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24/07/2008

Goubert, Bartali et Paolo Conte

1261609782.jpg À peine remis de sa "rtt de l'Alpe", ponctuée par une superbe victoire de Greg Lemond dans un "À qui le tour?" d'anthologie avec les vélopotes, le Sporting Tertulia fait le point sur les deux étapes alpestres. En vrac, comme son état…

Sur celle de Jausiers, rien à dire. Sandy "descente en bois" Casar renoue avec la lose et Cyril Dessel nous fait un modèle de contre façon pistard, le cul fixé à la selle et les mains en bas du guidon. À noter aussi, une nouvelle chute splendide de John-Lee Augustyn (quel patronyme culte), avec vélo sacrifié dans le ravin (faut surveiller E-bay dans les jours prochains)…


 

Quant à notre traditionnel rendez-vous des 21 lacets de l'Alpe d'Huez, à dire vrai et avec le recul, c'était un peu décevant. Ça nous a pas empêché de hurler à chaque tentative de démarrage avorté, mais on attendait mieux. Preuve de cette déception, Carlos Sastre est en passe de gagner le Tour, alors que même lui n'en revenait pas de franchir la ligne en tête. L'Espagnol a même méprisé le cultissime dernier virage (dit virage Gianni Bugno) en paumant trois secondes pour faire le cake sur la ligne. Faudra pas les regretter, celles-là, Carlos… On imagine d'ailleurs les rires sous capes des techniciens de France Télévisions quand Laurent "mal de selle fatal" Fignon s'est exclamé au micro: «il fait une erreur là, Sastre»…



On aura aussi noté l'incroyable, voire la "surprenante" facilité d'Andy Schleck. Il est évident que le Luxembourgeois et frère cadet de Franck pouvait mettre dix minutes à tout le monde hier. Enfin, pas à tout le monde. Iil y en a un autre qui a été fabuleux dans la trilogie alpine, un qu'on oublie systématiquement et qui est pourtant le meilleur Français dans le Tour si l'on cumule les cinq dernières années. Stéphane Goubert. Dit "la Goub". Le grimpeur montpelliérain était au sommet dans le pied de "l'Alpe", où il a traîné tout le monde en grand champion anonyme et méconnu. A 38 ans, le doyen de l'épreuve a été beau sur son vélo. Il y avait du Bartali en lui, dans son attitude de vieux grognard matant les cols les plus rugueux au crépuscule de sa carrière, comme le beau Gino qui regagnait le Tour à 34 balais, dix ans après un premier succès. Alors, en hommage au grand Goubert, la magnifique chanson de Paolo Conte, injustement omise (car encore méconnue alors) de notre playlist sex, drugs, vélo & rock'n'roll… Version live visible ici, version originale avec des vrais morceaux de Bartali dedans, ci-dessous…

 

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