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31/07/2008

Beau gosse!

312079459.jpgAlors là, on peut dire qu'il a bien tiré son épingle du jeu, l'Alain Boghossian. Enfin un membre du lobby France'98 intègre le staff de Raymond-la-défiance. Pourtant, il en est bien le moins emblématique. Le gars, avec sa carrière étrange (remplaçant telllement anonyme à l'OM qu'il sera prêté à Istres, bourlingueur italien de Naples à Parme en passant par la Sampdoria, finish à l'Espanyol Barcelone), il se retrouve dans l'encadrement des Bleus. Pour dire vrai, il est pas méchant le "Bogoss", avec son image de brutasse phocéenne dans la tradition des Casoni, Di Meco et autre Marcel Dib… Un condensé de kakou aux cheveux longmais la main sur le cœur, sans grand talent mais, façon Lionel Charbonnier, qui peut quand même préparer ses discours de champion du monde pour ses petits enfants… Allez hop, un petit souvenir parmesan de but "enroulé-raté", lors de la campagne victorieuse des Italiens en UEFA'99…



Là où l'annonce de sa nomination est quand même assez marrante, pour qui en a ras-le-bol de la footixisation des esprits, c'est que dans le réservoir des potes à Zizou, y en avait des cadors potentiels. A commencer par Deschamps et Lolo Blanc. Domenech maintenu, pour le rôle d'adjoint, on aurait pu imaginer un Youri, un Bixente, voire même un Nanard Diomède… Mais là, non, c'est Boghossian. Faut dire que le mec a donné des gages de "gnan-gnan" en (dé)chantant "Loooooove united" aux côtés de Figo et Barthez (ça se passe là au bout de 2 minutes), et puis il a quand même une grosse expérience de coaching à faire valoir. Fana de golf devenu talentueux et grand pote de David Ginola, ce qui dénote d'un attachement aussi relatif que respectable au ballon, il était jusque-là entraîneur des "moins de 18" de l'équipe nationale de petite balle blanche…

 
 
C'était donc bien la peine de nous infliger une campagne de communication relayée par TF1 et RMC, avec Zizou découvrant la prise de parti… Tout ça pour se retrouver avec un honnête second couteau devenu retraité qui s'éclate sur les green avec un représentant de L'oréal. Bien joué, France 98… 

30/07/2008

L'esprit olympique à deux balles, Bilbao perd son âme et Interville fait dans la censure (Au comptoir de la tertulia #12)

Tant de sujets et d'autres que l'on a évoqué en passant, au zinc et en terrasse (foutue loi sur la clope!), quand vient l'heure de l'apéro…

 

Olympique ta mère! Sincèrement, c'est pas pour faire mon gauchiste à la con, mais je les sens de moins en moins ces JO. Quant on entend les propos hallucinant de courbage d'échine du président du CNOSF Henri Sérandour sur France Inter ce matin, y a de quoi souhaiter la mort de l'olympisme, bien plus que celle du Tour de France (retrouvez cette allégorie d'homme couché ici, en vidéo). Et le Sporting Tertulia a de grosse envies d'imiter Bernard Faure dans son traitement des Jeux. Heureusement, il y aura le tournoi de foot qui s'annonce somptueux et les deux grosses équipes latinas. En guise d'amuse-bouche, on peut voir les matchs de préparation des jeunes talents argentins (+ Riquelme) face aux Japonais (en cliquant ici), et celui des minots brésiliens (+ Ronaldinho) face à Singapour (en cliquant ici). Et parce qu'on a toujours plus envie de défendre notre Ronaldigros préféré, définitivement beaucoup plus culte quand il est bourrelé de talent, voici sa dernière petite "roulette bout de course qui sert à rien", mais de toute beauté…




Hommage au grand Jaap.
Le week-end dernier, c'était le jubilé de Jaap Stam. Icône du bourrin batave, il est ce qui est arrivé de mieux à la Hollande depuis Spinoza et la légalisation du cannabis. On t'oubliera pas, Jaap…



Foutu foot-bizness. Ils auront résisté longtemps, les Basques de l'Athletic Bilbao. Emblème de la résistance au foot moderne, avec ses joueurs identitaires et exclusivement locaux. Et ben voilà que l'autre fierté du club vient de s'effondrer. Pour la première fois de sa belle existence, les gardiens du temple (enfin, de la cathédrale) de San Mames vont jouer avec de la pub sur leur maillot. Un mythe immaculé de plus qui s'effondre, et restera à jamais dans nos mémoires…



Bonus interville: l'affaire de "La vache".
Bon ok, ça a pas grand chose à voir avec le sport, si ce n'est que j'ai découvert ce nouveau scandale de la censure lors de la conclusion d'un derby sudiste de haute-volée entre Palavas et Le Grau-du-Roi, sur France 2 hier soir. Je précise (même si personne ne va me croire) que je suis tombé dessus par hasard. Et qu'est-ce que j'entends pas à la fin, lorsque le générique retentit: ILS ONT CHANGE MA CHANSON!!! Non, pas celle d'Arno, mais celle des cultissimes "Ricounes et les counass" (même si maintenant, il est tout seul). Bon, d'accord, ça ne parle qu'aux mecs du midi habitués des ferias enivrées, que ce groupe potache à souhait a rythmé durant tant d'années (ah, "Nicollin à cheval" et "le ricard dans un verre à ballon"…). Je précise aussi que l'on parle plutôt patrimoine que mélomane, face à ce qui reste une pâle imitation des cousins Massilia et Fabulous Troubadour, comme seul le Languedoc sait les enfanter (remember Regg'lyss et son inoubliable "mets de l'huile")… Bref, il se trouve que l'Interville post-moderne des années 2000 (pas celui de Guy et Simone) a choisi comme hymne le morceau qui a fait la gloire de Ricoune sur les rives héraulto-gardoises: "La vache". Mais dans une version totalement dénaturée! Puisque maintenant, la vache, "elle fait meuh" au lieu d'être "une pute". C'est peut-être rien pour vous, mais à l'aube de la féria de Béziers, pour nous ça veut dire beaucoup. Fichu service public. Fichu star-system. Heureusement qu'il reste la V.O…

 

29/07/2008

Bozza est (presque) de retour!

1545148278.jpgRhaaaaaaa Mark Bosnich… Du bon gros gardien australien, bien culte. L'ancien éphémère et cireur de banc à Manchester puis Chelsea, nous gratifie d'un retour au ballon. Retraité pour cause d'addiction à la cocaïne, "Bozza" a bossé pour sa légende de donkey un peu bourrin, un peu mal dégrossi, un peu beauf qui tombe dans la drogue à cause d'une top-model qu'il imaginait même pas pouvoir se taper un jour, même un peu…

Et ben le Mark Bosnich, malgré ses 36 ans, il en a rien à foutre de sa sale période en Albion. Lundi, il était de retour au pays. Premier match depuis sa suspension en 2002. Et vu qu'avant, il était remplaçant, son dernier match officiel en club remontait à 1999…

Et là, il a la classe! Le grand match. Alors qu'il cherchait à convaincre le coach de l'embaucher pour la saison de A-League, Bosnich est ovationné par les supporters des Central coast Mariners de Gosford, après la victoire 3-0 contre le FC Sydney en match de préparation (une vidéo amateur de son remplacement à la 80e, sous les vivats du public, visible en cliquant ici). Avec une palanquée d'arrêts qui forcent le respect.




Pour reprendre un titre déjà utilisé par le Sporting Tertulia avec le cousin latino Higuita (qui a lui aussi retrouvé l'œil du scorpion): Mark Bosnich, 36 ans, est remis sur les bons rails. Pour mémoire, quand il évoquait son addiction, il se permettait quand même de citer Luther King: «La vie ne vaut pas d'être vécue si l'on n'a pas une cause pour mourir…»

Mais le problème, c'est que les Mariners ne semblent pas prêts à l'embaucher. Bas-toi, Bozza! On a trop envie que tu nous fasse une Robbie Fowler, intégrant dans la seconde le panthéon tertulien des génies junkies. Même si Robbie est quand même indéboulonnable



 

28/07/2008

Ordre sans progrès

On avait déjà évoqué ici les excès de zèle de la police brésilienne, pouvant décider d'emmener au poste un joueur un peu trop énervé. Cette fois-ci, ce sont les forces de l'ordre de Rondonopolis qui ont été prises en flagrant délit de violence gratuite sur supportrice, lors du derby entre l'Uniao et Vila Aurora. Et quelquechose nous fait dire que les relents de la dictature de la fin des années 1970 continue de flotter sur la flicaille brésilienne. L'ordre sans le progrès, en somme, reniant la doctrine fondatrice du père Comte...



27/07/2008

Ah, Champs-Elysées...

Bon ben voilà, le Tour se termine. Sastre remporte ce demi-Tour du renouveau. Et comme d'hab, on termine par un dernier festival sur les Champs, tout en attaques vaines et en rouleurs à 80 km/h dans le caniveau (un geste technique qui me dépasse encore, quand on voit l'étroitesse réelle dudit caniveau). Généralement, ça se finit par un bon gros sprint ou le bourrin le plus frais gagne à la fin. Toutefois, depuis 1975 et le choix de cette arrivée royale, on a quand même vu quelques beaux morceaux de bravoure. Dans la mémoire du Sporting Tertulia, la plus belle demeure le kilomètre lancé d'Eddy Seigneur en 1994 (visible sur le site de l'Ina, en cliquant ici). Autre grand moment, le magnifique geste de panache d'Alexandre Vinokourov, quand le Kazakh dopé depuis s'en était allé grignoter une place au général sur les pavés parisiens (visible en cliquant ici). A force de recherche sur le ouaibe, on est enfin arrivé à dégager un top 3 sympa, ambiance Joe Dassin, visible à midi comme à minuit et où il y a tout ce que vous voulez comme émotions cyclistes...

 

3. Fignon/Lemond 1989: esthétique de la dramatique. La victoire pour huit secondes de l'Americain et l'organisation du Tour qui ne nous a plus jamais offert d'ultime chrono à l'Arc de triomphe depuis...





2. Hinault 1982: le panache écrasant.
Gagner le sprint sur les Champs avec le maillot jaune sur les épaules. Le blaireau est un héros...



1. Abdoujaparov 1991: la violence à l'état brut. L'ogre de Tashkent se ramasse à cause d'une bavure policière, et les hurlements de Patrick Chêne qui résonnent encore à nos oreilles, alors que Konyshev franchit la ligne en usurpateur... Djamolidine forever!


 

26/07/2008

L'astre Sastre, l'évanescent Evans

Bien joué Carlos. Malgré tous les pronos, l'Espagnol Sastre conserve le maillot jaune et empoche le Tour. Cadel Evans n'est vraiment pas fait pour la gagne, incapable de saisir le destin comme d'attaquer quand ça grimpe. Tout ça n'est pas folichon, surtout quand on voit Bjarne Riis se pointer pour faire son malin. Mais bon, pas d'usurpation pour autant, tant on est habitué à voir le grimpeur ibère trimballer sa moyenneté sur les routes du Tour depuis six ans maintenant. Honorable jusque là, il fait un vainqueur logique pour une cuvée comme celle-ci. Un tour normal, avec un podium un peu bof, c'est ça aussi le (semi) renouveau...

25/07/2008

Feu Mimosa

773627061.jpgOn finissait par se lasser du mimosa. Charmant, entraînant, printanier… mais terriblement décevant quand arrive l'été, quand il faut renifler le bonheur. Et bien ça y est, tu la tiens, Mimo, ta revanche! Et tu lui a fais fermer sa grande bouche au Laurent Fignon "qu'on-en-peut-plus-rendez-nous-Patrick-Chêne!-"… Ah, il t'a conspué pendant trois semaines, limite en te traitant de tocard au micro de France2. Fallait l'entendre, "l'intello du peloton" (bac C+ lunettes), ressasser à la Jean-Mimi que t'attaquais "trop tôt", "trop de fois", que "les classiques, c'est pas le tour" et qu'il faut réfléchir "si on peut bien finir avant de s'échapper"… Suffit! Mimosa tu n'est définitivement plus, Chavanel tu deviens et tu t'affirmes…


Ah, tu lui a claqué le beignet au Fignon, et t'es redevenu le Sylvain Chavanel des classiques, mi-panache intrépide mi-gros coup de cul. Celui qui se retrouve face à Jérémy Roy dans le sprint final de l'ante-pénultième étape. Costaud mais pas trop, contrôle de la situation sans faille et gagne à la fin. Si Sébastien, le sprinteur de frangin,  arrive à claquer l'étape des champs, on va pouvoir se mettre à rêver d'une nouvelle fratrie légendaire dans le vélo français.

Alors, avant d'aller se coucher pour partir tôt demain dans la sauvage patrie du Blaireau, et en guise d'hommage aux Chavanel, comme aux frères Schleck qui auront impressionné dans ce Tour, le Sporting Tertulia s'offre un petit top 3 de ses fratries les plus cultes…

 

 3. Ex aequo, les frères Indurain et les frères Jalabert

993146039.gif70026245.jpgLa même histoire pour les deux. Le grand est doué, le cadet fais comme le grand. Mais il est pas terros. Néanmoins, à l'ombre de Miguel et Jaja, les chtiots font une honnête carrière et acquièrent une certain dimension culte. Par un choutte prénom pour l'un (Prudencio Indurain), par une abnégation aussi belle que vaine pour l'autre (Nicolas Jalabert).

 

 

2. Les frères Simon, quatre garçons contre le vent

Alors là, c'est mythiquissime. Quatre frangins au tronches insensés toutes droites sorties des triplettes de Belleville. Et quatre palmarès quasi-identiques qui donne le ton de l'unité, avec une certaine idée de la transmission générationnelle. Pascal (1979-1991), Jérôme (1981-1993), Regis (1984-1989), et François (1991-2002). Les Simon's Brothers recueillent à eux quatre, c'est trois victoires d'étapes (Pascal, Jérôme et Régis), deux maillot jaunes (Pascal et François) et un maillot de champion de France (François).

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 1. Les frères Madiot, de la gueule et de la baroude

On est un peu dans la configuration des Indurain-Jalabert, avec l'aîné Marc qui a fait de Paris-Roubaix son jardin (deux victoires), et qui mène aujourd'hui la Française des jeux. Mais grâce à Yvon le cadet, les Madiot peuvent se vanter d'avoir ramené deux maillot tricolores à la famille. Yvon champion de France en 1986, Marc en 1987. Et puis, ça permet de se revoir un petit "Enfer du Nord'85"…

De l'art d'accomoder les (beaux) gestes

En passant, une petite vidéo trouvée sur Sky Sports, faisant écho au récent sondage ayant érigé le "coup du scorpion" de René Higuita à Wembley comme "plus beau geste de ballon de tous les temps". Un geste que "el Loco" a récemment refait, lors d'un jubilé jubilatoire. En regardant le montage de la chaîne de télé anglaise, on ne peut s'empêcher de préférer la "pirouette-grand pont-360°" de Dennis Bergkamp. Parce qu'il la met au fond derrière, et que le beau ne reste pas confiné à l'inutile…



Pour le Sporting Tertulia, ce best-of oublie quand même le plus grand des plus grand. Juan Roman Riquelme et son royal "caño de taquito" face à Rosario Central…

 

Et pour le plaisir, l'humiliation subie par un Yepes aux cheveux courts, alors sous le maillot de River en 2000, devant un Roman "el Mago" toujours impérial en superclassico (même si l'honnêteté doit nous faire préciser que le plus beau 10 depuis Diego a aussi connu le rôle de la victime, face à Placente, visible ici)…

 

 
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