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30/06/2008

Foot de gauche et "Human goal"

26900028.png J'ai beau retourner cette finale dans tous les sens, je n'arrive pas à m'enthousiasmer plus que ça. Ok, les Espagnols méritent. Beau jeu de passes, mulets en folie et un certain sens du but. Mais c'est quand même plus fastoche face à une défense ressemblant à un alignement de plots de la DDE… Bon en plus, je paume le concours de pronostic de 20 Minutes sur ce dernier match, ce qui n'aide pas à me réjouir de cet Euro.


Alors, je peux juste me réjouir d'un retour à la gagne pour la social-démocratie, bien en peine en Europe jusqu'ici. Zapatero'08 dans la continuité de Prodi'06. Tout juste l'exception Caramanlis'04 a profité d'élections juste avant l'Euro. Jospin'98 et 2000 avait déjà lancé le renouveau du foot de gauche qui gagne, après les succès de Kohl'96 et Franco'94… Pas très convaincant, comme nanalyse… Surtout si on se demande si, au fond, Zapatero, Prodi et le Jospin de 2000 peuvent vraiment être classés à gauche…

Non, le dernier plaisir de cet Euro, c'est avec Jimmy Jump qu'on l'aura ressenti. Vous ne connaissez pas Jimmy Jump? En même temps, il est réapparu lors de la demi-finale Allemagne-Turquie, celle du "faisceau-qu'a-pété-mais-c'est-pas-notre-faute"… En plus, il a été maîtrisé très vite, avant d'accomplir son forfait. Du coup, on remarque à peine son soutien au Tibet libre…



Jimmy Jump, c'est le striker habillé le plus attachant de la planète ballon. Socio du Barça, il a étrenné plusieurs stades dans le monde, élargissant son champ de compétence au rugby et au tennis. Il a même un site ouaibe dont les vidéos sont souvent censurées (le grand complot de la Fifa, sans doute). Et la séquence préférée du Sporting Tertulia, c'est quand il se transforme en "Human goal"…




Pour ceux qui en veulent encore, un hommage trouvé sur Youtube…


Alors, Euro?

Je fais vite, alors excusez-moi pour ce titre ultra-usité et, il faut bien le dire, ce jeu de mot pourri. Mais bon, j'savais pas comment introduire cette vidéo-rétro d'une compétition qui aura été sympa quand même. Enfin, plutôt chouette, quoi… Bien mais pas top, mais pas mal…



29/06/2008

Les larmes de Kelleher

1795436910.jpgCe succès de Toulouse est sublime, comme il est rassurant. Un moment de bonheur, d'abord. Une fin d'après-midi ensoleillé et douce, où la bière coule à flot dans un bon esprit qui, décidément, résiste toujours aussi bien au rugby-bizness. Des moments de rêves de gamin qui se réalisent, aussi. Fabien Galthié qui vous tape une clope à la mi-temps en tribune de presse, à quelques mètres de Jean-Baptiste Lafont ou Philipphe "le Goret" Saint-André. Pisser à côté de Moscato. Et puis du jeu et de l'ambiance.

Dans le RER du retour, on n'arrive pas à s'enlever ce sourire un peu niais qui vous a accompagné cette finale de Top 14 trois heures durant. Match débridé. Envie de jouer permanente, et celui qui en a produit le plus qui gagne à la fin. Fautes de main, mais c'est pas grave quand ça permet d'assister à un essai du bout du monde. Tout le terrain traversé à la main. Mouvement perpétuel toulousain. Et le si attachant Maxime Médard en terre promise. C'est finalement lui qui a dominé le match de sa classe, quand Nalaga, le colosse fidjien de Clermont, a vu sa puissance se fracasser sur la défense inspirée et malicieuse des Toulousains. Un coup de main non négligeable dans la révolution culturelle tentée par Marco Lièvremont à la tête du XV de France.

Dans le RER du retour, on est plein de compassion sincère au milieu d'un wagon bourré de Clermontois. Ça rit Jaune. Et ça promet que c'est la dernière fois que ça "monte à Paris" pour une finale. "Au prix que ça coute, j'en peux plus de nous voir perdre…", souffle un Obelix auvergnat casque à cornes dans ses mains. Tout en caressant la tête de son fils au regard figé d'une tristesse infinie. Mais quand il jette un coup d'œil sur la bouille de son fiston, il rajoute: "On garde l'abonnement à la saison, quand même. Ça joue bien à Michelin, y a qu'au Stade de France qu'on perd…"


 

Avant de se coucher, on se remémore encore plein d'autres bon moments. Le concert surréaliste des Wampas avant-match, dans un stade quasi-vide. Les discussions avec des collègues qu'on avait pas vu depuis longtemps. La petite mousse au soleil, siroter en admirant les cohortes de supporters qui marchent de traviole. Et les larmes de Kelleher. L'énormissime demi de mêlée néozélandais pris par l'émotion de la victoire à la fin du match. Les mains sur les hanches, interloqué, secouant légèrement la tête. A la mène des Blacks, il a remporté quatre tri-nations. Mais il n'avait pas encore touché le "bout de bois", ce bon vieux bouclier de Brennus. Assis sur la pelouse, les joueurs jaunards sont pétrifiés. L'angoisse sur le terrain a laissé place à la soumission devant la malédiction. Neuvième échec en finale, deuxième de suite, et une incroyable esthétique de la défaite. Ultra-majoritaires dans les tribunes, les supporters bougnats ont eux les larmes sèches. Mais leur sourire est revenu un instant chez certains d'entre eux. Ceux qui ont embrassé l'adversaire Byron Kelleher lors de son tour d'honneur ivre de bonheur dans la foule. Ça, c'est du rugby…

28/06/2008

Enfin un peu de rugby… comme on l'aime

Ah le beau samedi. Du rugby midi et soir, XV de France ET finale de top 14, caviar et champagne… Au terme d'un Euro bien mais pas si top, l'ovale vient se rappeler à nous. Et c'est quand même autre chose, comme sensation. Prenez ce test-match contre l'Australie. On nous a promis un massacre d'équipe B,  dans la continuité foutraque de la phase de réflexion de Liévremont. Et puis on a vu une équipe franchement pas ridicule, malgré le score (36-13). Mais non seulement les Bleus n'ont pas été tant dominés que cela, mais on a en plus vu un fort bel essai. Trinh-Duc et Palisson en grande forme, qui combinent au milieux de a musculeuse défense aussie. Comme une promesse qui s'affirme…


Autant le petit François de Montpellier, ce n'est pas une surprise. Même replacé par Marco en premier centre, il sent toujours aussi bien la percée que la passe aveugle. Et en plus il se met au tampon. Mais cet Alexis Palisson, quelle découverte! Ben ouais, moi j'en avais jamais entendu parler, de cet arrière briviste de 1221 ans qui a envoyé du jeu comme un damné face aux gros mastocs wallabies… A l'aile, il aura fait un numéro aussi bravache qu'efficace et son essai techniquement impeccable et volontaire nous trotte encore dans la tête. Le deuxième test-match promet autant que les prestations de Ouedraogo…

Allez hop, trèfle de discussions, on file au Stade de France voir si Nalaga est aussi impressionant en vrai qu'à la télé.




Même si ma préférence de style va davantage à l'ex-faux sosie de Gareth Edwards, le jeune Toulousain Maxime Médard, je pense vivre l'un de ces agréables moment rugbystiques. Ceux où l'on va au stade départi de la nécessité de supporter l'un des deux protagonistes de la conquête du Brennus. Juste saliver devant le jeu produit par les deux plus belles équipes du Top 14, récompense ultime d'une saison de transition post-Laporte où la France du rug' réapprend doucement le French flair, découvre à chaque rencontre internationale de nouveaux talents gonflés d'une rafraîchissante et espiègle insouciance. Un truc qui nous était plus arrivé depuis la génération Michalak/Poitrenaud… Palisson, Médard, Trinh-Duc… On commence à tenir quelque chose pour se remettre à jouer, pas vrai Marco?




Un top 5 en passant…

Rapidement, un petit top 5 des plus beaux buts de l'Euro. Même si pour moi, c'est le but russe qui est le plus beau…

Gaffe, vaut mieux cliquer sur la flèche en bas à gauche…




27/06/2008

TF1, le faisceau et l'exemple à suivre

Au risque de m'acharner sur la Une, qui se défend dans tous les médias de n'y être pour rien dans la brutale privation d'images de l'Allemagne-Turquie de mercredi, voici un nouvel exemple de ce qu'il est possible de faire quand on se trouve fort dépourvu. Car ce qui est étonnant dans la défense de TF1, c'est qu'à aucun moment la chaîne de Bouygues ne reconnaît que sa gestion de crise a été calamiteuse, se cachant derrière le seul problème technique. Sur la RTE irlandaise, donc, voilà comment on s'adapte: en improvisant un débat sur le pénalty ou pas qui aurait pu être sifflé sur Philip Lahm juste avant que la tempête ne s'abatte sur le désormais fameux faisceau viennois… Réactivité, professionnalisme, assurance…




Hollande, l'autre parti du football

Comme ça, en passant, une vidéo trouvée par hasard sur un récent match de charité ayant opposé des politiques à des people, au profit de la lutte contre la maladie d'alzheimer. Un événement qui a beaucoup buzzé sur le ouaibe, en raison d'un extrait vidéo surréaliste montrant un conciliabule entre Jean-Paul Huchon et François Hollande. Mais on ne s'intéresse pas à la vraie question posée par ce match: il joue comment au ballon, François Hollande?




La vieille Europe a de beaux restes

325292287.JPG Bon ben voilà, ce dernier carré nous a refait le coup du Mondial 2002. Les deux outsiders pour lesquels on se prenait à rêver de victoire surprise (Corée et Turquie -déjà-) se sont vus imposer le froid réalisme des grandes équipes. Germanisme renouvelé à la solidité désormais mâtinée d'ambitions offensives. Super Ibères à la latinité retrouvée et au toque-toque hispanisé (aka tiki-taka). Fidèles à leur style, Allemagne et Espagne vont se jouer la gagne continentale.

La Mannschaft va vite, saute haut et gagne les duels. Schweinsteiger est toujours au premier poteau, Philip Lahm est le meilleur arrière droit du monde et Never mind the Ballack…


Euro 2008: Germany vs. Turkey 3:2 - MyVideo

La "Roja" joue court, trouve les intervalles comme personne, et allie synthétise ses talents individuels en maison de passes inépuisable. Sergio Ramos est éclatant, Marco Senna est partout, Fabregas agace tellement il a la classe…


Russia 0-3 Spain - MyVideo

Au finale, c'est le banc qui fait la différence. C'est ça les grandes équipes. Elles n'ont pas qu'un leader pour les porter. Et quand Arshavin est cuit ou que Nihat est blessé, Frings et Fabregas entre en cours de match. Mais la nouvelle Europe a pris date pour l'avenir. Russie, Turquie (ainsi que la Croatie) ont tout de même donné un coup de frais à notre bon vieil Euro, après le retour à l'Antique de 2004. Du jeu, de l'offensive, du dribble, du débordement. Et un petit parfum de football total "à la sauce pré 4-6-0" (que l'Espagne renifle d'ailleurs de près). Même s'il faut reconnaître que cette finale, elle fait pas super rêver, cet Euro n'est pas si désespérant que ça. Néoclassique, en somme… Au point de préférer les Allemands. Parce qu'Aragones, c'est pas possible…




 
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