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25/02/2008

Du Béat-BA de l'optimisme en rugby (Quatrième mi-temps #3)

Bon ben ça c'est pas passé comme rêvé. Ni même comme prévu. La bande à Lièvremont n'est visiblement pas encore rompue au french-flair d'antan et s'est fait infliger une leçon de rugby à l'Anglaise, comme au plus mauvais temps des défaites impuissantes des Bleus face à la Rose. Façon "années pourries" (1989-95). Réalisme froid et réussite maximale de la perfide Albion, mêlée aussi vicieuse que redoutable, provoc' insupportable d'efficacité de la première ligne (Regan en futur conseiller de Sarko, pour intimider les «badauds» lors d'une prochaine «algarade» agricole?), drops et pick-and-go irrésistibles, défense inversée et infranchissable… Bref, la lose.



Mais après avoir pesté deux heures durant et vécu le pire des "déja-vu" rugbystiques, on se calme et on boit frais à Marcoussis. Certes l'auteur de ces lignes est prêt à mourir avec les ambitions décues de Lièvremont, mais il y a quand même de quoi y croire. Au moins de quoi ne pas désespérer. Et de pouvoir raisonnablement miser sur une victoire française lors du prochain Crunch.

Pas mieux, pas pire. Si le XV tricolore n'a guère fait mieux que lors de la dernière demi-finale du Mondial (9-14) avec une équipe-type de chez type, il n'a pas non plus régressé avec une équipe de débutants. Les jeunes pousses de "Captain Nallet" ont même marqué un essai. Et les Français ont cette fois-ci gagné la bataille des airs en touche, compensant le déficit de conquête en mêlée. Au final, la défaite est plus évidente, mais la déception moins grande. Et le Stade de France a même longuement applaudi les perdants (un truc de ouf, quand même!).

L'axe du bien. On promettait le pire à la courroie de transmission des Bleus. Mais l'axe 8-9-10 a été à la hauteur. Picamoles costaud au cul du pack et solide au plaquage, Parra autoritaire et fort en gueule à la mène, Trinh-Duc imaginatif et auteur de sa première percée classieuse… Si les minots ont souffert, ils ont quand même montré de l'orgueil. Bien plus jeunes et mal préparés, ils ont une marge de progression bien plus grande que leurs homologues anglais au jeu rôdé et sempiternel. Et pis, franchement, le Yach' et la Skrèle n'ont pas franchement apporté grand chose en fin de match.


Avant septembre, ça compte pas. Le trio Lièvremont-Ntamack, Retières l'a suffisamment répété: "on" est en phase de test. Et cette phase durera jusqu'à la fin du Tournoi et même jusqu'à la tournée de juin. Les choses sérieuses, elles commenceront face aux Sudaf' (sans doute, le calendrier n'est pas arrêté), en septembre. D'ici là, la nouvelle génération et les anciens de l'ère Laporte auront quand même réussi à accorder leur jeu. A trouver l'osmose entre l'aventure débridée et le juste usage du coup de pied. Pour parvenir enfin à déborder la défense anglaise tant au large que dans son dos, deux cruelles lacunes constatées samedi au SDF. Allez, en 2009, "on" gagne à Twickenham. Et les doux mots de Lawrence Dallaglio résonneront à nouveau dans nos oreilles…

Commentaires

Remember Angleterre-France en 1993 avec le même poteau sur un drop de Lafont (si ma mémoire vieillissante est encore bonne, ou si j'étais pas encore trop bourré)
(et c'était l'époque dure où les anglais se la ramenaient avec raison, prions pour que ça ne recommence plus, on supporte déjà Sarko, ça serait trop), (déjà qu'ils commencent à parler après 3 victoires consécutives ...)

Écrit par : Gros bras 'Cabannes' | 26/02/2008

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