisme (remember l'épisode Carlier-Manaudou)…




Du coup, ça nous permet aussi de se passer sa dernière performance: rien de moins qu'un débarquement sur Palavas…


Et bienvenue au monde à Jeanne, dont je ne doute pas que ses Fouron de parents l'ont ainsi nommée en hommage à la Longo…

Commentaires

Pauvre gérard Holtz, c'est un petit bonhomme.

Écrit par : Fran | 10/07/2009

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