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13/07/2008

Vélo & cinéphilie

Après avoir tenté de vous convaincre que le tour est une muse pour les zikos, le Sporting Tertulia entreprend de causer aux amateurs de septième art. Si tout n'est pas probant dans la filmographie cycliste, on a quand même droit à de vraies perles dans l'histoire cinéphilique. Pendant ce week-end pyrénéen de fête nationale, où le Sporting Tertulia s'éloigne du clavier, rien de mieux qu'un top 5 des plus beaux morceaux de bravoure cinématographiques…

5. Le plus navet: American Flyers. Une histoire sentimentalo-cucul, à base d'handicapé qui s'épanouit dans le vélo et de Kevin Costner pas crédible une seconde en cycliste. Un moment intéressant toutefois, qui pourrait donner des idées de méthode d'entraînement à Manolo Saiz…



4. Le plus "vieille France": Les Cracks. Bourvil et le vélo, c'est une belle histoire d'amour (ah, "la mome rustine"). Dans cet extrait, on a droit à un grand moment de descendeur, qui a sûrement inspiré la carrière de Stéphane "j'fais la descente à fond" Heulot. Et l'on se rend compte après coup que le "tout droit" d'Armstrong en 2003 n'était  qu'un hommage à Bourvil (avec la même chance insolente)…




3. Le plus "psychologique": Breaking Away. Le film de Peter Yates (rien à voir avec Sean) est le préféré de Marion Clignet, ce qui n'est pas rien. Dans cette histoire d'amour où la compétition cycliste agit comme une métaphore (eh ouais), on y voit aussi un beau résumé de course qui se termine mal. On y retrouve une autre sorte d'entraînement: vélo vs camion…



2. Le plus "fidèle": Ghislain Lambert
. Un chef-d'œuvre pour amateur de course sportive. Entre Merckx et Zoetemelk, ambiance flamande-frite-pot belge des années 70. Et Benoît Poolvoerde qui mérite le panthéon…




1. Les plus "auteurs": Jour de Fête et Le voleur de bicyclette. Vélo qui rit, vélo qui pleure. Deux grandes dates de l'histoire du cinéma, et deux facettes du sport le plus mélodramatique qui soit. Dans "Jour de fête", Jacques Tati fait dans le (quasi) muet et livre une prestation exceptionnelle de facteur mi-Keaton mi-Chaplin. Dans "Le voleur de byciclette", Vitorio De Sica nous offre un manifeste néo-réaliste qui nous fait pleurer rien qu'en y repensant (ah la scène finale…) Un autre rapport entre ces deux œuvres majeures dans leur genre? Une vidéo bien montée sur Youtube, qui mélange les scènes sur fond "Bicycle" de Queen remixé. Bonheur…

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